Brèves économiques internationales

Cette veille économique est structurée par pays et par date, elle traite des actualités des entreprises, échanges, réglementation... et toute information influant la compétitivité des filières porcines.

Face à la concurrence, les opérateurs français ont besoin de connaître les évolutions qui touchent les pays producteurs de porc et d'en mesurer les conséquences.

VietNam : DeHeus reprend Masan (29 Novembre 2021)

En novembre, l'entreprise néerlandaise d'alimentation animale DeHeus a repris la société Vietnamienne Masan dans son intégralité. MNS Feed (100% ANCO et 75,2% Proconco) comprend treize usines d'aliments pour animaux et une usine de prémix, avec une capacité de production totale combinée de près de 4 millions de tonnes. La reprise permet à DeHeus de dominer le marché Vietnamien et de renforcer sa position en Asie du Sud-Est. En effet, DeHeus comptait déjà une dizaine de sites de production, l'une des 10 plus grandes entreprises d'alimentation animale au Vietnam. Le partenariat stratégique, développée avec Topigs Norsvin (entreprise néerlandaise de génétique porcine), peut également lui être favorable sur le marché asiatique.

 

Source : Ifip d'après DeHeus

Allemagne : FPA confirmée dans la région de Rostock (16 Novembre 2021)

La Fièvre Porcine Africaine (FPA) a été diagnostiquée dans un élevage d'engraissement dans le land Mecklembourg-Poméranie. L'infection se situe près de Rostock, dans le nord-est de l'Allemagne, à plus de 100 km de la zone de surveillance FPA à Brandenbourg.

Source : Ifip d'après Ministère Fédéral de l'Agriculture (BMEL)

Espagne : Pini ouvrira son abattoir de coches début 2022 (15 Novembre 2021)

Le groupe Pini ouvrira son abattoir de coches au début de l’année 2022. En plein régime, l’outil traitera 1 600 truies de réformes par jour, soit une activité approximative de 400 000 têtes par an. Le montant de l’investissement est de 11 millions d’euros.

La nouvelle usine se trouve proche du site de Litera Meat, abattoir qui a démarré son fonctionnement l’été 2019. Théoriquement, la capacité serait de 8 millions de porcs par an. Parmi les projets initiaux, Pini a également prévu une usine de production de jambon sec. La construction de cette dernière, n’a pas encore démarré.

Source : Ifip d’après Eurocarne

Chine : Muyuan va ouvrir 8 ou 9 abattoirs avant la fin de l'année (09 Novembre 2021)

Le plus grand producteur de porcs de Chine, Muyuan, commencera à exploiter 8 ou 9 nouveaux abattoirs avant la fin de l'année.

Actuellement, l’entreprise ne possède que 2 abattoirs et dépend donc de l’abattage externe des porcs.

Selon notre estimation, Muyuan détient un troupeau de truies d'environ 3 à 3,5 millions de têtes. Ainsi, en fin d’année, la capacité annuelle d'abattage serait portée à environ 40 millions de porcs. Muyang compte 140 000 employés.

Source : Ifip d’après Shanghai Stock Exchange

Espagne : Projet de joint-venture de deux poids lourds de la filière porcine (08 Novembre 2021)

Le deuxième abattoir de porcs d'Espagne Inversion Fenec (Vall Companys) et le cinquième au rang des grands groupes d’abattage Grup Cañigueral, mieux connu sous son nom de marque Costa Brava Mediterranean Foods, ont formé une joint-venture pour acheter la société Leridana de Piensos. La participation dans cette joint-venture sous le nom de Pig Livestock Union SL est respectivement de 40% et 60%.

Ainsi, sous condition de validation du conseil de concurrence, le million de porcs produits chaque année par Leridana de Piensos sera abattu et transformé entièrement par Grup Cañigueral. Outre la production de porcs, l'acquisition comprend une usine d'abattage/découpe à Vallfogona de Balaguer et une usine d'aliments de bétail à Alcotetge. La réponse est attendue avant la fin de l'année.

Source : Ifip d’après Grup Cañigueral

Allemagne : Extension de la zone de Fièvre porcine Africaine (15 Octobre 2021)

En Allemagne de l'Est, un sanglier infecté par le virus de la FPA a été trouvé à environ 60 km à l'ouest des zones de protection de l'AVP. L'Institut Friedrich-Loeffler confirme la propagation dans la région de Meißen, près de Dresde.

