La base documentaire de l'IFIP

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Impacts environnementaux des élevages porcins : quels déterminants et leviers d’action ?

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Visuels d'intervention présentés par Sandrine Espagnol, Space 2019, 10-13 septembre 2019, Rennes (Matinales de l'Ifip), 10 pages

 

PDF icon Sandrine Espagnol, Space 2019, 10-13 septembre 2019, Rennes (Matinales de l'Ifip), 10 pages
2019

Evaluation environnementale de systèmes porcins biologiques et de divers types de méthanisation

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Sandrine Espagnol, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 70

L’évaluation environnementale des systèmes porcins permet de réaliser un bilan global et d’identifier des priorités d’action pour réduire les impacts environnementaux des élevages et asseoir leur durabilité. La base de données Agribalyse établit les impacts environnementaux, évalués par Analyse de Cycle de Vie (ACV), pour les produits agricoles au portail de la ferme. Ces valeurs d’impacts sont utilisables par les filières dans une logique d’affichage environnemental ou d’écoconception.

Cette dynamique est prolongée par :

1. Le calcul de références pour des systèmes émergents. Il s’agit de vérifier que soient pris en compte (1) dans les références, la diversité de ces systèmes (supérieure à celle des conventionnels) et (2) dans la méthode d’évaluation des impacts, leurs qualités spécifiques (préservation de la qualité des sols et de la biodiversité). Le projet ACV Bio porté par l’INRA et auquel est associé l’IFIP, a pour objectif d’aborder cette question pour la production biologique porcine.

2. L’évaluation de l’efficacité de bonnes pratiques environnementales à l’échelle du cycle de vie des produits animaux. Un travail a été réalisé dans le cadre du projet METERRI porté par l’IFIP, ciblé sur la méthanisation agricole. 6 modèles de méthanisation ont été retenus et décrits : petite méthanisation du lisier (50 kW de puissance installée), méthanisation d’un mix de lisier/ maïs ensilage / déchets d’agro-industries / collectivités (200 kW) et 4 autres scénarios à base de lisier et de déchets (200 kW) traitant les digestats dans un objectif de résorption de N et P : transport longue distance, compostage, séchage, traitement biologique. Leurs impacts environnementaux ont été évalués par ACV pour 3 fonctions : la production d’énergie renouvelable, la production de porc dans des élevages impliqués dans la méthanisation, la résorption d’azote lorsque les digestats sont traités.

3. L’évaluation de stratégies innovantes destinées à réduire les impacts environnementaux des produits animaux. Cette approche est conduite par ACV par l’Ifip dans le projet européen FeedAGene porté par l’INRA ; différentes stratégies sont étudiées, depuis l’usage de matières premières protéiques européennes (tourteau de soja, fraction fine de tourteau de colza, concentré protéique de biomasse) en substitution au tourteau de soja brésilien (associé à la déforestation), jusqu’à la mise en œuvre de stratégies d’alimentation de précision en engraissement (apports spécifiques à chaque individu).

PDF icon Sandrine Espagnol, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 70
2019

Raclage en V : quelles émissions gazeuses lors du stockage et de l'épandage des issues ?

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Sandrine Espagnol, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 75

En France, le secteur agricole est responsable de 97% des émissions d’ammoniac, dont 73% incombent à l’élevage (CITEPA). Ces émissions doivent donc être maîtrisées et réduites. Pour y parvenir, des techniques se développent en élevage, dont certaines sont reconnues comme « Meilleures Techniques Disponibles » (MTD) au niveau européen (cf. directive IED). Ces MTD concernent le plus souvent un poste spécifique de l’élevage (bâtiment, stockage ou épandage), et leur efficacité est généralement évaluée à cette échelle. Or, des interactions peuvent avoir lieu avec les émissions des postes situés plus en aval. C’est pourquoi l’Ifip s’engage dans une évaluation de ces émissions gazeuses à l’échelle d’itinéraires complets des effluents incluant le bâtiment, le stockage et l’épandage ; avec, parmi eux, des itinéraires mobilisant le raclage en V. Cette technique qui sépare les fèces des urines au moyen d’un racleur situé sous le caillebotis, est connue pour permettre une réduction d’environ 40% des pertes azotées par le bâtiment (RMT élevage & environnement, 2016). Les émissions gazeuses globales, par le bâtiment et les étapes suivantes (stockage et épandage) ont été suivies dans le cadre de deux projets impliquant l’ifip : (1) le projet EFAC (porté par la Chambre d’agriculture de Bretagne) pour le suivi des émissions gazeuses d’un itinéraire incluant le raclage en V en bâtiment, le stockage des urines et le compostage des fèces et en option, la méthanisation du mélange des urines et des fèces en sortie de bâtiment ; (2) le projet EVAPRO (porté par Arvalis) pour le suivi des émissions gazeuses après l’épandage d’effluents issus des itinéraires du projet EFAC précédent.

