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Incidence de repas fractionnés et de la familiarité au sevrage sur la santé digestive et les performances des porcelets

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 125-130, par Eric Royer et al. 

L’étude teste si une alimentation fractionnée en repas en auges longues, combinée ou non à une restriction alimentaire, ou à une limitation du mélange des portées, peut influencer favorablement le comportement alimentaire et la santé digestive des porcelets, dans un contexte de pathologie digestive à E. coli O141: K85. Lors des essais 1 et 2, l’aliment est en accès libre au nourrisseur (témoin), ou distribué en auge longue sept fois par jour de 08h00 à 19h30 en quantités ajustées quotidiennement à l'appétit (7M) ou restreintes (R-7M). Pour l’essai 3, les traitements sont 1) témoin, 2) onze repas à l’auge de 07h00 à 22h30 en quantité ajustée après chaque repas à l'appétit (11M), et 3) 11M avec une baisse du nombre de portées par case (11M-FAM). Les repas sont apportés 13, 9 et 10 jours pour les essais 1, 2 et 3, puis l’aliment 1er âge est distribué à volonté au nourrisseur. Dans l’essai 1, la consommation moyenne journalière (CMJ) des traitements 7M et R-7M est inférieure à celle du témoin de J1 à J6 après sevrage (respectivement 217, 196 vs 280 g/j ; P < 0,01), mais n’influence pas la fréquence de pathologies digestives. Dans l’essai 2, la CMJ de J1 à J5 tend à être plus élevée pour les cases 7M que R-7M (217 vs 183 g/j ; P = 0,08), celle des témoins étant intermédiaire (204 g/j). Entre J13 et J16, 7% des porcs 7M et R-7M sont touchés par la maladie de l’oedème contre 3% des porcs témoins (P > 0,05). Dans l’essai 3, la CMJ de J1 à J4 est supérieure pour les traitements 11M et 11M-FAM par rapport au témoin (respectivement 182, 168 et 126 g/j ; P = 0,01). L’enregistrement vidéo indique que plus de porcelets 11M et 11M-FAM consomment de l’aliment lors de chaque repas à J1 par rapport aux témoins (75, 80 et 67%, P = 0,01). Une alimentation fractionnée peut améliorer la consommation immédiatement après le sevrage, mais ne permet pas le contrôle de la maladie de l'oedème.

Influence of sequential feed distribution and mixing strategy on weaning performance and gut health of piglets

This study assessed whether sequential distribution of meals in long troughs, combined or not with feed restriction, or limitation of litter mixing, could influence feeding behaviour and digestive health of weaned piglets affected by post-weaning colibacillosis and edema disease (ED) of E. coli O141:K85. In Exp. 1 and 2, a phase 1 diet was offered ad libitum with free access to hoppers (control), or distributed in long troughs seven times a day from 8:00 am to 7:30 pm in quantities adjusted each day to appetite (7M), or restricted (R-7M). In Exp. 3, the treatments were 1) control, 2) eleven meals in troughs from 7:00 am to 10:30 pm with quantities adjusted after each meal to appetite (11M), and 3) 11M with a mixing strategy limiting the number of litters per pen (11M-FAM). The sequential phase duration was 13, 9 and 10 d in Exp. 1, 2 and 3, respectively, after which, using only hoppers, all piglets received the phase 1 diet ad libitum. In Exp. 1, 7M and R-7M pigs had lower average daily feed intake (ADFI) than control pigs from d 1-14 (217, 196 and 280 g/d, respectively; P < 0.01). However, outbreaks of digestive diseases did not differ between treatments (mean = 4% of piglets). In Exp. 2, ADFI from d 1-5 was higher for 7M pigs than for R-7M pigs (217 vs. 183 g/d, respectively; P = 0.05), with control pigs being intermediate (204 g/d). ED outbreaks reached a peak from d 13-16, resulting in an equal number of dead or sick pigs for 7M and R-7M treatments (7%), which was higher than that for the control (3%). In Exp. 3, ADFI from d 1-4 was higher for piglets offered 11M or 11M-FAM treatments than for control piglets (182, 168 and 126 g/d, respectively; P = 0.01). Video monitoring showed that the number of animals feeding per meal period was higher on d 1 for 11M and 11M-FAM piglets than for control piglets (75%, 80% and 67%, respectively; P < 0.01). Distributing meals in long troughs may briefly increase feed intake during the first days after weaning. The study did not confirm that feed restriction could help control ED.

PDF icon Eric Royer et al., 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 125-130
2018

Conséquences sur la truie et sa portée de la distribution d'aliment de gestation ou de lactation de l’entrée en maternité à la mise bas

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 107-112, par Nathalie Quiniou et al.

