Réduire la teneur en protéines de l’aliment de sevrage : quelles conséquences ?

Les conséquences de la réduction de la teneur en protéines de l’aliment 1er âge sur les performances des porcs ont été étudiées par l'IFIP dans 2 essais : réduction de la teneur en lysine de l’aliment consécutive à celle de la teneur en protéines et associations de matières premières concentrées en protéines dans des aliments à basse teneur en protéines. Les performances en post-sevrage ne sont pas affectées par la nature des régimes distribués en 1er âge (2 semaines). Les conditions d’élevages prédominent sur la réponse des animaux aux régimes. La réduction du taux de protéines de l’aliment 1er âge autour de 17 % est possible. Elle ne détériore pas la santé des animaux. Les diminutions de performances sont amoindries, voire annulées à l’échelle du post-sevrage, des compensations de performances peuvent apparaître après le 1er âge. Les animaux recevant un aliment limitant en acides aminés en 1er âge, ont reçu un aliment 2ème âge plus concentré en acides aminés. L’organisme s'est adapté à cet apport restreint en renforçant l’utilisation des nutriments. Lorsque l’apport alimentaire est plus important, ce potentiel d’utilisation des nutriments s’exprime et engendre une meilleure efficience alimentaire. Un taux de protéines de l’aliment 1er âge de 17 % est envisageable avec un ratio lysine/énergie inférieur à 1,1 g de lysine digestible par MJ EN. Après l’adaptation au sevrage, les animaux doivent être conduits dans des conditions de production non limitantes. L’incorporation de matières protéiques de qualité est raisonnée selon les conditions d’élevage. De mauvaises conditions d’élevage limitent leur intérêt et les mesures d’hygiène et de nettoyage-désinfection sont prioritaires.

Résultats d'étude présentés lors des JRP 2017 par Didier Gaudré : didier.gaudre@ifip.asso.fr