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2019

La Gestion Environnementale des Elevages Porcins proactive pour réduire ses impacts : GEEP

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Sandrine Espagnol, Bilan 2018, éditions IFIP, avril 2019, p. 69

Geep (Gestion Environnementale des Elevages Porcins) est un outil Ifip accessible gratuitement sur le web (https://geep.ifip.asso.fr). Il est connecté à la base de données nationale de la Gestion Technico Economique (GTE) et est destiné à tout éleveur porcin souhaitant suivre, à côté de ses indicateurs technico-économiques,les indicateurs environnementaux de son élevage : consommations d’eau et d’énergie, émissions d’ammoniac et de gaz à effet de serre, rejets d’azote et de phosphore, production de déchets.
L’outil permet aux éleveurs se comparer entre eux et d’accéder à une liste de bonnes pratiques pour progresser.
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2019

Analyse environnementale d’installations de méthanisation agricole en élevage porcin

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51es Journées de la Recherche Porcine, 5 et 6 février 2019, Paris, p. 187-192, par Sandrine Espagnol et al.

Déterminer les performances environnementales de la production de biogaz agricole s’avère complexe car les installations répondent à plusieurs objectifs. Ainsi, les choix de périmètre et d’unité d’expression des impacts lors de l’évaluation ont toute leur importance. La présente étude évalue les impacts environnementaux de six scénarios de méthanisation agricole impliquant des lisiers porcins: M1-petite-méthanisation de lisier (50 kW de puissance installée), M2-méthanisation de lisier avec du maïs ensilage et des déchets d’agro-industries et de collectivités (200 kW) et quatre autres scénarios à base de lisier et de déchets (200 kW) traitant de diverses manières les digestats, dans un objectif de résorption de N et P (M3-transport longue distance, M4-compostage, M5-séchage, M6-traitement biologique). Leurs bilans environnementaux sont évalués par Analyse de Cycle de Vie en considérant cinq impacts : changement climatique (CC), demande en énergie non renouvelable (DE), eutrophisation (E), acidification (A) et occupation des sols (OS). Les unités fonctionnelles retenues sont : le kWh produit et valorisé, le kg de porc en sortie d’élevage et le kg d’azote résorbé. Elles se rapportent respectivement aux trois fonctions retenues : la production d’énergie renouvelable, la réduction des impacts environnementaux des élevages, et la résorption des excédents de N. Les résultats témoignent de l’intérêt environnemental de la méthanisation agricole sur l’impact DE pour produire de l’énergie renouvelable dans le contexte du mix énergétique français. Les élevages impliqués dans la méthanisation voient également leurs impacts CC, DE et A diminuer. Les différentes fonctions évaluées montrent les atouts et limites des six options de méthanisation. Des prédicteurs de performance sont mis en évidence : l’équilibre du ratio N/ potentiel méthanogène des substrats, la valorisation optimisée de la chaleur et la couverture des ouvrages.