Le déroulement de la mise bas (MB) et les caractéristiques des porcelets de la naissance au sevrage sont comparés dans deux essais impliquant 168 truies alimentées sur une base iso-énergie nette (EN) avec de l'aliment de gestation (G) ou de lactation (L) de l'entrée en maternité à la MB. Dans les deux essais, l'aliment G contient 9,0 MJ EN et 5,0 g de lysine digestible (LYSd) par kg, contre 9,7 MJ EN et 8,5 g LYSd /kg pour l'aliment L. Dans l’essai 2, l'aliment G contient plus de fibres insolubles et l'aliment L plus de fibres solubles que dans l'essai 1. Lors du remplacement de l'aliment G par de l'aliment L, la ration est réduite de 200 g/j (nullipares : 3,0 kg L vs 3,2 kg G/j) à 300 g/j (autres rangs : 3,2 kg L vs 3,5 kg G/j) afin d'apporter la même quantité d'EN par jour aux truies des deux lots. Le changement iso-EN d'aliment n’impacte ni la fréquence des déjections avant MB, ni la température de la truie après MB ni la fréquence des diarrhées sur la portée. Dans l'essai 2, l'apport d'aliment G améliore le rythme de naissance en début de MB, mais l’aliment L améliore la fin de la MB, ce qui contribue probablement à une meilleure survie des petits porcelets. La puissance expérimentale de l'étude est insuffisante pour démontrer une amélioration significative du poids de naissance avec l'aliment L (1,45 vs 1,41 kg, P = 0,34), néanmoins le nombre de porcelets de moins de 1 kg tend à être plus faible dans ce lot. Il serait intéressant de poursuivre cette étude par des investigations sur la relation entre fibres solubles et MB, ou en démarrant la distribution d'aliment L plus tôt.

Consequences on sows and piglets when the gestation or lactation diet is used from arrival in the farrowing unit to the day of parturition

Two trials were carried out to compare the farrowing process and piglet characteristics (body weight, survival rate, and diarrhoea) from birth to weaning when sows (168 in total) are fed on an iso-net energy (NE) basis with a gestation (G) or a lactation (L) diet from the arrival in the farrowing unit to the day of farrowing. In both trials, NE and digestible lysine contents were fixed to 9.0 MJ and 5.0 g/kg, respectively, for the G diet and to 9.7 MJ and 8.5 g/kg for the L diet. In trial 2, diet G contained more insoluble fibre and diet L contained more soluble fibre than those of trial 1. When diet G was replaced by diet L, the daily allowance was reduced by 200 g/d (nulliparous sows: 3.0 kg L vs 3.2 kg diet G/d) or 300 g/d (other parities: 3.2 kg L vs 3.5 kg G/d) so that daily supply of NE was similar for both treatments. The iso-NE switch from diet G to L did not significantly impair frequency of faecal excretion before farrowing, sow body temperature after farrowing or frequency of diarrhoea in litters. During trial 2, diet G significantly improved the farrowing process at the beginning of parturition, whereas diet L improved it at the end. A better survival rate was observed for small piglets (i.e., weighing less than 1 kg) with diet L. The statistical power was not high enough to obtain a significant improvement in average birth weight with diet L (1.45 vs 1.41 kg, P = 0.34), but the number of small piglets tended to be smaller with diet L before farrowing. More investigation on the relationship between soluble fibre and the farrowing process or with an earlier supply of diet L would be interesting.

PDF icon Nathalie Quiniou et al., 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 107-112
2018

Évaluation de la contribution nette des élevages de porcs en France à la production alimentaire de protéines pour l’Homme

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 37-42, par Sarah Laisse, Didier Gaudré, Yvon Salaün et Jean-Yves Dourmad 

Le porc peut être perçu comme concurrent de l’Homme pour les ressources végétales, pour son alimentation. Toutefois, si les porcs consomment des céréales qui auraient pu être en partie dédiées à l’alimentation humaine, ils valorisent également des coproduits non consommables par l’Homme. L’objectif de cette étude est d’évaluer la contribution nette des élevages de porcs en France à la production de protéines pour l’alimentation humaine. A cet effet, l’indice de consommation n’est pas suffisant puisqu’il ne permet pas de différencier les ressources végétales qui auraient pu être effectivement consommées par l’Homme de celles qui n’auraient pu l’être. Par ailleurs, la viande n’est pas le seul produit des carcasses porcines valorisé en alimentation humaine. L’étude s’appuie donc sur un nouvel indicateur : l’Efficience de Conversion des Protéines Consommables par l’homme (ECpc), qui correspond au rapport entre la somme des protéines produites par l’élevage à destination de la consommation humaine, divisée par la somme des protéines végétales consommées par l’élevage mais qui auraient pu l’être directement par l’Homme. L’ECpc a été évaluée selon différents modes d’alimentation et performances zootechniques des élevages porcins français, ainsi que selon différents scénarios de consommation des aliments par l’Homme. Les résultats indiquent que l’élevage de porcs a la capacité de contribuer favorablement à la production de protéines pour l’Homme malgré la compétition pour une partie des ressources végétales (ECpc > 1). L'ECpc apparaît dépendre plus de la composition des rations que des performances. Les résultats montrent aussi une sensibilité élevée de ce paramètre aux modes de consommation des produits animaux et des végétaux par l’Homme.