Au total, 2 370 cas ont été recensés en Allemagne depuis le début de l'année. Le sanglier infecté près de Dresde est une mauvaise nouvelle pour les autorités qui combattent la diffusion.

Source : Source Ifip d’après LFI

Belgique : Imperial-Stegeman passe dans les mains de Ter Beke (08 Octobre 2021)

La société Imperial-Stegeman, qui fait partie de l'espagnol Campofrio propriété du groupe Mexicain Sigma Alimentos, sera achetée par la société belge Ter Beke Group. Les autorités belges de la concurrence doivent encore donner leur accord. Selon Ter Beke, la reprise porte sur les six sites de production, cinq en Belgique (Lievegem, Cornby, Amando, Dacor, Champlon) et un aux Pays-Bas, ainsi que sur les marques telles que Marcassou™, Imperial™, Leielander™, Stegeman™ et Bistro™, et les marques sous licence de Sigma (Aoste™, Justin Bridou™).

Ter Beke est actif dans l’alimentation fraîche. Elle exploite 12 sites industriels en Belgique, aux Pays-Bas, en France, en Pologne et au Royaume-Uni. Son chiffre d’affaires s’élève à 717,4 millions d’euros en 2020. Ter Beke emploie 2 650 personnes.

Source : Ifip d’après Ter Beke

Belgique : Imperial-Stegeman passe dans les mains de Ter Beke (08 Octobre 2021)

La société Imperial-Stegeman, qui fait partie de l'espagnol Campofrio propriété du groupe Mexicain Sigma Alimentos, sera achetée par la société belge Ter Beke Group. Les autorités belges de la concurrence doivent encore donner leur accord. Selon Ter Beke, la reprise porte sur les six sites de production, cinq en Belgique (Lievegem, Cornby, Amando, Dacor, Champlon) et un aux Pays-Bas, ainsi que sur les marques telles que Marcassou™, Imperial™, Leielander™, Stegeman™ et Bistro™, et les marques sous licence de Sigma (Aoste™, Justin Bridou™).

Ter Beke est actif dans l’alimentation fraîche. Elle exploite 12 sites industriels en Belgique, aux Pays-Bas, en France, en Pologne et au Royaume-Uni. Son chiffre d’affaires s’élève à 717,4 millions d’euros en 2020. Ter Beke emploie 2 650 personnes.

Source : Ifip d’après Ter Beke

Chine : Nouveau plan quinquennal, ajustement du nombre de truies (30 Septembre 2021)

Dans le nouveau plan quinquennal, le gouvernement chinois a indiqué qu'il abaisserait l'objectif de nombre de truies dans le pays afin d'atteindre une meilleure stabilité sur le marché du porc. Jusqu'à présent, l'objectif était de détenir un total d'environ 41 millions de truies en Chine. Pour la période 2021-2025, les autorités souhaitent que le nombre reste inférieur à 37 millions de truies. La Chine aurait un cheptel porcin total de 45,6 millions de truies en juin 2021, conduisant à un effondrement du marché du porc.

La restructuration de l'industrie porcine chinoise a été rapide ces dernières années. Les résultats techniques se sont également améliorés en conséquence, mais ils restent en moyenne encore loin derrière ceux des pays de l'UE. Pourtant, il est difficile de dire quelle est la part de marché des grandes intégrations par rapport aux petites unités de production historiques. Tant que ces dernières représentent une part importante sur le marché, le cycle du porc gardera son mouvement.

Source : Source Ifip d’après Reuters

Chine : Nouveau plan quinquennal : ajustement du nombre de truies (30 Septembre 2021)

Dans le nouveau plan quinquennal, le gouvernement chinois a indiqué qu'il abaisserait l'objectif de nombre de truies dans le pays afin d'atteindre une meilleure stabilité sur le marché du porc. Jusqu'à présent, l'objectif était de détenir un total d'environ 41 millions de truies en Chine. Pour la période 2021-2025, les autorités souhaitent que le nombre reste inférieur à 37 millions de truies. La Chine aurait un cheptel porcin total de 45,6 millions de truies en juin 2021, conduisant à un effondrement du marché du porc.