Environmental assessment of agricultural biogas plants on pig farms

Assessing the environmental performance of agricultural biogas production is complex because the development of anaerobic digestion has several goals. Indeed, the choice of system perimeter and functional unit has major importance. This study assessed environmental impacts of six biogas units associated with a pig farm: M1-small plant using only pig slurry (50 kW); M2-larger plant (200 kW) using slurry, maize silage and agro-industrial waste; and four other scenarios using both slurry and waste (200 kW) and implementing different digestate processing chains to reduce N and P in farm outputs (M3-long distance transport, M4-composting, M5-drying belt, M6-biological treatment). Their environmental performance, assessed by Life Cycle Assessment, considered five impacts: climate change (CC), cumulative energy demand (ED), eutrophication (E), acidification (A) and land occupation (LO). The functional units were kWh produced and used, kg of animal live weight at the farm gate and kg of N “resorbed”. Respectively, these units are linked to three current goals for biogas plants: production of renewable energy, reduction of pig farm impacts and resorption of nitrogen in excess. The results show lower ED for the kWh produced by anaerobic digestion in the context of the French energetic mix. Moreover, the pig farm associated with the biogas unit reduces its CC, ED and A impacts. The multiple functional units studied highlight advantages and disadvantages of the six biogas scenarios. Drivers of performance were identified: balancing N content and methane potential of the inputs, good use of the heat produced and covering of the storage units.

2019

Effets rebonds d’une écoconception des aliments du bétail

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51es Journées de la Recherche Porcine, 5 et 6 février 2019, Paris, p. 193-194, par Sandrine Espagnol, poster

Poster. 

Les fabricants d’aliments peuvent-ils aller vers une écoconception ? La dynamique de l’affichage environnemental a rendu cela possible en conduisant à l’émergence de plusieurs bases de données sur les impacts environnementaux de produits agricoles, aujourd’hui disponibles pour les acteurs économiques des filières animales. Les données ECOALIM, intégrées dans la base de données Agribalyse®, en font partie et concernent 150 ingrédients de l’alimentation du bétail (Wilfart et al., 2016). Les fabricants d’aliments peuvent les utiliser et formuler des éco-aliments. Garcia-Launay et al. (2016) ont testé cette approche pour les porcs à l’engrais et ils ont obtenu des aliments avec davantage de coproduits du blé, de pois et de tourteau de tournesol, et moins de céréales, en comparaison de formules standards à moindre coût. Dans l’hypothèse d’une généralisation de cette pratique, cette étude vise à en identifier les effets rebonds (effets engendrés indirectement non visibles à l’échelle du système considéré) et leurs incidences environnementales.

Rebound effects of eco-design of animal feed

Feed manufacturers now have access to eco-labelling databases which allow them to perform eco-design and produce feeds with reduced environmental impacts. Initial results of eco-feed production emphasise replacing feed ingredients in standard feed. Therefore, the objective of this study was to identify rebound effects of producing eco-feed for pigs if replacing feed ingredients becomes widespread in France. A mind map was built with five experts to identify in a qualitative a panel of different consequences on environmental, economic and social aspects. We then focused on the consequence of changing crop rotations to produce eco-feeds. We used life cycle assessment (LCA) on a virtual territory which produced feed ingredients for a pig farm in order to assess environmental impacts using multiple functional units and system perimeters: kg pig live weight at the farm gate, ha of land used, economic value produced and number of people fed. The situation in which eco-feeds are produced can appear better or worse than the situation in which standard feeds are produced. This study highlights the complexity of eco-design and the limitations of doing it with data based on attributional LCA (i.e. cutting a system off from physical and economic causalities of the rest of the world). It is necessary to supplement databases with information to make users aware of rebound effects that are invisible during the eco-design process.

2019

Ecoconception des aliments destinés aux porcs : analyse d’incertitude

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51es Journées de la Recherche Porcine, 5 et 6 février 2019, Paris, p. 169-174, par Sandrine Espagnol et al.