Estimating the net contribution of French pig livestock to the protein supply for humans

Pigs may be perceived as in competition with humans for food supply, as eating large quantities of plants. Pigs eat cereals, of which a part could have been eaten directly by humans, but also by-products from food and biofuel industries that humans could not eat. The objective of this study was to estimate the contribution of French pig farming to the net production of protein for human consumption. For this purpose, the feed conversion ratio (kg feed/kg meat produced) would not allow to differentiate plant resources humans could eat or not. The study is based on an updated efficiency indicator: the human edible protein conversion Efficiency (hepCE). The hepCE is the ratio of human edible protein produced by livestock (meat, but also offal, gelatine, edible blood) to the human edible plant protein consumed by livestock. The sensitivity of the hepCE indicator was evaluated in pig production under scenarios of feed composition and livestock performance, and scenarios of human food consumption. Results indicate that pig farming can contribute positively to net production of protein for human consumption, despite a competition for a part of plant proteins (hepCE > 1). The efficiency is increased when more by-products are used in the feed and hepCE appears to be more sensitive to feed formulation than to animal performance. The hepCR should be used with caution because of this sensitivity to feed composition and to the definition of the fraction of feedstuffs and animal products edible by humans.

PDF icon Sarah Laisse (IDELE / IFIP), et al., 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 37-42
2018

Exposition des travailleurs à l’ammoniac et aux particules PM2,5 durant l’alimentation des porcelets et le tri des porcs charcutiers

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 1-6, par Solène Lagadec (CRAB) et al.

L’air des bâtiments d’élevage contient une large variété de polluants aériens (particules, gaz, bactéries, champignons) qui, à des teneurs élevées, peuvent avoir un impact sur la santé du travailleur. Parmi les différentes tâches réalisées en élevage porcin, l’alimentation des porcelets en post-sevrage (ALIM) et le tri des porcs charcutiers (TRI) font partie des plus exposantes aux gaz et particules. L’objectif de cette étude est de caractériser l’exposition des travailleurs dans ces situations afin de préciser les facteurs de sa variabilité et d’identifier les paramètres permettant une moindre exposition. Pour cela, des mesures ont été réalisées dans 20 élevages bretons au cours de deux périodes climatiques contrastées (chaude vs froide) afin d’intégrer l’effet saison. Les teneurs en ammoniac dans l’air ambiant ont été mesurées au moyen de tubes colorimétriques (Dräger), les concentrations en particules PM2,5(particules d’un diamètre aérodynamique inférieur à 2,5 mm) par un compteur de poussières (GRIMM G1.109, Intertek). Les teneurs moyennes en ammoniac sont de 9 ± 8 ppm lors de l’alimentation en post-sevrage et de 14 ± 9 ppm lors du tri des porcs charcutiers. Les concentrations en particules PM2,5 sont de 153 412 ± 48 870 particules/L et de 214 688 ± 112 464 particules/L respectivement, au moment de l’alimentation en post-sevrage et du tri des porcs charcutiers. Les concentrations massiques en particules PM2,5 sont de 113 ± 50 mg/m3 et de 223 ± 131 mg/m3, respectivement au moment de l’alimentation en post-sevrage et du tri des porcs charcutiers. Ces résultats présentent une forte variabilité, montrant ainsi une différence élevée d’exposition des travailleurs entre élevages au moment de la réalisation de ces tâches ; les principaux facteurs de variation identifiés sont liés à la gestion de l’ambiance et la gestion des déjections.

 Exposure of workers to ammonia and particulates during piglet feeding and fattening pig sorting 

 In livestock buildings, ambient air contains a wide variety of airborne pollutants (particulates, gases, bacteria, fungi) that, at high levels, can have an impact on the worker's health. Among the different tasks carried out by workers in pig farm, the feeding of post-weaning piglets (ALIM) and the sorting of fattening pigs (TRI) are among the most exposed to gases and particles. The objective of this study is to characterize the exposure of workers at the time of these tasks in order to define the factors of variability and identify the parameters allowing a reduced exposure. To do this, measurements were carried out in 20 pig farms from Brittany during two contrasting climatic periods (hot vs cold) in order to take into account the season effect. Ammonia concentrations in ambient air were measured using colorimetric tubes (Dräger) and particulate PM2,5 (particles with an aerodynamic diameter of less than 2.5 m) by a dust meter (GRIMM G1.109, Intertek). Respectively for piglet feeding and pig sorting, mean ammonia contents were 9 ± 8 ppm and 14 ± 9 ppm; PM2,5 particle number concentrations were 153,412 ± 48,870 / L and 214,688 ± 112,464 / L ; last, mass concentrations of PM2,5 particles were 113 ± 50 g / m3 and 223 ± 131 g / m3. These results show a high variability, attesting a high difference in exposure between farms when workers carrying out these tasks. Finally, the main factors of variation identified are related to the management of the air quality and the manure. 

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2018

Incidences environnementales de stratégies d’alimentation innovantes en élevages porcins

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50es Journées de la Recherche Porcine, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 31-36, par Sandrine Espagnol et al.

