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Caudophagie : que penser de la mise en place d’élastique sur la queue de porcs mordus comme solution d’urgence ?

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Marine Castrec (BIOEPAR, INRAE, Oniris, Université Bretagne Loire) et al., 53es Journées de la Recherche Porcine, 1, 2, 3 et 4 février 2021, p. 97-98, poster

Poster.

La caudophagie représente une problématique majeure de bien-être animal : elle génère de la douleur, et le recours préventif à la caudectomie est également douloureux. Il est estimé que 30 à 70% des élevages porcins européens seraient concernés par ce phénomène, avec dans ces élevages une prévalence de queues lésées de l’ordre de 1 à 5% (EFSA, 2007). De nombreux facteurs de risques ont été identifiés, et leur maîtrise constitue la principale méthode de lutte contre la caudophagie. La mise en place d’un élastique en caoutchouc sur la queue lésée est parfois appliquée comme mesure complémentaire, afin de prévenir le risque d’infection ascendante, de stopper le saignement et ainsi diminuer les morsures de queue. Il n’existe actuellement pas de données scientifiques permettant de confirmer l’intérêt de cette technique. Cette étude présente les résultats (i) d’une enquête menée auprès de vétérinaires porcins décrivant leur perception de cette méthode, ainsi que (ii) d’un essai pilote conduit sur le terrain dans le but d’évaluer l’efficacité de cette méthode et ses conséquences sur les animaux.

Poster.

Tail biting: what about putting rubber rings on the tail of bitten pigs as an emergency solution?

Tail biting is an important animal health and welfare issue. Many risk factors have been identified, and controlling them is the main method of prevention. After a tail-biting outbreak, however, a rubber ring is sometimes put on the injured tail (i) to stop bleeding and thus reduce cannibalism and (ii) to prevent ascending infections. There is currently no scientific data that confirm the utility of this method. A survey of 74 swine veterinarians demonstrated that 49% of them have used it. A trial on commercial pig farms was then performed. Five farms with a tail-biting outbreak were selected by veterinarians in charge of monitoring the health of these farms. On each farm, four pairs of bitten pigs were created, each with one control and one treated animal (i.e. a rubber ring on the edge between the healthy and injured parts of the tail). Pigs were matched by lesion stage, room and pen. Behavioural and clinical observations were performed on days 0, 1, 7 and 28. We observed that the rubber ring causes acute pain, but chronic pain signs were not observed one week later. The rubber ring seems to reduce tail biting and favour wound healing. Further investigations with more animals are necessary to confirm the benefit of this method for pig health and welfare.

2021

Modélisation de la croissance et de la consommation des porcs pour l’actualisation des critères standardisés en Gestion Technico-Economique

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Alexia Aubry et al., 53es Journées de la Recherche Porcine, 1, 2, 3 et 4 février 2021, Paris, p. 103-104, poster

Poster.

Les références établies en Gestion Technico-Economique (GTE) permettent aux éleveurs de porcs d’analyser les performances de leur élevage en se comparant à leurs pairs. La diversité des pratiques d’élevage est associée notamment à des poids (PV) d’entrée et de sortie différents des porcs en post-sevrage (PS) et engraissement (EGT). Aussi, une correction des performances observées est réalisée à l’aide de coefficients pour les exprimer sur des gammes de PV standardisées (Colin et Querné, 1991). L’évolution génétique des porcs et du PV moyen d’abattage incitent à revoir ces coefficients de correction des critères standardisés en GTE.

Modelling growth and feed consumption curves of growing pigs to update standardized criteria used in technical-economic management

Poster.

Many factors explain the variability in initial and final body weights (BW) at the post-weaning (PS) and fattening (F) stages amongst pig herds. Therefore, in the French technical economic management data base implemented since 1991, observed growth performances are standardized for fixed BW ranges based on correction coefficients that need to be updated periodically to capture the progress in genetic selection and the increase in average slaughter weight. To this end, data were collected in 2020 on crossbred gilts and barrows, obtained from Pietrain boars and Large White x Landrace sows, to calibrate new growth and feed intake curves during the PS and F periods. They were used to calculate the average daily gain and feed conversion ratio for multiple BW ranges and their respective ratio with values obtained for the reference BW range during the PS (8-30 kg), F (30-120 kg) or overall growth period (8-120 kg). The new set of coefficients reflects the genetic progress in improving feed efficiency and countering the impact of the decrease in birth weight due to hyperprolificacy on growth potential over the 16 last years. The standardized criteria can be considered as generic ones when information on herd management are limited. They can be used as a reference to help farmers analyze the performance of their herd and to compare them to results obtained by their peers. However, some refinement is expected in order to consider the feeding strategy more precisely, especially the feeding level and dietary energy contents, but also the genetic line and ban on castrating male pigs.

2021

Développement d’un outil d’évaluation de la relation homme-animal pour la formation des éleveurs et futurs éleveurs de porcs

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Céline Tallet (UMR PEGASE, INRAE, Institut Agro) et al., 53es Journées de la Recherche Porcine, 1, 2, 3 et 4 février 2021, p. 107-108, poster

Poster.

La relation homme-animal (RHA) est la résultante du comportement de l’animal et de l’éleveur (Tallet et al., 2020). Le comportement de l’éleveur dépend de sa perception du travail, de sa perception de la RHA (Pol et al., 2020), de l’organisation du travail, des risques associés à la situation de travail et de la conception de l’environnement de travail. Un environnement de travail dépourvu d’obstacles conditionne positivement le comportement des animaux. Des animaux moins stressés et des manipulations plus faciles vont renforcer favorablement la perception qu’a l’éleveur de la RHA.
L’objectif est de mette au point une méthode simple d’évaluation de la RHA en ferme, permettant d’analyser tous les facteurs d’influence cités et utilisable pour former les éleveurs.