La restructuration de l'industrie porcine chinoise a été rapide ces dernières années. Les résultats techniques se sont également améliorés en conséquence, mais ils restent en moyenne encore loin derrière ceux des pays de l'UE. Pourtant, il est difficile de dire quelle est la part de marché des grandes intégrations par rapport aux petites unités de production historiques. Tant que ces dernières représentent une part importante sur le marché, le cycle du porc gardera son mouvement.

Source : Source Ifip d’après Reuters

Allemagne : Westfleisch ferme le site d’abattage à Gelsenkirchen (24 Septembre 2021)

Le troisième abattoir de porcs d'Allemagne, la coopérative Westfleisch, fermera son abattoir de Gelsenkirchen en octobre. L’activité de près d'un million de porcs sera transférée vers les trois autres sites d'abattage du groupe, à Hamm, Oer-Erkensschwick et Coesfeld. Sur le site de Hamm, l'activité sera étendue à 2 équipes de travail par jour.

Westfleisch a abattu 7,5 millions de porcs en 2020, soit une baisse de 3% par rapport à 2019.

La fermeture fait partie de la politique stratégique « Westfleisch 2025 ». On ne sait pas encore s’il s'agit d'une restructuration ou d'une anticipation d'une baisse de l'offre de porcs en Allemagne qui se poursuivra dans les années à venir. Selon l'université de Göttingen, la production allemande pourrait chuter de 10 % cette année…

Source : Source : Ifip d’après AgrarHeute

Etats-Unis : biosécurité pour lutter contre une nouvelle vague de SDRP (22 Septembre 2021)

Afin de tenir à distance les maladies animales, les éleveurs de porcs américains ont fait de grands progrès ces dernières années pour améliorer la biosécurité. En 2013/14, la diarrhée épidémique porcine (DEP) a entraîné des pertes de production importantes.

Une autre crise sanitaire est apparue en 2020 sur le marché américain, à travers une nouvelle souche du virus du Syndrome Reproducteur et Respiratoire Porcin (SDRP), PRRSv-144. L'épidémie s'est fortement développée dans les États du Midwest, principale région productrice du pays. Cette souche virale du SDRP est plus virulente que celle qui sévit dans les élevages européens. Elle est à l’origine d’une grave hausse de la mortalité des truies et des porcelets, d’avortements, et a minima de pertes de productivité. Au début de l'année 2021, pour lutter contre la propagation des foyers épidémiques, certains élevages américains ont dû être dépeuplés.

Cette semaine, lors de la Leman Conférence, Pipestone Research met en garde contre une résurgence du virus dans les semaines à venir alors que la prochaine saison SDRP démarre. Les règles de biosécurité dans les élevages doivent être scrupuleusement respectées.

 

Source : Source : Ifip d’après Pipestone Research, Leman Conférence

Chine : subventions pour les grands producteurs de porcs (10 Septembre 2021)

L'industrie porcine chinoise est fortement subventionnée, en particulier les grandes entreprises. Depuis l'épidémie de FPA, le gouvernement chinois s’efforce de contrôler le niveau de production grâce à un nombre limité d’entreprises intégrées très dominantes. Plus les entreprises sont grandes, plus elles reçoivent de subventions ! Cela a clairement stimulé la reconstruction de la production porcine ces 2 dernières années. Pourtant, il reste difficile de brosser un tableau clair de la réalité du niveau de production.

La principale entreprise de production porcine de Chine, Muyuan Foods, a reçu plus de 130 millions de yuans (17 millions d'euros) au premier semestre 2021, malgré les énormes gains obtenus, grâce à un prix du porc élevé. L'entreprise de Wen’s a reçu 120 millions de yuans (15,6 millions d'euros) et New Hope 109 millions de yuans (14 millions d'euros). Dix autres sociétés de production porcine ont reçu conjointement un total de 500 millions de yuans (65 millions d'euros).