Les stratégies d’alimentation permettent de réduire les impacts environnementaux des élevages porcins : (1) en utilisant une formulation multiobjectif (MO) pour produire des aliments en prenant en compte les prix des matières premières et leurs impacts environnementaux, (2) en adaptant les aliments aux besoins des animaux pendant leur croissance. Cette étude analyse la combinaison de ces deux stratégies et les incidences environnementales associées en utilisant une approche de modélisation. Différentes stratégies de conduite alimentaire sont spécifiées pour la période d’engraissement : biphase (BP), biphase avec une réduction de la teneur en énergie (BPeg) ou en acides aminés (BPaa) des aliments ; multiphase pour des animaux en groupes (MPg) ou en individuel (MPi). Pour chaque stratégie, les aliments sont formulés à moindre coût (MinPrix) vs en mode MO. Les impacts environnementaux du kilogramme de porc en sortie d’élevage sont évalués par analyse de cycle de vie et comparés à un scénario de référence, BP-MinPrix. Avec le mode MO, presque toutes les stratégies (à l’exception de BPeg, pour les impacts acidification et changement climatique) conduisent à une réduction d’impacts : jusqu’à 10% dans le contexte actuel de disponibilité en matières premières. Trois facteurs expliquent les résultats contrastés entre stratégies et impacts : (1) la contribution relative des aliments aux différents impacts du porc (de 34% à 98%), (2) l’indice de consommation qui reflète l’efficacité globale du système et influence le niveau d’excrétion et les émissions gazeuses associées, (3) la teneur en protéines du régime qui explique le niveau d’excrétion azotée. Cette étude souligne la nécessité d’optimiser globalement les stratégies d’alimentation des animaux d’élevage, en prenant en compte les impacts des aliments, les performances des animaux et la gestion des effluents. 

Environmental impacts of different innovative feeding strategies on pig farms

Feeding strategies can be used to reduce environmental impacts of pig production by (1) using a multiobjective function (MO) to formulate feeds based on the price and environmental impacts of feedstuffs and/or (2) adapting the feed to changes in animal requirements during the fattening phase. This study analyses combination of the two options and their environmental consequences. Five feeding strategies were specified for the fattening period: two-phase feeding (BP); two-phase feeding with a reduction in dietary energy content (BPeg) or amino acid content (BPaa); and a multiphase feeding strategy managed either at the pen level (MPg) or by individual feeding (MPi). For each strategy, feeds were formulated with both a least cost formulation (LC) and with a MO formulation. Environmental impacts per kg of pig live weight at the farm gate were assessed with Life Cycle Analysis and compared to those of a baseline scenario (BP-LC). With MO, all strategies reduced environmental impacts per kg of pig up to 10%, except the BPeg strategy for acidification and climate change impacts. Three main factors explained the results among impacts and strategies: (1) relative contribution of feed to LCA impacts of pigs (34-98%); (2) feed conversion ratio, which indicates the overall efficiency of the system and drives nitrogen excretion and gas emissions; and (3) the nutritional composition of feed (protein content), which explains nitrogen excretion. This study highlights the need to optimize the feeding strategy globally by considering feed impacts, animal performance and manure management.

PDF icon Sandrine Espagnol et al., 50es JRP, 6 et 7 février 2018, Paris, p. 31-36
2018

Approvisionnement en protéines de l'UE : un défi de taille

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Baromètre Porc (FRA), 2018, n° 483, février, synthèse du mois, p. 8, par Hervé Marouby

L’Union européenne est le deuxième importateur mondial de graines de soja, derrière la Chine, et le premier de tourteau. Le déficit en protéines pour l’alimentation animale appelle le développement d’une offre locale de matières premières riches en protéines. Ce dernier reste soumis aux contraintes économiques et au réglage adéquat des politiques agricoles et environnementales.

PDF icon Baromètre Porc (FRA), 2018, n° 483, février, synthèse du mois, p. 8, par Hervé Marouby
2018

Etude de la contamination en ochratoxine A, fumonisines et zéaralénone dans les tissus des porcs élevés selon différents systèmes, par dilution isotopique couplée à l’UHPLC-MS/MS

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Eric Royer et al., 7es Journées Mycotoxines, 18-19 janvier 2018, Bordeaux, Abstract

Alors que les produits de l'agriculture biologique sont souvent privilégiés en raison de l'absence présumée de contaminants chimiques, il est parfois craint que ces produits soient plus touchés que ceux de l'agriculture conventionnelle pour la teneur en mycotoxines. L’objectif de cette étude était de déterminer les concentrations en mycotoxines pour trois systèmes d’élevages porcins (biologique, Label Rouge et conventionnel). Elle s’intègre dans un projet évaluant les niveaux des contaminants chimiques (antibiotiques, pesticides, dioxines, PCB,…) dans les viandes conventionnelles et biologiques pour le bœuf, le poulet et le porc (Dervilly-Pinel et al., 2017). Des échantillons de foies et de muscles (psoas major) ont été collectés pour 70 élevages porcins, dont 30 biologiques, 12 Label Rouge et 28 conventionnels, dans six abattoirs français au cours de l'année 2014, chaque échantillon correspondant à un pool des tissus de trois carcasses. L’ochratoxine A (OTA), les fumonisines B1 et B2, la zéaralénone ainsi que l’α-zéaralanol et l’α-zéaralénol ont été recherchés. Les méthodes ont associé la dilution isotopique stable (SIDA) permettant une compensation optimale des pertes dans toutes les étapes analytiques, et la spectrométrie de masse en tandem MS/MS. Une méthode sensible SIDA-UHPLC-MS/MS a été développée et validée en suivant la procédure du profil d'exactitude (LOQ = 0,10 μg/kg pour l’OTA et 1,0 µg / kg pour FB1, FB2, ZON, α-ZEL et α-ZAL). La zéaralénone et ses métabolites n’ont été détectés dans aucun des échantillons de foie alors que seulement deux échantillons de foie présentaient des teneurs détectables en fumonisines. A l’inverse, sur les 70 foies analysés, les concentrations d'OTA allaient de <0,10 à 3,65 μg / kg et ont été quantifiées ou détectées dans respectivement 36% (n = 25) et 31% (n = 22) des échantillons. La distribution n’est pas normale et certains échantillons sont beaucoup plus contaminés que les autres. Par contre, aucune différence significative de la contamination en OTA n'a été trouvée entre les productions biologique, Label Rouge et conventionnelle. Les muscles ont été analysés pour la teneur en OTA seulement. Les résultats montrent une corrélation positive entre les concentrations d'OTA dans le muscle et le foie : [foie] = 2,9 x [muscle] + 0,0, r = 0,981. L'absorption et la demi-vie biologique de l’OTA plus élevée chez le porc peuvent expliquer ces faibles contaminations dans les tissus porcins de notre étude. 