Réduire les impacts environnementaux des productions animales reste une priorité. Formuler des éco-aliments générant de moindres impacts environnementaux peut constituer un levier d’action. Cette formulation nécessite la connaissance des impacts des intrants alimentaires, ce que rassemble la base de données ECOALIM. Ces données d’impacts sont des valeurs moyennes à l’échelle de la France et, de ce fait, ne rendent pas compte de la grande diversité des itinéraires techniques et des contextes pédoclimatiques. Ainsi, ces valeurs moyennes nationales sont-elles suffisantes pour mettre en oeuvre une écoconception des aliments du bétail ? Cette étude ambitionne d’y répondre en se basant sur une analyse d’incertitude des impacts des principales matières premières utilisées en alimentation animale (blé, maïs, orge, colza, tournesol, et leurs coproduits transformés), et des impacts des éco-aliments formulés soit à partir de données moyennes, soit à partir de données spécifiques, pour différents contextes économiques et de disponibilité en matières premières. Un échantillonnage aléatoire (N entre 500 et 1000) a été réalisé en tirant les valeurs d’impacts des matières premières dans une loi normale bornée par des valeurs minimales et maximales. Chaque jeu de données est utilisé pour comparer les impacts environnementaux et les taux d’incorporation des matières premières entre les aliments formulés à moindre coût et les éco-aliments. Pour les impacts changement climatique et consommation d’énergie, les moyennes nationales d’impacts environnementaux des matières premières s’avèrent suffisantes pour l’écoconception en permettant de réduire effectivement les impacts par rapport à la formulation à moindre coût. Les résultats sont plus variables pour les impacts consommation de phosphore et occupation des sols. De même, certaines matières premières comme le blé et le maïs requièrent des itinéraires plus précis qu’une simple situation moyenne nationale.

Feed eco-design for pigs: uncertainty analysis

Reducing environmental impacts of the livestock sector remains a priority. Formulating eco-feeds with lower impacts can be used as one mechanism. Doing so requires knowledge about feedstuff impacts, such as those contained in the ECOALIM database. As this database provides average values at a national scale, it can have high uncertainty due to the large variability in production techniques and soil/climate contexts for crops. Thus, the purpose of this study was to assess the relevance of eco-designing feed based on average national values. Uncertainty analysis was performed considering the variability in impact of the main crops used for pig feeds: wheat, maize, barley, rapeseed and sunflower and their processed co-products. This was applied to formulate eco-feeds within various economic contexts and conditions of feedstuff availability. A random sample (n = 500-1000) was created by drawing environmental impact values from a normal distribution truncated by minimum and maximum values. Each dataset was used to compare impacts of the eco-feed with those of an average standard feed. The effect of incorporation rates of feedstuffs was also analysed. For the impacts “energy consumption” and “climate change”, and for many feedstuffs, the use of national average data of environmental impacts appeared suitable for an eco-design implementation by feed manufacturers. Nonetheless, the ECOALIM dataset needs to be enriched with more detailed data for certain feedstuffs, such as maize and wheat, and also for certain impacts, such as “phosphorus use” and “land use”.

2019

Effets rebonds d’une écoconception des aliments du bétail

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Poster présenté par Sandrine Espagnol et al., aux 51es Journées de la Recherche Porcine, 5 et 6 février 2019

Les fabricants d’aliments du bétail peuvent formuler des éco-aliments du bétail avec de moindres impacts environnementaux grâce aux données ECOALIM (impacts environnementaux de près de 150 ingrédients intégrés dans Agribalyse®). Les premières simulations, en comparaison à des
aliments standards formulés à moindre coût, montrent l’incorporation davantage de coproduits du blé et de pois en remplacement de céréales.
Quels seraient les effets rebonds* d’une généralisation de la pratique et ses incidences environnementales ?

PDF icon Sandrine Espagnol et al., 51e JRP, 5 et 6 février 2019, poster
2019

Geep démontre les progrès environnementaux des élevages

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Sandrine Espagnol, Réussir Porc-Tech Porc (FRA), 2019, n° 266, février-mars, p. 32-33

Mesurer pour connaître les performances environnementales des élevages porcins, comprendre, agir et communiquer, voici l’idée de départ de l’outil Geep élaboré par l’Ifip.