Development of a tool to evaluate human-animal relationships to train current and future pig farmers

Poster.

On farms, the human-animal relationship (HAR) is influenced by factors related to animals (temperament, experience, etc.), humans (attitude toward animals, practices), building design and organization of work. In the RHAPORC project (funded by CasDAR), HAR is approached through a multidisciplinary method based on evaluating work situations with animals. Forms to be filled in have been developed for initial or continuing education of farmers. They characterize work situations from the viewpoints of humans, animals, safety and the organization of work. Potential material and environmental constraints for humans and animals are measured by an ergonomic approach and an assessment of the working environment. Behavioral observations are used to assess reactions of pigs to humans, as well as the actions that farmers use when interacting with their animals. In addition, a questionnaire that uses a sociological approach assesses the attitude of farmers toward animals, the perception of their health and the place of HAR in work in order to identify possible obstacles to good HAR. The organization of daily work among the workers on the farm is also analyzed to highlight any tensions or tasks that are more difficult or less appreciated. For each form, we offer comprehensive assessment, advice based on the literature and expert knowledge, which can be discussed with an advisor. The system has been tested by teachers in agricultural secondary schools to help them educate future farmers about the importance of HAR, both for their own welfare and for animal welfare, and during in-service training days.

2021

Développement d'un outil d'évaluation de la relation homme-animal pour la formation des éleveurs et futurs éleveurs de porcs

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Céline Tallet (Inrae) et al., 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, poster

Poster.

Contexte : La relation homme-animal (RHA) en élevage est la résultante de multiples facteurs (Figure 1). C'est un paramètre essentiel pour les conditions de travail, les performances de production, le bien-être des animaux t celui des hommes et femmes qui travaillent dans les élevages de porcs. Aucune méthode de pratique n'existe à ce jour pour l'évaluer objectivement dans toutes ces dimensions.

Objectif : Mettre au point une méthode simple d'évaluatino de la RHA en ferme. 

La méthode de RHAPORC : 7 fiches permettant d'analyser tous les facteurs d'influence de la RHA. Une méthode utilisable pour former les éleveurs et pour faire le point en élevage.

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2021

Une nouvelle méthode de prélèvement urinaire sur tampon pourrait faciliter le monitoring des pathologies uro-génitales

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Sylviane Boulot et al., 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, p.117-118, poster

Poster.

Les pathologies urogénitales peuvent avoir un impact important sur la reproduction et la longévité (Sialleli et al., 2008) et elles représentent un des motifs de traitement antibiotique des truies le plus fréquent (Hémonic et al., 2014). La prévalence des infections urinaires varie selon les études et les élevages entre 10 et plus de 40% des truies (Sialleli et al., 2008, Bellino et al., 2013, Piassa et al., 2015, Tolstrup, 2017). Or après des années de monitoring régulier, les examens urinaires sont moins prescrits (Le Guennec, comm. pers). Faut-il y voir les bénéfices de la prévention, ou au contraire un moindre suivi en élevages ? En effet, les prélèvements urinaires sont devenus plus chronophages depuis la mise en groupe des truies gestantes. L’objectif de cette étude est de proposer une méthode permettant une collecte d’urine plus rapide et de façon plus systématique en élevages à l’aide d’un tampon vaginal. Cette technique doit cependant être compatible avec les analyses biochimiques et bactériologiques habituelles.

A new method for collecting urine with a vaginal tampon could facilitate monitoring of urogenital diseases in pig farms

Poster.

Urogenital pathologies have detrimental consequences on reproduction performances and longevity and are a major reason for antibiotic treatment among sows. However, since the generalization of group housing during gestation, monitoring loose animals has become more complicated, and sows are inspected less frequently. This study was designed to search for a new method for simple and systematic urine sampling on farms using standard vaginal tampons. Trials were performed on the IFIP experimental farm on pregnant sows three weeks before farrowing. Specific techniques were developed to prevent expulsion during urination or defecation and to facilitate rapid sow-side urine extraction. Different brands were compared to maximize practicality, urine volumes and quality. Some tampons were excluded because they collected small volumes or had bactericidal properties that prevented subsequent bacteriological analysis. Morning urine samples were collected from different batches of the same sows, using either a standard method (spontaneous urination in cups) or urine extracted from tampons. On-farm analysis included scoring of turbidity, color, sediments and cleanliness, as well as urinalysis strip testing (nitrite, density, pH, leucocytes, blood, proteins). Samples that were nitrite positive or turbid, as well as some negative samples, were sent to the laboratory for quantitative and qualitative bacteriological analysis. The collection method did not interfere with on-farm nitrite testing or bacteriologies. Tampons require less animal supervision and may improve sample collection rate. The practicality and benefits should be investigated further on different farms and housing systems. This new non-invasive sampling technique may also be useful for assessing urine biomarkers in reproduction or health monitoring and assessment.

2021

Une nouvelle méthode de prélèvement urinaire sur tampon pourrait faciliter le monitoring des pathologies uro-génitales

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Sylviane Boulot et al., 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, poster

Poster.

Les pathologies urogénitales peuvent impacter la reproduction, et ont longtemps été un des motifs de traitement antibiotique des truies le plus fréquent. Or après des années de monitoring régulier, les contrôles urinaires semblent moins fréquents. Est-ce lié à une meilleure prévention ou à des contrôles plus chronophages depuis la mise en groupe des truies gestantes ?
L’objectif de cette étude est d’évaluer la faisabilité et l’intérêt d’une nouvelle méthode de prélèvement urinaire sur tampon vaginal. Cette technique doit rester compatible avec les analyses biochimiques et bactériologiques habituelles.

PDF icon Sylviane Boulot et al., 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, poster
2021

Faibles poids de naissance ou retard de croissance intra-utérin en élevage : les conséquences sur la survie des porcelets sont-elles les mêmes ?

