La station nationale porcine de Romillé investit pour la R&D de demain

Eric Gault, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 122

Inaugurée en 1998, la station expérimentale porcine de Romillé est au service de la filière porcine depuis plus de 20 ans. Avec un élevage naisseur-engraisseur partiel de 205 truies présentes, la station dispose aujourd’hui pour les truies, de 48 places de maternité conventionnelles, 56 places de truies gestantes en petites cases (de 6 truies) et 78 places de truies gestantes en groupe dynamique alimentées par un DAC (prototype multi-aliments). Pour les animaux en croissance, l’outil dispose de 6 salles de post-sevrage et 15 salles d’engraissement (dont 3 sont sur litière accumulée). Chaque année il s’y déroule pas moins de 20 essais différents ; ainsi, en 2018, 312 truies, 1 962 porcelets et 2 062 porcs charcutiers ont été mobilisés dans des plans expérimentaux. Les essais couvrent des sujets très variés, depuis le test d’une nouvelle stratégie alimentaire jusqu’à l’évaluation de la consommation d’énergie d’un ventilateur, en passant par des projets relatifs à la reproduction, la santé, le bien-être animal... Bien qu’au fil des années, la station ait su évoluer pour répondre toujours mieux aux enjeux de la filière, un projet d’évolution engageant des modifications structurelles plus lourdes s’avérait désormais nécessaire. En 2017, l’IFIP a donc décidé de réinvestir pour, d’une part moderniser l’un de ses outils majeurs dans les travaux de recherche appliqués et d’autre part conforter le modèle économique de l’unité en valorisant et rentabilisant mieux son exploitation. L’avant-projet a été soumis aux instances décisionnelles de l’Ifip et un groupe de travail professionnel a été constitué pour exprimer un avis sur le projet et ses priorités.