PDF icon Sandrine Espagnol, Réussir Porc-Tech Porc (FRA), 2019, n° 266, février-mars, p. 32-33
2019

La base de données Elfe : vers une meilleure connaissance des émissions gazeuses liées à l’élevage

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Aurore Vigan (Inra) et al., Journées 3R, 5 et 6 décembre 2018, Paris, 5 pages

Le secteur de l’élevage est aujourd’hui confronté à une demande croissante de produits animaux à laquelle il doit répondre en limitant au maximum ses impacts environnementaux et en assurant sa durabilité. Parmi ces impacts, la pollution de l’air est une préoccupation majeure. Pour faire face au changement climatique et contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air, les émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre doivent être mieux caractérisées et maîtrisées afin de les prendre en compte dans l’évolution des pratiques d’élevage (alimentation, gestion des effluents, etc.). Des acteurs de la recherche et du développement se sont donc associés afin de développer une base de données appelée ELFE (ELevages et Facteurs d’Emission), compilant les valeurs publiées dans la littérature internationale des émissions d’ammoniac, de gaz à effet de serre, de particules et d’odeurs, sur toute la chaîne de gestion des effluents des élevages bovins, porcins et avicoles ainsi que leurs métadonnées associées. Parmi les 1 000 références bibliographiques collectées, environ 350 ont été intégrées à ce jour à la base de données, fournissant ainsi, un peu plus de 5 200 valeurs d’émission. La base de données ELFE permet de déterminer des moyennes d’émission associées à leurs écarts-types prenant en compte la diversité des systèmes d’élevage. Ces données pourront ainsi alimenter les inventaires nationaux d’émissions en proposant des facteurs d’émissions ajustés à des systèmes d’élevage définis et également, permettre d’évaluer la mise en place de pratiques de réduction des émissions. Cette base de données représente aussi une source d’information pour la réalisation d’évaluations multicritères permettant notamment, de préciser l’influence des métadonnées sur les niveaux d’émissions (climat, type de bâtiment, etc.). De plus, cette base propose une classification de chaque valeur d’émission en fonction du nombre de métadonnées renseignées dans les références bibliographiques (>50 % ; 30-50 % ; <30 % des métadonnées renseignées) afin d’évaluer son niveau de description.

The ELFE database: improving the knowledge on gas emissions from livestock systems

The increasing demand for animal products is a major challenge for the livestock sector that must reduce its environmental impacts and ensure its sustainability. This sector has been identified as an important contributor to polluting gas emissions. Improving the knowledge on the origin and the magnitude of air pollutants and greenhouse gases emissions from livestock sector is essential to address climate change and to contribute to improve air quality with the evolution of breeding practices (feeding strategy, manure management, etc.). A consortium involving research and extension services partners was created to build a database called ELFE (ELevages et Facteurs d’Emission) with international data from literature references focusing on emissions of ammonia, greenhouse gases, particles and odors on the different steps of manure management of cattle, pig and poultry productions systems and their associated key variables. Around 350 publications (among 1 000 publications collected) are integrated into the database and provide more than 5 200 emission values. The ELFE database allows calculating average of emission and their standard deviation taking into account the diversity of livestock systems. These data can be used to provide emission factor for national inventories for specific livestock systems and also, to evaluate practices on gas emissions mitigation. This database can also be used to analyze the influence of key variables on the emission factor variability using multicriteria assessment (climate, building type, etc.). Moreover, this database propose a classification of emission factor into three classes according to the degree on which information about their most influential key variables was complete (>50 % ; 30-50 % ; <30 % of indicated key variables) to evaluate its description.

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2018

Analyse environnementale d'installations de méthanisation agricole en élevages bovins

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A. Gac (IDELE) et al., Journées 3R, 5 et 6 décembre 2018, Paris

Dans le cadre d’une évaluation de la performance environnementale de la production de biogaz agricole, quatre scénarios de méthanisation impliquant des effluents d’élevage bovin ont été étudiés : en production laitière et allaitante, en micro-méthanisation (50 kW de puissance installée) ou méthanisation à la ferme avec co-substrats (200 kW), avec ou sans traitement du digestat. Leurs bilans environnementaux ont été évalués par Analyse de Cycle de Vie au regard de deux objectifs distincts : la production d’énergie renouvelable et la réduction des impacts environnementaux des élevages. Les résultats confirment l’intérêt de la méthanisation comme source d’énergie verte comparativement au mix électrique français. En ce qui concerne les effets sur les bilans environnementaux des élevages, les résultats sont moins tranchés. Sur les situations étudiées, les installations de 200 kW sont plus performantes pour produire de l’énergie, mais peuvent engendrer des impacts supplémentaires par rapport à un élevage sans méthanisation, du fait d’étapes supplémentaires dans la gestion des déjections (traitement des digestat). La micro-méthanisation, technologie plus récente est encore peu optimisée. Des ouvertures sont proposées sur les leviers d’amélioration et sur des développements méthodologiques futurs.