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Sylviane Boulot et Noémie Letouzey, 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, p. 119-120, poster

Poster.

La survie des porcelets reste problématique dans les grandes portées en lien avec des poids de naissance faibles. Le risque de retard de croissance intra-utérin (RCIU), augmente également en raison d’un encombrement utérin, de placentas moins fonctionnels, et d’embryons de moindre qualité (Wu et al., 2006). Ceci entraîne des défauts de maturité sévère et des handicaps variés (défauts de thermorégulation, de développement cérébral, digestif ou cardiaque …) impactant la vitalité, la survie et les performances (Amdi et al., 2013, Hales et al., 2013). Le retard de croissance se traduisant par un déséquilibre de développement en faveur des organes vitaux (dont le cerveau), les RCIU sont identifiables visuellement par la forme spécifique de leur crâne bombé (Sacy et al., 2010). L’intérêt de relever cet indicateur de maturité en élevage conventionnel reste cependant à démontrer. L’objectif de cet essai est d’évaluer la fréquence des porcelets RCIU, leurs caractéristiques et leur viabilité dans un troupeau prolifique.

Low birth weight or intra-uterine growth retardation: do they have similar impacts on piglet survival?

Poster.

Poor pre-weaning survival remains a key problem in large litters due to high heterogeneity and low birth weights. Intra-Uterine Growth Retardation (IUGR) is also more frequent, with specific detrimental effects related to severe immaturity. IUGR is not monitored on pig farms, and specific benefits of assessing it remain unknown. This study was designed to assess IUGR frequency in a prolific herd and consequences on piglet survival according to litter size and birth-weight range. Measurements were performed on the IFIP experimental pig farm on 57 sows of various parities and litter sizes (8-24 total born, mean (SD) = 16.7 ± 3.7). Individual weights and visual IUGR scores were collected at birth (949 total born). IUGR scores and survival rates were monitored and analyzed according to piglet and sow characteristics. IUGR piglets were found in 58% of sows, but only in 6% of liveborn piglets. IUGR frequency depended on sow parity and birth weight (P < 0.001). The frequency was minimal (< 5%) for birth weights ≥ 1 kg (84% of piglets), with mortality less than 30% at weaning. Low birth weight < 800 g (7% of piglets) was associated with a high frequency of IUGR (> 30%) and mortality greater than 60%. IUGR neonates had higher pre-weaning mortality than normal piglets (54% vs 18%, P < 0.001), but within a similar birth-weight range, survival was similar. These results emphasize that birth weight remains a key determinant of survival at the farm level. The additional handicap of IUGR may depend on the severity of retardation, farm and management.

2021

Faibles poids de naissance ou retard de croissance intra-utérin en élevage : les conséquences sur la survie des porcelets sont-elles les mêmes ?

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Sylviane Boulot et Noémie Letouzey, 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, poster

Poster.

Dans les grandes portées, la survie reste problématique en lien avec de faibles poids de naissance et un risque accru de retard de croissance intra-utérin (RCIU).
Les handicaps associés peuvent être sévères : défaut de thermorégulation, de développement cérébral, cardiaque ou digestif, sur-mortalité …
Les RCIU sont identifiables visuellement par la forme de leur crâne bombé. Leur fréquence varierait entre 10 et 30% selon les études.
Doit-on relever cet indicateur de maturité en élevage ?
L’objectif de cet essai est d’évaluer la fréquence des porcelets RCIU, leurs caractéristiques et leur viabilité dans un troupeau prolifique.

PDF icon Sylviane Boulot et Noémie Letouzey, 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, poster
2021

Effets d’une supplémentation phytogénique sur les performances des truies et des porcelets en maternité

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Anne-Cécile Delahaye (BIODEVAS Laboratoires) et al., 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, p. 215-216, poster

Poster.

La prolificité des truies, de plus en plus élevée, présente des risques accrus d’une part pour les porcelets pour lesquels il est nécessaire d’améliorer la survie et la croissance et d’autre part pour les truies (mises-bas longues, problèmes d’appétit, dysgalaxie…) (Boulot et al., 2008). Être capable de sevrer des portées nombreuses avec des porcelets de qualité est en effet primordial pour bénéficier sereinement des intérêts économiques de cette productivité. La mise-bas et la montée en lactation sont des périodes associées à un fort état inflammatoire et de stress oxydatif pour la truie, favorisant la déplétion du système immunitaire (Kim et al., 2013).
L’objectif de cet essai est donc d’évaluer les effets sur les truies et les porcelets d’une supplémentation distribuée aux truies visant à limiter le stress oxydatif ainsi que les états inflammatoires propres à cette période physiologique.

Poster.

Effects of a plant-based complementary feed on the performance of sows and suckling piglets during lactation

The purpose of this trial was to evaluate effects of dietary supplementation of organic phytogenic extracts on the performances of sows and their piglets during lactation (28 days). In total, 72 sows (three batches) were allocated to two treatments according to their parity, weight and body condition. From 7 days before farrowing until weaning, they were simultaneously fed a lactation diet, with (group E) or without phytogenic supplementation (group T). Average farrowing duration in group E tended to be 35 minutes shorter (P = 0.08), and the frequency of long farrowing (>5 hours) tended to be reduced (26% vs 37%, P = 0.06). Postures were similar in both treatments before and during farrowing. However, 12-24 hours after farrowing, the sows in group E tended to spend 25% less time in the ventral lying position (5% vs 7% P = 0.06), which suggests better welfare and possible lower inflammatory status. This improved udder access also benefited their piglets. In particular, survival rate was improved for small liveborn piglets (≤ 1 kg) in group E (46% vs 30%, P = 0.03). Colostrum IgG content was improved by 11% in group E (97 vs 87 mg/ml, P = 0.03). This study, conducted on prolific sows (16.4 total born/litter), suggests that peripartum phytogenic supplementation benefits sow farrowing and lactation, possibly by improving immunity and inflammatory status. Subsequent better survival of small piglets is of great welfare and economic interest in large litters.