En raison de la forte baisse du prix de porc ces derniers mois et de l'augmentation des prix des matières premières, la rentabilité de l'élevage porcin est (dans de nombreux cas) devenue déficitaire. Les réserves pour résister ne peuvent être mesurées… d’autant plus qu’une grande partie des bénéfices a été convertie en investissements dans de nouveaux sites de production. Ainsi, la conjoncture actuelle de la filière porcine chinoise souligne un besoin accru en subventions…

Source : Ifip d’après Soozhu

Chine : subventions pour les grands producteurs de porcs (10 Septembre 2021)

L'industrie porcine chinoise est fortement subventionnée, en particulier les grandes entreprises. Depuis l'épidémie de FPA, le gouvernement chinois s’efforce de contrôler le niveau de production grâce à un nombre limité d’entreprises intégrées très dominantes. Plus les entreprises sont grandes, plus elles reçoivent de subventions ! Cela a clairement stimulé la reconstruction de la production porcine ces 2 dernières années. Pourtant, il reste difficile de brosser un tableau clair de la réalité du niveau de production.

La principale entreprise de production porcine de Chine, Muyuan Foods, a reçu plus de 130 millions de yuans (17 millions d'euros) au premier semestre 2021, malgré les énormes gains obtenus, grâce à un prix du porc élevé. L'entreprise de Wen’s a reçu 120 millions de yuans (15,6 millions d'euros) et New Hope 109 millions de yuans (14 millions d'euros). Dix autres sociétés de production porcine ont reçu conjointement un total de 500 millions de yuans (65 millions d'euros).

En raison de la forte baisse du prix de porc ces derniers mois et de l'augmentation des prix des matières premières, la rentabilité de l'élevage porcin est (dans de nombreux cas) devenue déficitaire. Les réserves pour résister ne peuvent être mesurées… d’autant plus qu’une grande partie des bénéfices a été convertie en investissements dans de nouveaux sites de production. Ainsi, la conjoncture actuelle de la filière porcine chinoise souligne un besoin accru en subventions…

Source : Ifip d’après Soozhu

Russie : Toennies cède son activité à CP Foods (08 Septembre 2021)

À partir de 2022, en Russie, CP foods reprend toutes les activités (APK Don) de Toennies Fleisch. L’ensemble des outils porte sur 12 complexes de production porcine regroupant 30 000 truies, une usine d’aliment ainsi que les unités d’Agro-Soyouz TSh et Myaso-Soyouz T., soit 7 établissements de transformation de viande. Le plus grand abatteur allemand se retire ainsi totalement de la Russie.

La société thaïlandaise CP Foods double ainsi son activité en Russie, qui approchera 250 000 de tonnes de produits de viande. Le montant de la transaction est d'environ 244 millions d'euros. CP Foods s’installe ainsi au milieu du top 10 des plus importantes entreprises de viande de porc en Russie.

Source : Ifip d’après Fleischwirtschaft

Royaume-Uni : 100 000 porcs en attente d’enlèvement (06 Septembre 2021)

Les difficultés de disponibilités en main d’œuvre au Royaume-Uni (cf brève du vendredi dernier, 3 septembre), se confirment aussi pour la filière porcine anglaise. Selon DailyMail, le nombre de porcs en attente d’enlèvement dans les élevages atteint 100 000 porcs, faute de capacité d’abattage. Ce nombre augmente de 15 000 porcs chaque semaine. Le poids de carcasse augmente en moyenne. Evidemment, le déséquilibre de marché exerce une pression sur les prix du porc. Comme ailleurs, les coûts ont fortement augmenté avec la hausse des matières premières.

Source : Ifip d’après DailyMail

Royaume-Uni : la pénurie alimentaire s’accentue (03 Septembre 2021)

Les pénuries alimentaires sont à leur plus haut niveau. Le commerce de détail doit réduire considérablement la gamme de certains produits. La rupture d'approvisionnement est liée au Brexit et aux problèmes causés par la pandémie de Covid. En effet, le secteur des transports a été particulièrement touché par le non-retour de milliers de chauffeurs de camions européens. Aussi, des pénuries de main-d'œuvre se produisent également dans l'industrie de la viande, qui ne peut pas traiter l'approvisionnement en animaux, qui à son tour conduit à une insuffisance de produits pour le commerce de détail. Les grandes chaînes de restauration rapide, dont Subway et McDonald's, sont également victimes de faibles livraisons. La chaîne de restaurants Nando a dû se résoudre à fermer 50 restaurants fin août en raison d'un manque d'approvisionnement en poulet.