Environmental assessment of agricultural biogas plants in cattle systems

Within the framework of an environmental assessment of the agricultural biogas production, four scenarios of methanation involving cattle manure were studied, coupling dairy and suckler beef systems, micro-methanation (50 kW of installed power) and on-farm plants with co-substrates (200 kW), with or without treatment of the digestate. Their environmental balance were estimated by Life Cycle Assessment with regard to two different objectives: the renewable energy production and the reduction of the environmental impacts of the farms. The results confirm the interest of the methanation as a green source of energy compared with the French electric mix. Concerning the effects on environmental balance of the farms, results are less clear. On the studied situations, the 200 kW plants are more efficient to produce energy, but can engender additional impacts compared with livestock production without biogas plant, because of additional stages in the manure management. The micro-methanation units, a new technology, are still few efficient. Openings are proposed on the levers of improvement and on future methodological developments.

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2018

Multiobjective formulation is an effective method to reduce environmental impacts of livestock feeds

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Florence Garcia-Launay et al., British Journal of Nutrition, 2018, volume 120, n° 11, décembre, 12 pages

Environmental and economic performances of livestock production are related largely to the production of complete feeds provided on commercial farms. Formulating feeds based on environmental and economic criteria appears a suitable approach to address the current challenges of animal production. We developed a multiobjective (MO) method of formulating feed which considers both the cost and environmental impacts (estimated via life cycle assessment) of the feed mix. In the first step, least-cost formulation provides a baseline for feed cost and potential impacts per kg of feed. In the second, the minimised MO function includes normalised values of feed cost and impacts climate change, P demand, non-renewable energy demand and land occupation. An additional factor weights the relative influence of economic and environmental objectives. The potential of the method was evaluated using two scenarios of feed formulation for pig, broiler and young bulls. Compared to baseline feeds, MO-formulated feeds had lower environmental impacts in both scenarios studied (&‡22;2 to &‡22;48 %), except for land occupation of broiler feeds, and a moderately higher cost (1–7 %). The ultimate potential for this method to mitigate environmental impacts is probably lower than this, as animal supply chains may compete for the same low-impact feed ingredients. The method developed complements other strategies, and optimising the entire animal production system should be explored in the future to substantially decrease the associated impacts.

https://www6.inra.fr/ecoalim/content/download/3235/33130/version/1/file/multiobjective_formulation_is_an_effective_method_to_reduce_environmental_impacts_of_livestock_feeds_BJN_2018.pdf

2018

Feed eco-design: how to make a good decision? Part 2- rebound effects of eco-feed production

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Sandrine Espagnol et al., 11th International conference on life assessment of food 2018 (LCA Food), 17-19 octobre 2018, Bangkok, Thaïlande

This study takes place in a context where the feed manufacturers have access to eco-labeling databases which allow them to do eco-design and produce feeds with less environmental impacts. First results of eco-feed show substitutions between feedstuffs compared to standard feed. Therefore, the objective of this study is to identify the rebound effects of the production of eco-feed for pigs if the practice becomes widespread in France. A mind map was built with 5 experts to identify in a qualitative way the panel of different consequences. We then focused on the one concerning the change of crop rotations to produce eco-feed. We chose a virtual territory dedicated to produce the feedstuffs for a pig farm and assessed the environmental impacts by LCA using different functional units and perimeters. The situation with the production of eco-feeds can appeared better or worse compared to the production of standard feeds. This work underlines the complexity of eco-design and the limit to do it with data from attributional LCA. It is necessary to complete the databases by information to make the users aware of the rebounds effects invisible during the eco-design process.

