Défauts pétéchies et hématomes, facteurs de variation et situation dans les abattoirs

Antoine Vautier, bilan 2012, éditions Ifip, juin 2013, p. 74

Fiche n° 47

Malgré le fait que les défauts d’aspect pétéchies et hématomes ne soient pas responsables de modifications de qualité technologique de la viande et n’influent ni sur sa capacité de rétention en eau, ni sur les rendements de transformation, ces altérations visuelles dégradent notablement l’aspect des jambons cuits et nuisent à l’acte d’achat.
Certains de ces défauts peuvent être écartés de la fabrication au moment de la préparation des viandes par une opération de parage, mais leur localisation anatomique ne le permet pas systématiquement (intramusculaire).
Si la fréquence des pétéchies était jusqu’alors connue pour être stable et limitée (entre 1 % et 2 % des jambons), une certaine partie des opérateurs ont signalé simultanément une augmentation très significative de la présence de ce défaut depuis quelques années (environ 5 % des jambons) alors que les pratiques de préparation à l’abattage et d’étourdissement n’ont pas évoluées sur cette période.
Parallèlement, les types génétiques utilisés en insémination ont beaucoup évolués ces dernières années et la question d’une prédisposition naturelle au défaut de certains types d’animaux reste entière.
L’IFIP a réalisé pour ce projet 3 actions distinctes :
- la rédaction d’une synthèse des facteurs de risque décrits dans la bibliographie,
- la mise en place d’un essai en station expérimentale pour l’étude de certains facteurs comme le génotype halothane et le type d’anesthésie utilisée à l’abattoir.,
- enfin, une enquête est réalisée dans un certain nombre d’abattoirs de configuration distincte au niveau de l’anesthésie/saignée.