PDF icon Eric Royer et al., 7es Journées Mycotoxines, 18-19 janvier 2018, Bordeaux, Abstract
2018

Le prix de l'aliment assez favorable

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Hervé Marouby, Réussir Porc - Tech Porc (FRA), 2018, n°255, janvier, p. 24

Après une tendance à la baisse ces dernières années, le prix de l'aliment est resté stable en moyenne en 2017.

PDF icon Hervé Marouby, Réussir Porc - Tech Porc (FRA), 2018, n°255, janvier, p. 24
2018

Braviporc - Retardateurs de flammes bromés dans produits avicoles et porcins : état des lieux, modalités de transfert et facteurs de risques

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Travel et al., Innovations Agronomiques (FRA), 2018, volume 63, janvier, p. 115-137

Les retardateurs de flamme bromés (RFB) sont des additifs destinés à limiter l’inflammabilité de certains matériaux, notamment les polystyrènes (PS). Parmi eux, les polybromodiphényléthers (PBDE) et l’hexabromocyclododécane (HBCD) peuvent s’accumuler dans les tissus animaux. Leur concentration dans les denrées alimentaires d’origine animale (DAOA) est généralement faible, mais elle atteint de l’ordre 100 à 1000 fois la médiane dans certains rares échantillons d’oeuf et de viande de volaille ou de porc. Des prélèvements et des enquêtes de terrain menées dans le cadre du projet BrAviPorc (CASDAR, n°1256) ont permis (1) de confirmer la faible concentration de PBDE et d’HBCD dans les produits avicoles et porcins français, (2) d’établir que les isolants contenant des PS sont des sources d’HBCD en élevage qui, accidentellement ingérés par les animaux, conduisent à des DAOA très contaminées. Pour les trois productions, des expérimentations in vivo montrent que l’α-HBCD s’accumule préférentiellement dans les tissus les plus riches en lipides neutres. Ainsi, la cuisse de poulet est 10 fois plus concentrée en α-HBCD que le filet. Pour la première fois, un modèle mathématique, commun aux trois productions et prenant en compte leurs dynamiques lipidiques respectives, a été calibré. Il pourra être adapté à d’autres polluants lipophiles et apolaires.

https://www6.inra.fr/ciag/content/download/6331/46505/file/Vol63-8-Travel.pdf

Brominated flame retardants in poultry and pig products: current situation, modalities of transfer and risk factors

Brominated flame retardants (BFRs) are synthetic substances primarily used as additive in insulating materials, including polystyrenes (PS). Among them, polybrominated diphenyl ethers (PBDEs) and hexabromocyclododecane (HBCD) can accumulate in animal tissues. Overall, their concentrations in animal-derived foodstuffs are low, but some rare samples of eggs, poultry meat and pork display concentrations exceeding 100 to 1000 times the median value. Sampling and field surveys carried out within the BrAviPorc project (CASDAR, n° 1256) allowed i) to confirm the low concentration of PBDE and HBCD in French poultry and pork products, ii) to establish that insulating foams containing PS may be sources of HBCD in livestock buildings, which lead to highly contaminated DAOAs if animals accidentally ingest them. In vivo experiments carried out with laying hens, broilers and growing pigs showed that α-HBCD accumulates preferentially in the tissues richest in neutral lipids. Thus, chicken leg is 10 times more concentrated in α-HBCD than breast. For the first time, a mathematical model, common to the three animal models and taking into account their respective lipid dynamics, was calibrated. It can be adapted to other lipophilic and nonpolar pollutants.

https://www6.inra.fr/ciag/content/download/6331/46505/file/Vol63-8-Travel.pdf

2018

Réduire les impacts environnementaux des produits animaux avec des éco-aliments

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Sandrine Espagnol et al., Innovations Agronomiques (FRA), 2018, volume 63, janvier, p. 231-242