2018

Feed eco-design: how to make a good decision? Part 2- rebound effects of eco-feed production

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Sandrine Espagnol et al., 11th International conference on life assessment of food 2018 (LCA Food), 17-19 octobre 2018, Bangkok, Thaïlande

This study takes place in a context where the feed manufacturers have access to eco-labeling databases which allow them to do eco-design and produce feeds with less environmental impacts. First results of eco-feed show substitutions between feedstuffs compared to standard feed. Therefore, the objective of this study is to identify the rebound effects of the production of eco-feed for pigs if the practice becomes widespread in France. A mind map was built with 5 experts to identify in a qualitative way the panel of different consequences. We then focused on the one concerning the change of crop rotations to produce eco-feed. We chose a virtual territory dedicated to produce the feedstuffs for a pig farm and assessed the environmental impacts by LCA using different functional units and perimeters. The situation with the production of eco-feeds can appeared better or worse compared to the production of standard feeds. This work underlines the complexity of eco-design and the limit to do it with data from attributional LCA. It is necessary to complete the databases by information to make the users aware of the rebounds effects invisible during the eco-design process.

PDF icon Sandrine Espagnol et al., LCA Food 2018, 17-19 octobre 2018, Bangkok,
2018

ECOALIM : améliorer les bilans environnementaux des élevages en optimisant leurs ressources alimentaires

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Visuels d'intervention de Sandrine Espagnol, Journée "CASDAR" du 17 janvier 2018

PDF icon Visuels d'intervention de Sandrine Espagnol, Journée "CASDAR" du 17 janvier 2018
2018

Emissions gazeuses lors du stockage et de l’épandage des issues de raclage en V

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Sandrine Espagnol, bilan 2017, éditions IFIP, mai 2018, p. 94

En France, le secteur agricole est responsable de 97% des émissions d’ammoniac, dont 73% incombent à l’élevage (CITEPA). Ces émissions doivent être maîtrisées et réduites. Pour y parvenir, des techniques de réduction se développent en élevage, dont certaines sont reconnues comme Meilleures Techniques Disponibles (MTD) au niveau européen (cf directive IED). Ces MTD concernent le plus souvent un poste spécifique de l’élevage (bâtiment, stockage ou épandage), avec une efficacité généralement évaluée à cette échelle. Or, ces émissions relatives successives sont corrélées entre elles.
C’est pourquoi, pour évaluer les émissions résultant de la mise en oeuvre de la technique du raclage en V (en développement actuellement), l’ifip a fait le choix d’une évaluation intégrée, incluant les postes bâtiment, stockage et épandage. Pour faire suite aux résultats d’un précédent projet, EMITEC (Espagnol et al., JRP 2015), deux projets ont été conduits, l’un (EFAC) porté par la Chambre d’agriculture de Bretagne et l’autre (EVAPRO) porté par Arvalis.

PDF icon Sandrine Espagnol, bilan 2017, éditions IFIP, mai 2018, p. 94, fiche n° 54
2018

Evaluation environnementale des systèmes porcins

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Sandrine Espagnol, bilan 2017, éditions IFIP, mai 2018, p. 90

L’évaluation environnementale des systèmes porcins est l’étape qui permet de faire le point et d’identifier les priorités d’action pour réduire les impacts environnementaux des élevages et assoir ainsi leur durabilité. La base de données Agribalyse gérée par l’Adème établit les impacts environnementaux des principaux produits agricoles au portail de la ferme et notamment du porc. Ces valeurs d’impacts sont utilisables par la filière aval notamment dans une logique d’affichage environnementale et d’écoconception. Cette dynamique lancée pose de nouvelles questions à la filière concernant :
● Les références des systèmes émergents. Il s’agit notamment de vérifier si les références disponibles prennentsuffisamment en compte la diversité
de ces systèmes (plus grande que dans les systèmes conventionnels) et si la méthode d’évaluation des impacts prend suffisamment en compte leurs spécificités (préservation de la qualité des sols et de la biodiversité notamment). Le projet ACV Bio porté par l’INRA et auquel est associé l’IFIP a pour objectif d’aborder cette question pour la production biologique et notamment en porc.
● La répartition des impacts entre la viande et ses coproduits animaux et leurs co-produits. En effet, si un seul produit animal est issu des élevages porcins au portail de la ferme, c’est une toute autre question en sortie d’abattoir où de nombreux coproduits sont générés avec de multiples destinations (alimentation humaine, industrie du cuir, aliments des animaux de compagnie). Le projet Allocations viande s’est intéressé aux différentes options possible d’allocation cherchant in fine à en conseiller une pour la filière viande sur la base d’arguments techniques et scientifiques.