2021

Effets d'une supplémentation phytogénique sur les performances des truies et porcelets en maternité

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Anne-Cécile Delahaye (Biodevas Laboratoires) et al., 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, poster

Poster.

L'hyperprolificité présente des risques accrus pour les truies (mises-bas longues, problème d'appétit dysgalaxie,...) qui impactent la survie des porcelets et leur homogénéité au sevrage.

La mise-bas et la montée en lactation sont des périodes associées à un fort état inflammatoire et de stress oxdatif, favorisant la déplétion du système immunitaire de la truie et donc les performances.

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2021

Quantifier les matières premières utilisées pour l’alimentation animale en France et segmenter les flux jusqu’aux filières consommatrices

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Cécile Cordier et al., 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, Paris, p. 273-278

Les attentes sociétales autour de l’alimentation des animaux d’élevage s’intensifient (sans OGM, sans déforestation, locale, minimisant la compétition avec l’alimentation humaine…) et les filières animales mettent en oeuvre des stratégies pour y répondre. Dans ce contexte, il est apparu nécessaire aux filière végétales et animales de disposer d’un panorama permettant de visualiser l’ensemble flux de matières premières (grains, coproduits et fourrages) dans le système alimentaire français depuis les ressources jusqu’à leurs différentes voies de valorisation. Pour y parvenir, l’étude commanditée par le GIS Avenir Elevages a mobilisé un réseau d’experts variés dans l’objectif de construire une méthodologie quantifiant les consommations de matières premières par filière animale. Une méthode de réconciliation des flux avec optimisation sous contraintes a été utilisée pour mettre en cohérence les différentes sources de données disponibles. Ainsi, pour l’année 2015, le total des utilisations animales de matières premières (hors fourrages) a été évalué autour de 34 Mt standardisées à 85% de matière sèche. Les filières volailles sont apparues comme les premières consommatrices (34%), suivies des bovins laitiers et mixtes (24%), des porcs (23%) et des bovins à viande (12%). L’utilisation du tourteau de soja apparait encore plus ciblée : 44% des volumes disponibles étaient utilisés par les volailles en 2015, 36% par les bovins laitiers et mixtes, et 6% seulement par les porcs. Ces résultats fournissent des repères précis sur l’alimentation des animaux d’élevage, sa durabilité, l’importance de l’élevage dans la valorisation des coproduits issus de l’agro-alimentaire ou encore l’autonomie alimentaire et protéique de l’élevage français.

Quantifying raw material flows used in animal feed in France and segmenting consumption by animal sector

Societal expectations regarding the feeding of farm animals (without GMOs, without imported deforestation, less competition with food crops, etc.) are intensifying, and animal production sectors are implementing strategies to meet them. Within this context, it appeared necessary to have a complete overview of the flows of feed materials (grains, by-products and forages) in the French feed supply chain, from resources to different ways of using them (human consumption, animal feed, export, energy, etc.). The scientific interest group “GIS Avenir Elevages” mobilized a network of experts to construct a method to describe the segmentation of feed material consumption by animal sector. A method for reconciling data using constraint optimization was used to render the available data sources consistent. For 2015, the total amount of grains and by-products used by the animal feed sector was estimated to be approximately 34 Mt, standardized to 85% dry matter. Poultry were the main consumers of feed grains and by-products (34%), followed by dairy and dairy/beef cattle (24%), pigs (23%) and beef cattle (12%). Poultry consumed 44% of the volume of soybean meal available in France, followed dairy and dairy/beef cattle (36%) and pigs (6%). These results give precise indicators of feed use, its sustainability, the importance of livestock in the consumption of by-products from the food industry, and self-sufficiency in protein of the French livestock sector.

2021

Travailler en élevage porcin : facteurs d'attractivité et contraintes

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Caroline Depoudent (CRAB) et al., 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, Paris, p. 285-296

En France, 6 720 exploitants et conjoints actifs, et 5 990 salariés travaillent dans les élevages de porcs. La question de l’attractivité de ces métiers est importante car comme d’autres filières agricoles, la filière porcine connait un vieillissement de ses exploitants, et des difficultés à recruter suffisamment de salariés. La plupart des éleveurs et salariés travaillent en équipe, avec un niveau de spécialisation croissant avec la taille de l’élevage. La productivité du travail est en hausse avec des charges de travail relativement raisonnables par rapport à d’autres productions animales. Travailler en production porcine relève de plusieurs motivations : entreprendre, travailler avec des animaux, réaliser des tâches techniques. Les conditions de travail offrent un certain nombre d’avantages : organisation du travail régulière, horaires classiques, travail en équipe et rémunération attractive. En outre, la localisation des emplois en milieu rural est également motivante pour certains. Toutefois, la répétitivité de certaines tâches ou les contraintes physiques génèrent un risque de troubles musculo-squelettiques. Les remises en question des projets des éleveurs ou de l’élevage en général peuvent également être source de stress. Afin de préserver les personnes qui travaillent aujourd’hui dans les élevages, et d’attirer de nouveaux entrants, il est essentiel d’intervenir sur le plan matériel et relationnel. Au niveau matériel, cela passe par des bâtiments et équipements facilitant le travail. Ces évolutions matérielles ne seront pleinement efficaces que si se développe une culture de prévention et préservation de la santé humaine dans les élevages. Au niveau relationnel, la réduction des tensions liées à des projets passera entre autres par un développement des actions favorisant les liens entre agriculteurs, riverains et citoyens.