L’alimentation du bétail est au coeur des problématiques environnementales des élevages. Pour les porcs et les volailles, elle explique entre 50 et 98% de leurs impacts environnementaux au portail de la ferme. Pour les bovins, leurs concentrés représentent 17% des 12.3 millions de tonnes d’aliments composés produits dans le Grand Ouest. Ainsi, cette étude évalue les bénéfices environnementaux associés à la production d’éco-aliments, c’est-à-dire d’aliments avec des impacts environnementaux réduits. Une base de données a été créée sur les impacts environnementaux de 150 intrants alimentaires du bétail calculés par Analyse de Cycle de Vie. Ces données ont été mobilisées dans une fonction multiobjectif pour formuler les aliments en prenant en compte des critères environnementaux en plus du critère prix habituel. Des bénéfices environnementaux et des coûts liés à ces éco-aliments ont été obtenus pour différentes stratégies alimentaires de porc à l’engrais, de poulet de chair, de vaches laitières et de jeunes bovins, à la tonne d’aliment et au kilogramme de produit. Une mise en oeuvre à l’échelle du Grand Ouest considérant tous les aliments composés fabriqués et toutes les filières animales montre, à la tonne d’aliment moyen, une réduction possible du changement climatique de 7% pour un surcoût de 2%.

https://www6.inra.fr/ciag/content/download/6337/46523/file/Vol63-14-Espagnol.pdf

Reducing feeding environmental impacts with eco-feeds

Feeding is central for the environmental aspects of animal production. For pig and poultry, feeds explain between 50 and 98% of the environmental impacts of animal product at farm gate. For cattle, the concentrated feeds account for 17% of the 12.3 million tons of compound feeds produced in the West of France. This study looked at the environmental benefit of eco-feeds which are feeds with lower environmental impacts. A database was built concerning the environmental impacts of 150 feedstuffs calculated by Life Cycle Assessment. Those data were used in a multiobjective function in order to formulate feed with environmental criteria and the usual cost criteria. The environmental benefits and the costs due to eco-feed were obtained for different feeding strategies of fattening pigs, broilers, dairy cows and young cattle at the scale of the ton of feed and the kilogram of animal product. An implementation at territory scale was also performed in the West of France by considering all the feeds and the animal productions: the results showed for instance a possible reduction of 7% for the impact climate change of the average ton of compound feed for an extra cost of 2%.

https://www6.inra.fr/ciag/content/download/6337/46523/file/Vol63-14-Espagnol.pdf

2018

La réduction de la teneur en protéines des aliments de sevrage en tant qu’alternative à l’usage des antibiotiques / Reducing nursery-feed protein content as an alternative to using antibiotics

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Les Cahiers de l'IFIP, 4(1), 19-28 - La revue R&D de la filière porcine française

La réduction de la teneur en protéines de l’aliment sevrage est le premier critère avancé pour réduire l’incidence de pathologies digestives fréquentes dans les jours qui suivent le sevrage. Compte tenu des récents travaux menés sur les besoins en acides aminés, cette étude fait le point des capacités de réduction des taux de protéines des aliments de sevrage offertes aujourd’hui. Des essais sont réalisés afin d’évaluer les besoins en lysine digestible du porcelet au sevrage et d’observer les conséquences des
modifications du régime azoté au moment du sevrage sur les performances en fin de post-sevrage. Une réduction des performances de croissance des animaux dans la période de sevrage, due à un apport protéique restreint, peut être acceptable s’il permet un arrêt de l’usage des antibiotiques et se révèle sans incidence forte sur les performances ultérieures. La réduction de la teneur en protéines des aliments en période de 1er âge dans le but de réduire l’usage de l’antibiothérapie est possible. Elle
se traduit par une baisse d’efficacité alimentaire accompagnée ou pas de celle de la vitesse de croissance. Ces diminutions de performances sont amoindries, voire annulées à l’échelle de la totalité du post-sevrage, des compensations de performances pouvant apparaître après la période de 1er âge. Dans les conditions de disponibilité des matières premières actuelles, un taux de protéines de l’aliment 1er âge de 17 % est envisageable à la condition de retenir un ratio lysine/énergie inférieur à 1,1 g de
lysine digestible par MJ EN. Il faut tenir compte des valeurs nutritionnelles de l’aliment 2ème âge pour que cette réduction de la teneur en protéines de l’aliment 1er âge soit réalisable. Après la phase d’adaptation consécutive au sevrage, il faut mettre les animaux dans des conditions de production non limitantes en termes de conduites d’élevage et alimentaire. Dans l’aliment sevrage, l’incorporation de matières protéiques de qualité est à raisonner selon les conditions d’élevage.

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2017

En 2016, hausse de la rentabilité en Europe, baisse en Amérique

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Boris Duflot, Tech Porc (FRA), 2017, n° 38, novembre-décembre, p. 12-14

Dossier économie : concurrence internationale et marchés

Les résultats InterPig de 2016 montrent une baisse des coûts de revient du porc dans la majorité des pays européens. Les marges des élevages se renforcent également grâce à la hausse des prix du porc. La situation est à l’opposé outre-Atlantique. Les prix du porc y baissent globalement. Les éleveurs brésiliens font de plus face à une forte hausse du coût alimentaire.

PDF icon Boris Duflot, Tech Porc (FRA), 2017, n° 38, novembre-décembre, p. 12-14
2017

L'Asie, moteur des exportations européennes

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Jan-Peter Van Ferneij, Tech Porc (FRA), 2017, n° 38, novembre-décembre, p. 10-11

Dossier économie :concurrence internationale et marchés

Malgré des obstacles qui surviennent régulièrement, les exportations de l’UE vers les pays tiers suivent une tendance croissante. L’importance de l’Asie s’accentue, surtout en 2016 avec l’explosion de la demande chinoise. L’Asie absorbe ainsi 80 % des exportations européennes.