PDF icon Sandrine Espagnol, bilan 2017, éditions IFIP, mai 2018, p. 90, fiche n° 50
2018

Réseau Mixe Technologique « élevages et environnement »

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Sandrine Espagnol, Nadine Guingand et Pascal Levasseur, bilan 2017, éditions IFIP, mai 2018, p. 48

Le RMT “élevages et environnement”, co-animé depuis 2008 par l’IFIP et la Chambre d’Agriculture de Bretagne, propose des outils et des références pour l’évaluation, la maîtrise et la valorisation des impacts des élevages sur l’environnement. Le réseau réunit 15 organismes et une centaine de membres. Par la mise en synergie de ces organismes, il répond à une thématique qui nécessite une approche multicritère, multi-échelle, en lien avec les productions animales et végétales, et sur des questions allant de la compréhension de processus jusqu’à la production d’outils pour le conseil ou l’enseignement.

PDF icon Sandrine Espagnol, Nadine Guingand et Pascal Levasseur, bilan 2017, éditions IFIP, mai 2018, p. 48, fiche n° 19
2018

Un outil pour l’aide à la décision dans l’atelier d’engraissement porcin : Mogador

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Alexia Aubry, bilan 2017, éditions IFIP, mai 2018, p. 31

Pour réduire les impacts économiques et environnementaux de la production porcine, des outils sont utiles pour apprécier ces impacts (évaluation) et identifier les pistes d’amélioration (décision). Le modèle développé dans le cadre du projet MOGADOR produit les résultats technico-économiques de l’atelier d’engraissement et ses impacts environnementaux, à partir des caractéristiques de la structure de l’atelier (capacités, conduite et organisation) et des principales pratiques de gestion (alimentation, tri, ...).
L’originalité et la performance du modèle résident dans le fait qu’il prend en compte la variabilité des performances individuelles des porcs, en interaction avec les pratiques de l’élevage (conduite, alimentation) et sa structure. La qualité de prédiction du modèle et la procédure d’étalonnage établie permettent d’envisager son utilisation pour le conseil en élevage.

PDF icon Alexia Aubry, bilan 2017, éditions IFIP, mai 2018, p. 31, fiche n° 6
2018

L’outil pour la Gestion Environnementale des Elevages Porcins : GEEP

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Sandrine Espagnol, bilan 2017, éditions IFIP, mai 2018, p. 30

L’outil GEEP propose aux éleveurs un outil opérationnel pour un réel pilotage technique des impacts environnementaux.
L’outil GEEP est accessible, (1) à tout éleveur déjà impliqué dans un suivi de ses performances technico-économiques (GTE) et souhaitant suivre en complément ses performances environnementales ; (2) à tout conseiller souhaitant accompagner des éleveurs dans cette démarche (relais GEEP).
L’outil, co-construit au sein d’un réseau d’élevages et d’OP, propose 9 indicateurs de performances environnementales quantitatifs : consommations d’eau et d’énergie, émissions d’ammoniac et de gaz à effet de serre, rejets d’azote et de phosphore, production de déchets.
Ces indicateurs sont complémentaires des indicateurs de la Gestion Technico- économique (GTE) et de la Gestion Technique des Troupeaux de Truies (GTTT). Leur format (indicateur quantitatif, exprimé dans une unité commune) permet la comparaison entre élevages.
Une interface web (https://geep.ifip.asso.fr/) permet un calcul annuel des indicateurs environnementaux et l’identification de bonnes pratiques environnementales pour progresser.
Le réseau est « privé » : les données et résultats d’indicateurs individuels sont confidentiels et les résultats collectifs ne sont accessibles qu’aux membres du réseau.

PDF icon Sandrine Espagnol, bilan 2017, éditions IFIP, mai 2018, p. 30, fiche n° 5
2018

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