Working in pig farming: attractiveness factors and constraints

In France, 6,720 family farmers and partners, and 5,990 employees work on pig farms. The question of the attractiveness of these professions is important: like in other agricultural sectors, the pig sector is experiencing an ageing of its farmers and difficulties in recruiting enough employees. Most farmers and employees work in teams, with the degree of specialisation increasing as farm size increases. Labour productivity is increasing, with relatively reasonable workloads compared to other types of animal production.
Working in pig production has several driving forces: entrepreneurship, working with animals, performing technical tasks. Working conditions provide several advantages: regular work organisation, standard working hours, teamwork and an attractive income. In addition, the location of jobs in rural areas is also motivating for some workers. However, the repetitiveness of some tasks or physical constraints generate a risk of musculoskeletal disorders. The questioning of livestock farmers' projects or livestock farming in general can also be a source of stress. To retain those who currently work on livestock farms and attract new entrants, it is essential to intervene on the material and relational levels. At the material level, this will require buildings and equipment that ease the work.
These material changes will be fully effective only if a culture of preventing and preserving human health is developed on the farms.
At the relational level, reducing tensions related to projects will undoubtedly require developing actions that encourage relationships among farmers, local residents and citizens.

2021

Caractérisation de la mise en marché des porcs charcutiers et des modes de fixation du prix dans quelques pays européens et nord-américains

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Elisa Husson et Boris Duflot, 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, Paris, p. 303-308

Le marché du porc charcutier est traditionnellement marqué par une forte volatilité des prix. Eleveurs et abatteurs expriment le besoin d’échanger régulièrement une information transparente et homogène sur l’offre et la demande afin d’établir le prix des porcs échangés. Des institutions telles que le Marché du Porc Breton en France ou le Mercolleida en Espagne remplissent cette fonction pour une région ou un pays entier. Leur fonctionnement est divers selon les pays ainsi que l’application dans les transactions réelles des références de prix qu’elles produisent.
Notre étude vise à étudier la relation entre le mode d’organisation des filières porcines et le mode de construction et d’application de ces références de prix, dans quelques pays d’Europe (Allemagne, Danemark, Espagne, France) et d’Amérique du Nord (Etats-Unis, Québec), au début de l’année 2020. A partir d’une étude bibliographique, de l’analyse de données sectorielles et d’entretiens d’experts des différents pays étudiés, nous caractérisons les filières selon le mode d’organisation des éleveurs et abatteurs et leur degré de concentration, la dépendance géographique ou capitalistique entre éleveurs et abatteurs, l’existence de contrats ou relations commerciale pérennes entre éleveurs et abatteurs. Cette caractérisation nous amène à positionner les filières porcines des pays étudiés dans le champ des formes hybrides proposé par O. E. Williamson dans un gradient entre marché concurrentiel parfait et firme verticale. Le fonctionnement des institutions de formation des références de prix reflète, mais de manière hétérogène, l’organisation de leurs filières régionales ou nationales.

Characterization of pig marketing and pricing methods in some European and North American countries

Traditionally, the pig market is marked by price volatility. Suppliers and buyers express the need to exchange regularly about pig prices to establish the price of the pigs traded. Institutions such as the Marché du Porc Breton in France or the Mercolleida in Spain fulfill this function for a region or an entire country. Their operation varies among countries and the application to real transactions of the price references they produce. Our study aimed to understand relationships between the mode of organization of pig supply chains and the mode of construction and application of these price references in a few European countries (Germany, Denmark, Spain, France) and North American countries (United States, Canada (Quebec)) at the beginning of 2020. Based on a literature review, analysis of sectoral data and interviews with experts from the countries studied, we characterized the sectors according to the organization mode of farmers and slaughterers and their degree of concentration, the geographic or capital dependence between farmers and slaughterers, and the existence of long-term contracts or commercial relations between farmers and slaughterers. This characterization led us to position the pig sectors of the countries studied in the field of hybrid forms developed by O. E. Williamson in a gradient between a perfect competitive market and a vertical firm. The functioning of institutions that form price references reflects, albeit in a heterogeneous way, the organization of their regional or national sectors.

2021

Des filières porcines qui s’internationalisent dans un contexte pourtant promoteur d’autonomie

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Jan-Peter Van Ferneij et Boris Duflot, 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, p. 309-314

La crise de la COVID-19 a mis en exergue la dépendance extérieure française et européenne dans certains secteurs stratégiques. La résilience agroalimentaire a toutefois été saluée durant la crise, facilitée par la forte autosuffisance agricole française et européenne. Le contexte sanitaire imprévisible (Covid-19, peste porcine africaine-PPA), le ralentissement des échanges internationaux, le ravivement de tensions commerciales et diplomatiques (Brexit, USA-Chine), la dénonciation des conditions de vie des travailleurs de la viande, et la spécificité des attentes sociétales sur l’élevage et l’alimentation portées en France et en Europe sont autant de signaux annonciateurs d’une influence croissante des politiques nationales et locales dans les stratégies des filières agroalimentaires et d’une relocalisation de leurs activités.
Pourtant l’analyse du commerce international des produits du porc montre à la fois une croissance des échanges entre bassins de production mondiaux excédentaires (Union européenne-UE, Zone de l’Accord Canada Etats-Unis Mexique-ACEUM, Brésil) et déficitaires (Asie de l’Est dont Chine), mais aussi une internationalisation des chaînes de valeur dans les bassins de production les plus denses (UE, ACEUM). Cette évolution repose sur l’exploitation d’avantages comparatifs, générateurs d’efficacité économique par la baisse des coûts de production, l’adaptation des produits à la demande et la recherche d’un nécessaire équilibre de valorisation de toutes les parties de la carcasse et des coproduits du porc.
Pour ce qui est de la sécurisation de l‘approvisionnement, l’expérience récente de la PPA en Asie montre que le recours aux marchés internationaux fait partie de l’arsenal de gestion de ces risques. Les investissements à l’étranger d’entreprises du secteur sont à cet égard une voie originale. Mais ces stratégies d’internationalisation pourraient se heurter à des attentes sociétales grandissantes.