PDF icon Jan-Peter Van Ferneij, Tech Porc (FRA), 2017, n° 38, novembre-décembre, p. 10-11
2017

Réduire le taux de protéines pour moins d'antibiotiques

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Didier Gaudré, Tech Porc (FRA), n° 38, novembre-décembre, p. 4-5

La réduction du taux de protéines des aliments est une aide efficace pour réduire l’intensité et la fréquence des diarrhées. Les essais réalisés par l’Ifip montrent qu’un taux de protéines de 17 % de l’aliment 1er âge est envisageable en pratique. Même si une réduction de performances est observée, la distribution d’un aliment 2ème âge correctement pourvu en acides aminés conduit à l’obtention de performances équivalentes à l’issue du post-sevrage.

PDF icon Didier Gaudré, Tech Porc (FRA), n° 38, novembre-décembre, p. 4-5
2017

Moins de protéines au sevrage pour réduire les antibiotiques

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Didier Gaudré, Porc Mag (FRA), 2017, n° 525, novembre, p. 33

La réduction de la teneur en protéines de l'aliment sevrage permet-elle de réduire l'incidence de pathologies digestives dans les jours qui suivent le sevrage ? Oui, mais certaines conditions doivent être respectées.

2017

Modelling interactions between farmer practices and fattening pig performances with an individual-based model

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Alice Cadéro et al., Animal, 2017, novembre, 10 pages

European pig production continues to encounter economic and environmental challenges. To address these issues, methods have been developed to assess performances of pig production systems. Recent studies indicate that considering variability in performances among pigs improves the accuracy and reliability of results compared with modelling an average animal. Our objective was to develop a pig fattening unit model able to (i) simulate individual pig performances, including their variability in interaction with farmers’ practices and management, and (ii) assess their effects on technical, economic and environmental performances. Farmer practices included in the model were chosen from a typology generated from on-farm surveys focused on batch management, pig allocation to pens, pig feeding practices, practices of shipping to the slaughterhouse, and management of the remaining pigs. Pigs are represented using an individual-based model adapted from the InraPorc® model. To illustrate the model’s abilities, four scenarios were simulated that combine two feed rationing plans (ad libitum, restricted to 2.5 kg/day) and two feed sequence plans (two-phase, 10-phase). Analysis of variance was performed on the simulated technical, economic and environmental indicators (calculated via Life Cycle Assessment). The feed rationing plan and feed sequence plan significantly affected all indicators except for the premium per pig, for which the feed sequence plan did not have a significant effect. The ‘restricted 10-phase’ scenario maximised gross margin of the fattening unit (14.2 €/pig) and minimised environmental impacts per kg of pig produced. In contrast, the ‘ad libitum two-phase’ scenario generated the lowest margin (8.20 €/pig) and the highest environmental impacts. The model appears to be a promising tool to assess effects of farmers’ practices, pig characteristics and farm infrastructure on technical, economic and environmental performances of the fattening unit, and to investigate the potential of improvement. However, further work is needed, based on virtual experiments, in order to evaluate the effects of a larger diversity of practices.

2017

Modelling fattening pig production systems: use of a dynamic, stochastic, mechanistic model

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Visuels de A. Cadéro et al., 67th Annual Meeting of the European Federation of Animal Science (EAAP), 29 août-02 septembre 2016, Belfast, Irlande, Royaume-Uni

Pig livestock farming systems face economic and environmental issues. To cope with these issues, models of pig production performance have been developed. However, most of them do not account for the interactions between feeding strategies, management practices and variability of performance and requirements among pigs. Our aim was to develop a model representing the pig fattening unit, taking into account the effects of the interaction between the individual variability of pigs, the farmer’s practices and the infrastructure of the farm on the performance of the unit. The farmer’s practices included in the model have been chosen from a typology developed using a farm survey that focused on penning, batch management, feeding and delivery practices. The pigs are represented using an individual-based model adapted from the InraPorc model. The model abilities have been illustrated on a typical fattening unit batch management. Feed conversion ratio is 2.73 (±0.06) kg/kg, daily feed gain is 0.856 (±0.02) kg/d. The mean slaughter weight is 119.6 (±0.83) kg with a mean slaughter age of 176.0 (±1.89) days. This predicted performance is in accordance with the mean performance in French farms, considering the same batch management. This model will allows to evaluate the technical performance of a large range of fattening units, in terms of farm size, type of infrastructure and of management. In the near future, this model will be completed with calculation of economic results and environmental impacts of the pig fattening unit. 