Source : Ifip d’après dpar

UE : les abattoirs déréférencés vers la Chine (26 Août 2021)

Dès aujourd'hui, 26 août 2021, l'abattoir des Crêts du groupe Carrel est inscrit sur la liste chinoise des outils déréférencés pour l’accès au marché. Dans le courant du mois d’août, 5 entreprises espagnoles ont perdu l'accès au marché chinois, dont Jorge (uniquement le site d’abattage The Pink Pig), Carnes Selectas de Campofrio, l'abattoir de la coopérative Guissona, l'entreprise Mafresa et un abattoir à Basella. D'autres sites pourraient subir la même sort… Un abattoir en Autriche est aussi depuis peu présent sur la liste des déréférencements.

Depuis février 2021, la société néerlandaise Van Rooi Meat a aussi perdu son agrément pour exporter vers ce marché asiatique. Pour rappel, les pays touchés par la fièvre porcine africaine (dont l’Allemagne) ne peuvent plus exporter vers la Chine.

Source : Ifip d’après service douane chinois

Etats-Unis : la réduction de la vitesse de chaîne d’abattage risque de perturber le marché ponctuellement (30 Juillet 2021)

Depuis le 29 juin 2021, une nouvelle Directive impose le retour à un maximum de 1 106 porcs abattus/heure dans les abattoirs aux Etats-Unis, alors que l'Administration Trump avait aboli cette contrainte. Le Syndicat « Union des travailleurs unis de l'alimentation et du commerce » a gagné sa contestation, arguant que la vitesse plus rapide de la chaîne d'abattage compromettait la sécurité des travailleurs. Les analystes du marché de l'Iowa State University et des National Hog Farmers estiment que la réintroduction de cette limite de cadence réduira la capacité d'abattage nationale de 2,5% à 3% par semaine. Dans six grands abattoirs, la capacité pourrait diminuer jusqu'à 25% pour retrouver la vitesse de chaîne réglementaire. Intervient alors une difficulté sur les équilibres de marché et sur l’évolution des cours du porc. En effet, si les capacités d’abattages deviennent, pendant quelques semaines par an, insuffisantes, elles conduisent à des retards d’enlèvements des porcs, puis à une volatilité accrue du prix de porc. Au quatrième trimestre 2021, l’offre attendue sera proche de la capacité théorique des abattoirs et la dépassera probablement en décembre.

L'USDA, conscient du problème, a réservé un budget de 500 millions d’euros, avec pour but principal d’améliorer la compétitivité de petites unités d’abattage locales, toutes espèces. La création de capacités d’abattage supplémentaires permettrait d’absorber le surplus ponctuel de l’offre de porcs.
Source : Ifip d’après National Hog Farmers, USDA

Pays-Bas : Gosschalk fermé depuis presque un mois (27 Juillet 2021)

Depuis le 3 juillet 2021, l'abattoir néerlandais Gosschalk a dû interrompre ses activités suite à la circulation de films de cruauté envers les animaux dans l'entreprise. L’outil a une capacité maximale de 5000 porcs par jour et environ 500 à 600 bovins. Les deux plans d'amélioration que l'entreprise a présentés à l'Autorité de sécurité des aliments et des produits de consommation (NVWA) sont considérés insuffisants pour permettre la réouverture. Quelques clients d’importance, tels que McDonald's, Boni et Albert Heijn, ont annulé leur collaboration avec l'entreprise familiale. Ainsi, depuis près d'un mois, les grands abattoirs néerlandais Vion, Westfort, Van Rooi, Compaxo et le Groupe PALI se partagent les abattages de Gosschalk, qui pour le moment, n'a aucune perspective de reprise des activités…
Source : Ifip d’après Gelderlander

Pays-Bas : DeHeus reprend Coppens (21 Juillet 2021)

En raison de l'absence d'un successeur interne approprié, la famille Coppens a récemment approché des candidats potentiels à sa reprise. La capacité de production de Coppens est estimée à 400 000 tonnes d'aliments pour porcs et volailles.

La capacité de production de l’entreprise familiale DeHeus est estimée à environ 1,3 million de tonnes d'aliments pour animaux (toutes espèces), ce qui en fait le troisième acteur du marché néerlandais, après ForFarmers et Agrifirm. Même après le rachat, DeHeus conservera la troisième position (1,7 million de tonnes), mais creusera l’écart avec les concurrents  Fransen Gerrits, AgrunieRijnvallei et VoergroepZuid.