Pork chains internationalizing in a context that promotes self-sufficiency

The COVID-19 crisis has highlighted the dependence of France as well as the whole European Union (EU) on external resources in certain strategic sectors. Agri-food resilience, however, is welcomed during this crisis, facilitated by the strong agricultural self-sufficiency. The unpredictable health context (COVID-19, African swine fever (ASF)), slowdown in international trade, revival of trade and diplomatic tensions (Brexit, USA-China), denunciation of living conditions of slaughterhouse workers, and societal expectations of animal production and food raised in France and other European countries are all warning signs of greater control over the agri-food sector and probably of stronger localization of its activities. Analysis of international trade in pork products, however, shows growth in volumes traded between surplus-production areas (European Union, Canada-United States-Mexico Agreement-CUSMA, Brazil) and deficit areas (Eastern Asia, including China), but also internationalization of value chains in the densest production areas (EU, CUSMA). This development is based on exploiting comparative advantages, generating economic efficiency by decreasing production costs, adapting products to demand and searching for a necessary balance of using all parts of the pork carcass and by-products. In terms of supply security, the recent experience of ASF in Asia shows that connecting to international markets is part of a risk-management strategy. Foreign investment made by companies in the sector shows an original path in this regard. But these internationalisation strategies could come up against growing societal expectations.

2021

L’acidification du lisier : une voie à explorer pour réduire les pertes d’azote de l’élevage porcin

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Sophie Langlois (CRAB) et al., 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, p. 329-334

L’acidification consiste à ajouter de l’acide ou d’autres additifs dans le lisier pour en abaisser le pH afin d’y maintenir l’azote sous forme ammoniacale (NH4+) et de réduire les émissions atmosphériques d’ammoniac (NH3). Elle peut se faire dans le bâtiment, lors du stockage extérieur ou de l’épandage. Bien que référencée parmi les Meilleures Techniques Disponibles (MTD) dans le BREF Elevage, cette technique n’a jamais été étudiée dans les conditions françaises d’élevage. Un état des lieux des connaissances acquises à l’étranger décrit le principe de l’acidification, ses conditions de mise en oeuvre et ses impacts environnementaux, agronomiques et économiques. Dans le bâtiment d’engraissement, réduire le pH du lisier à 5,5 peut réduire les émissions d’ammoniac jusqu’à 70 %. Lors du stockage, l’abattement peut atteindre 80 % avec un pH inférieur à 6. A l’épandage, il peut atteindre 70 % quand le pH est réduit à 6,4. Les émissions de méthane sont diminuées et les effets sur les émissions de protoxyde d’azote sont contradictoires. Dans le bâtiment, les frais de fonctionnement (hors coût d’investissement) sont compris entre 0,8 et 1,3 € par porc charcutier produit et par an. Au stockage, comme à l’épandage, les coûts de l’acidification se situent entre 1 et 2 € par mètre cube de lisier. Au champ, les moindres pertes azotées par volatilisation augmentent l’efficacité de l’azote apporté. Cependant, l’épandage de lisiers acidifiés sur sols déjà acides peut nécessiter des apports supplémentaires d’amendements basiques. Cet impact sur la qualité du sol est très dépendant du contexte pédoclimatique. Des recherches plus approfondies sont nécessaires pour mieux évaluer les balances avantages/inconvénients et coûts/bénéfices de l’acidification des lisiers relativement aux autres MTD dans le contexte (notamment pédoclimatique) français.

Slurry acidification: a way to explore for reducing nitrogen losses by pig farming in the French context

Acidification consists of decreasing slurry pH by adding acid or other additives to maintain nitrogen in the ammoniacal form (NH4+) and to reduce gaseous ammonia emissions (NH3). Slurry can be acidified in livestock buildings, in external storage pits or when spreading on the fields. Although they are called “Best Available Techniques” in the BREFs, these techniques have never been studied under the French farming conditions. This review of international knowledge allows us to describe mechanisms of slurry acidification, how to perform it and its environmental, agronomic and economic impacts. In-house slurry acidification at pH 5.5 may reduce ammonia emission up to 70%. In the storage phase, abatement may reach 80% with a pH less than 6. For acidification during spreading, it may reach 70% for a target pH of 6.Methane emissions are reduced and the effects on nitrous oxide are contradictory. Lastly, annual operational costs in pig housing (excluding investment costs) are 0.8-1.3 € per finishing pig. In storage and field spreading phases, acidification costs are 1-2 € per m3 of slurry. When spreading on the land, the lower nitrogen volatilisation losses increase nitrogen efficiency. However, applying acidified slurry may contribute to soil acidification, and additional liming may be required on acid soils. Impacts on soil quality depends greatly on the soil and climate context. More research is needed to better compare advantages/disadvantages and costs/benefits of slurry acidification vs other Best Available Techniques in the French context.