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2017

Elaboration of an experimental model of the oxidative stress in weaned piglets

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Visuels de Eric Royer et al., 67th Annual Meeting of the European Federation of Animal Science (EAAP), 29 août-02 septembre 2016, Belfast, Irlande, Royaume-Uni

An experimental model was established as tool for the study of the oxidative stress in weaning pigs. In two experiments, 360 weaned piglets were randomly allocated to eight groups in 2×2×2 factorial designs. In Exp.1, the factors were the sex, a vaccination at weaning against porcine circovirus type 2 (PCV2) or not, and phase 1 diets with NRC (2012) levels for vitamin E and selenium (SA) or extra supplementation in vitamin E, selenium yeast and superoxide dismutase-rich melon supplement (HA). In Exp.2, a double vaccination against PCV2 and porcine influenza, heat stress at d 9-10, 23 24 and 37-38 (36.5 °C over 6 h period) or controls, and SA or HA diets were applied. Blood samples were taken from 6 piglets per treatment at d 13, 28 and 40 in Exp.1 and d 13 and 40 in Exp.2. Serum haptoglobin, glutathione peroxidase activity (GPx), blood lipid peroxides and protein carbonyls were determined. Half-hemolysis time (HT50) of whole blood (WB) and red blood cells (RBC) exposed to a controlled free radical attack were determined. The HA supplementation increased HT50 of WB and RBC (P<0.02) in Exp.2, as well as HT50 of WB at d13 (interaction, P=0.04) and RBC of non-vaccinated pigs (interaction, P=0.05) in Exp.1. In Exp.2, GPx increased (P=0.01), whereas lipid peroxides (P=0.01) and protein carbonyls (P=0.05) decreased as a result of HA diet. Vaccinations increased haptoglobin in Exp.1 and 2, as well as lipid peroxides in Exp.2 (P=0.05). Moreover, the double vaccination decreased GPx activity for HA fed pigs at d 40 (interaction, P=0.05) in Exp.2, and protein carbonyls in Exp.1 and 2 (P<0.06).

Vaccination × heat stress × time interactions (P<0.05) were observed on HT50 values in Exp.2. At d 40, heat stress decreased WB (P=0.01) and RBC HT50 (P<0.01) for the vaccinated piglets, whereas such effects were not observed for the non-vaccinated piglets. In conclusion, a model based on heat stress and vaccination may be efficient to assess strategies limiting oxidative stress.

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2017

Innovative feeding strategies in pig production : incidence on gaseous emissions

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Visuels de Sandrine Espagnol et al., International Symposium on Emissions of Gas and Dust from Livestock (EMILI), Saint-Malo, France, 21-24 mai 2017

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2017

Les débats de société sur l’élevage dans cinq pays européens

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Christine Roguet et al., Viandes et produits carnés (FRA), 2017, octobre, p. 1-6

Une analyse des controverses sur l’élevage a été réalisée en 2015 dans cinq pays de l’Union Européenne (Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Espagne, Italie) pour évaluer dans quelle mesure elles diffèrent entre pays et leurs impacts sur l’évolution des modes d’élevages et la segmentation des marchés. L’étude a reposé sur une large bibliographie et des missions en Allemagne, Danemark et Italie. Elles ont permis de recueillir les positions d’une trentaine d’acteurs de l’élevage, de la recherche et des associations. L’étude confirme l’existence d’un gradient de préoccupations sociétales sur l’élevage, du nord au sud de l’Europe. Les controverses sont très actives dans le nord, sur de nombreux sujets (bien-être animal, santé publique, impacts environnementaux, modèles d’élevage). Elles le sont beaucoup moins dans les pays du sud, en particulier en Espagne. La montée de la contestation, les orientations données par la recherche et les pouvoirs publics, et les initiatives prises par les filières, conduisent à des changements de pratiques d’élevage dans le nord de l’Europe, pour une part croissante de production, tout en gardant le souci de la compétitivité. La création de labels « bien-être », privés et publics, s’inscrit dans un mouvement plus général, au sein de l’UE, en faveur de la création d'un étiquetage obligatoire selon le mode de production de la viande et du lait, comme pour les œufs depuis 2003. Cette comparaison européenne met en lumière la réactivité des filières nord-européennes face aux enjeux. La France doit veiller à être dans le bon tempo dans les réponses à apporter aux attentes de société. La compétitivité est aussi une question d’anticipation. 

ENG

Social debates on livestock farming within five European countries

An analysis of the controversies about livestock farming was carried out in 2015 in five countries of the European Union (Germany, Denmark, The Netherlands, Spain, Italy) to evaluate how they differ between countries as well as the responses provided for and their impact on changes in farming methods and market segmentation. The study was based on a literature review and study tours in Germany, Denmark and Italy. They made it possible to collect the positions of thirty actors of livestock farming, research and NGOs. Our study confirm the existence of a gradient of societal concerns on livestock farming, from northern to southern Europe. Controversies are very active in northern Europe on many issues (animal welfare, public health, environmental impacts, farming models). They are much less in the southern countries, especially Spain. The rise of the protest, the guidance of research and public authorities, and the initiatives of industries, are leading to changes in animal husbandry practices in northern Europe, for a growing part of production, while maintaining competitiveness.
The creation of private and public welfare labels are part of a broader movement within the EU for the creation of a mandatory label according to the mode of production of meat and milk, like that imposed for eggs by European regulation since 2003. This benchmarking study highlights the responsiveness of the northern European livestock sectors to the issues. France must ensure to be in the right tempo to respond to societal expectations. Competitiveness is also a matter of anticipation. 

PDF icon Viandes et produits carnés (FRA), 2017, octobre, p. 1-6
2017

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