2021

Particules en élevage porcin : établissement de facteurs d’émission des TSP, PM10 et PM2,5 en conditions de terrain

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Nadine Guingand et al., 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, Paris, p. 341-346

Après avoir établi, dans une première phase du projet, une méthode adaptée aux conditions nationales de production, la deuxième phase du projet PAPOVIT avait pour objectif de mettre en oeuvre cette méthode dans des élevages porcins présentant des itinéraires techniques différents, afin d’établir des facteurs d’émission des particules : TSP, PM10 et PM2,5. A cet effet, des mesures des différentes fractions de particules au moyen d’un compteur optique (Grimm), couplées à des mesures massiques sur filtre, ont été réalisées durant 24 heures dans l’ambiance de 28 salles d’élevages du Grand Ouest, de 2018 à début 2020, sur deux périodes climatiques contrastées (chaude vs froide). Deux modalités de présentation de l’aliment (granulés vs soupe) ont été croisées avec deux modalités de gestion des effluents (stockage en préfosse vs raclage). Les concentrations mesurées en période chaude sont significativement inférieures à celles mesurées en période froide, alors que les émissions sont significativement supérieures dans le premier cas. Les profils des particules – rapports des PM2,5 et PM10 sur les TSP – ne sont pas affectés par les modalités de présentation de l’aliment et de gestion des effluents. Cependant, les concentrations et les émissions sont significativement inférieures pour les salles combinant une alimentation en soupe et un raclage des effluents par rapport aux autres modalités.

Indoor concentrations and emission rates of particulate matter: TSP, PM10 and PM2.5 emission factors measured on French pig farms

After establishing a specific protocol adapted to national production conditions in France, the second phase of the PAPOVIT project aimed to implement it on pig farms with different technical conditions in order to establish emission factors for total suspended particles (TSP), PM10 and PM2.5. To this end, particle fractions were measured with an optical counter (Grimm) and mass measurements on filters for 24 hours in the atmosphere of 28 fattening rooms in Western France, from 2018 to early 2020, during two contrasting climatic periods (hot vs cold). Two forms of feed presentation (pellets vs liquid feed) were combined with two slurry management modes (storage in the pit vs scraping). Concentrations measured during the warm period were significantly lower than those during the cold period, while emissions were significantly higher. The ratios of PM2.5, PM10 and TSP were not influenced by the forms of feed presentation or slurry management modes. However, concentrations and emissions were significantly lower for rooms that combined liquid feeding and slurry scraping than for rooms with other combinations.

2021

Mise au point de l’outil TARA pour dimensionner et optimiser le fonctionnement d’un laveur d’air

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Solène Lagadec (CRAB) et al., 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, p. 347-352

L’efficacité du lavage d’air sur la réduction des émissions d’ammoniac peut varier de 17 à 70 %. Elle dépend de plusieurs éléments de conception (dimensionnement du laveur, type de maillage, système d’arrosage) et des conditions opératoires. Un outil (dénommé TARA) a été développé pour répondre à la demande croissante des éleveurs et techniciens concernant la mise en place et/ou le suivi de fonctionnement des laveurs d’air. Il s’agit d’un modèle de prédiction des flux azotés en amont et aval d’un module de lavage d’air à l’eau, permettant soit, de dimensionner un laveur dans le cadre d’un projet d’installation soit, d’optimiser l’efficacité d’une unité de lavage déjà en fonctionnement. Dans le cadre d’une installation d’un nouvel équipement, et selon le taux d’abattement d’ammoniac souhaité, l’outil permet de dimensionner les différentes composantes du laveur : surface et hauteur de maillage, volume de stockage des eaux de lavage et débit d’arrosage. Pour des unités de lavage déjà en place, l’outil permet de déterminer l’efficacité du laveur à partir de ses caractéristiques (débit d’air maximum à traiter, surface et volume de maillage, charge en NH3 dans l’air entrant…). Le modèle permet aussi de calculer sur une base annuelle la quantité d’eau chargée à évacuer et d’identifier les leviers d’action permettant d’améliorer l’efficacité de traitement de l’ammoniac. Dans les deux situations, cet outil permet de calculer les quantités annuelles d’ammoniac et de protoxyde d’azote émises ainsi que les quantités d’azote dans les eaux en sortie de laveur. Enfin, l’outil TARA est simple d’utilisation, développé sur le logiciel Excel®, et repose à la fois sur des lois de l’absorption physique entre un gaz et un liquide ainsi que sur de données acquises en élevage, notamment pour établir la fréquence de renouvellement des eaux de lavage.

Implementation of the TARA tool to size and optimize operation of an air scrubber

An air scrubber’s efficiency in reducing ammonia emissions, which can range from 17-70 %, depends on design parameters (size of the scrubber, the type of packing, sprinkler system) and operating conditions. To meet the growing demand from pig farmers and technicians regarding setting up and/or monitoring air scrubbers in operation, the TARA tool was developed. It predicts nitrogen flows upstream and downstream of an air scrubber that uses water, and allows one to size an air scrubber as part of an installation project or to optimize the efficiency of a scrubber already in operation. When setting up new equipment, based on the expected ammonia abatement rate, the tool helps to size the parts of the scrubber: packing surface and height, washing-water storage volumes and watering flow. For units already in operation, the tool estimates their efficiency based on their characteristics (maximum airflow to be treated, packing surface and volume, NH3 load in the incoming air, etc.). The tool also calculates the volume of NH3-loaded water that needs to be disposed of each year and helps identify ways to improve its efficiency in processing ammonia. In both situations, it calculates annual quantities of ammonia and nitrous oxide emitted and of nitrogen in the water that leaves the scrubber. Last, the TARA tool is easy to use, developed using Excel® software, and based on the laws of physical absorption between gas and liquid and on data acquired on pig farms, which enables it in particular to estimate how frequently the washing water needs to changed.

2021

Gestion des lisiers de porc sur les zones herbagères du Massif Central

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Pascal Levasseur et al., 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, Paris, p. 357-358 poster

Poster.

L’élevage porcin du Massif central concerne environ 1250 éleveurs et il est très souvent associé à de l’élevage bovin avec lequel il partage équipements, main d’oeuvre et espace herbagé. Dans ces exploitations la fertilisation organique s’effectue principalement à partir de déjections bovines : sous forme de fumier (12,5 millions de tonnes, représentant 65 % du total des déjections animales) et de lisier (20 % du total) (Levasseur et al, 2019a). Bien que le lisier de porcs ne représente, quant à lui, que 5 % de la masse brute totale des déjections animales épandus, il n’en demeure pas moins un fertilisant organique bien adapté à la production herbagère (Bodet et al., 2001).
Afin de déterminer les atouts et contraintes de la gestion des effluents porcins dans ce milieu principalement herbager et pour partie d’altitude et les complémentarités entre porcs et bovins, une enquête a été réalisée auprès d’acteurs spécialisés en environnement, agronomie et/ou équipements d’épandage de la filière porcine du Massif central.

Pig slurry management in grasslands of the Massif central

Poster.

Grassland areas in the French Massif central are sometimes fertilized with pig slurry. At the end of 2019, pig-chain stakeholders were surveyed to determine advantages and disadvantages of this organic fertilization in this context. Potential complementarity with cattle manure, which is used more often in this area, was also investigated. The survey focused on farmers’ organic fertilization practices, the incidence of environmental regulations and physical traits of the area that could influence management of pig slurry. Farmers regard pig slurry highly as an organic fertilizer due to its rapid action on grassland. Moreover, grassland areas provide increased flexibility in the choice of spreading periods and storage capacity. Spreading equipment can be adapted to geographical constraints: slopes, various field sizes, etc. The survey indicated that the balance between inputs and requirements of plant production can still be optimized further. In addition, advice and development recommendations must continue. Other relevant aspects were noted in these interviews, such as (1) the unavoidable excess of phosphorous, which could result in difficulties in manure spreading areas and (2), under French "PREPA" regulations, the issue of reducing ammonia emissions from spraying equipment.

2021

Gestion des lisiers de porc sur les zones herbagères du Massif Central

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Pascal Levasseur et al., 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, Paris, poster

Poster.

L’élevage porcin du Massif central concerne environ 1250 éleveurs et il est très souvent associé à de l’élevage bovin avec lequel il partage équipements, main d’oeuvre et espace herbagé. Bien que le lisier de porc soit un fertilisant organique minoritaire par rapport aux déjections bovines, il n’en demeure pas moins bien adapté à la production herbagère (Bodet et al., 2001). Une enquête a été menée auprès d’acteurs de la filière porcine du Massif central pour déterminer les enjeux de l’utilisation du lisier de porc.

PDF icon Pascal Levasseur et al., 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, Paris, poster
2021

Caractéristiques des élevages de porcs forts utilisateurs d’antibiotiques et identification de leviers d’action

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Isabelle Corrégé et al., 53es Journée de la Recherche Porcine (FRA), 2021, 1er, 2, 3 et 4 février 2021, Paris, p. 363-368

Les dépenses de santé enregistrées en GTE permettent un suivi indirect et annuel de l’usage des antibiotiques à partir d’un réseau conséquent d’élevages de répartition nationale. L’objectif de cette étude est de caractériser les élevages naisseurs-engraisseurs forts utilisateurs d’antibiotiques à partir des dépenses de santé curatives de la GTE de 2006 à 2016 en se basant sur des typologies des élevages, l’analyse des durées de fortes utilisations et l’analyse des résultats technico-économiques. De plus, dans un échantillon de 60 élevages forts utilisateurs, les raisons de ces fortes utilisations sont étudiées en collaboration avec les vétérinaires traitants.
Les élevages forts dépensiers en soins curatifs ont des taux de pertes sevrage-vente légèrement augmentés et administrent significativement plus de soins préventifs que les autres élevages. Cependant, certains profils d’élevages forts dépensiers en soins curatifs mais peu en vaccins sont mis en évidence. Les forts dépensiers ont aussi plus de pathologies différentes à gérer ou plus souvent dans l’année. Leur marge de progrès est importante concernant la chaîne bâtiment, la conduite d’élevage et l’hygiène. Ces élevages ne sont majoritairement pas forts dépensiers chroniques. Cependant, presque 50% d’entre eux sont confrontés à des problèmes sanitaires récurrents et sont donc forts dépensiers sur plusieurs années non consécutives. De 2006 à 2016, on observe une forte baisse des soins curatifs chez les forts dépensiers, nettement plus marquée que chez les autres élevages et une augmentation des soins préventifs. Les stratégies thérapeutiques mises en place permettent un maintien de leurs performances technico-économiques au niveau de la référence nationale GTE (hors dépenses de santé). En revanche, en comparaison avec des élevages similaires ayant une bonne situation sanitaire, les performances technico-économiques sont dégradées.

Characteristics of pig farms that use high levels of antibiotics and identification of action mechanisms

Medication costs in the technical and economic database “GTE” enables indirect and annual monitoring of antibiotic use in a large network of pig farms distributed throughout France. The objective of this study was to characterize the farrow-to-finish herds that received high levels of antibiotics based on farm typologies, analysis of the duration of high use and technical and economic results. In addition, based on a subsample of 60 farms that used high levels of antibiotics in collaboration with their veterinarians, the reasons for this high use were studied.
Farms that had high expenses for curative medication had higher pig mortality and also administered significantly more preventive medication, including vaccines, than other farms. However, some farms that had high expenses for curative medication but low expenses for vaccines were highlighted. Farms that used high levels of antibiotics had more types of diseases or more frequent bouts of these diseases during the year. On these farms, buildings, breeding management and hygiene must be improved. Most of these farms were not heavy chronic antibiotic users. However, nearly 50% had recurring problems and consequently were heavy users over several non-consecutive years. From 2006-2016, there was a sharp decrease in curative medication use among high users, higher than that of other farms, and an increase in preventive medication use. The therapeutic strategies allowed the farms’ technical and economic performance to remain at the level of the national GTE reference (excluding health expenses). However, compared to similar farms that had good health conditions, technical and economic performances were lower.

2021

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