L'intégration effective de DeHeus-Coppens aura lieu en 2022. L’entreprise disposera ainsi de 10 usines d’aliment aux Pays-Bas, avec des activités internationales.

Source : Ifip d’après PigBusiness

Chine : pertes chez les grands producteurs de porcs au 1er semestre 2021 (19 Juillet 2021)

Les forts bénéfices en 2020 laissent place à des pertes dans l'industrie porcine chinoise au premier semestre 2021. New Hope, l'une des plus grandes intégrations de l'élevage porcin chinois, a annoncé le 15 juillet que les pertes au premier semestre 2021 seraient comprises entre 400 et 450 millions d'euros. Les pertes sont dues à la forte baisse des prix du porc (environ 60 % au premier semestre 2021) et à la hausse des coûts de production, notamment des prix des aliments pour animaux, et des problèmes de santé animale, dont la résurgence de la FPA.

Source : Ifip d’après Soozhu

Allemagne : FPA dans 2 élevages de porcs biologiques (16 Juillet 2021)

Près de la frontière polonaise, dans le « land » Brandebourg, la FPA a été détectée dans 2 élevages de porcs biologiques. Les quelques 200 animaux seront abattus. Des zones de protection et de surveillance sont désormais établies autour des exploitations concernées. Le fait qu'il s'agisse d’élevages pourrait conduire à des restrictions supplémentaires sur les échanges de l’Allemagne avec les pays tiers. Depuis septembre 2020, l'Allemagne lutte contre la maladie, qui jusqu'à présent était découverte uniquement chez les sangliers. Au total, 1 561 infections ont été détectées ces derniers mois.

Source : Ifip d’après TopAgrar

Brésil : Négociations de rachat de Toennies Fleisch en cours (15 Juillet 2021)

Après plusieurs rumeurs ces derniers mois, la presse internationale informe que l'entreprise de viande brésilienne JBS est à un stade avancé de négociations pour reprendre la plus grande entreprise d'abattage de porcs allemande Toennies Fleisch. Le montant de l'acquisition serait compris entre 3,7 et 4 milliards d'euros. La décision finale pourrait être prise cet été.

Toennies possède des sites industriels en Allemagne, au Danemark, au Royaume-Uni, en France, en Pologne et en Espagne.

JBS, est le plus grand abatteur de bœuf au monde, principalement en raison de ses activités au Brésil. Dans la filière porcine, JBS est moins importante au Brésil, mais est l'un des plus gros producteurs et abatteurs des Etats-Unis. En 2019, Tulip Ltd au Royaume-Uni a été rachetée par Pilgrims, une filiale américaine de JBS, ce qui en fait le premier producteur de porcs du Royaume-Uni. Ces derniers mois, l'acquisition de Rivalea lui donne aussi une position dominante en Australie (part de marché d'environ 30 %). Avec l'acquisition de Toennies Fleisch, JBS deviendrait donc également le plus important opérateur de porcs de l'UE.

Source : Ifip d’après Bloomberg

Etats-Unis : Prop 12 s’impose en Californie à partir de 2022 (06 Juillet 2021)

La Cour suprême des États-Unis a rejeté une révision de la Prop 12. californienne. La proposition 12 établit de nouvelles normes pour le logement des animaux, y compris des exigences minimales d’espace pour les veaux de boucherie, les reproducteurs et les poules pondeuses. Les fournisseurs américains qui « exportent » vers la Californie, environ 15 % du marché américain du porc, doivent se conformer aux réglementations en matière de bien-être de la Californie d'ici janvier 2022. Les États producteurs de porcs continuent de s'opposer et l’absence de clarté retarde les investissements nécessaires. Cela pourrait entraîner une pénurie de porc en Californie l'année prochaine. De plus, les investissements dans le bien-être vont conduire à une hausse du coût de revient américain, et donc à une perte de compétitivité internationale.

 

Source : Ifip d’après AGDaily

Pays-Bas : Forte baisse des effectifs porcins (01 Juillet 2021)

Seuls 278 éleveurs de porcs néerlandais ont participé au programme subventionné de cessation d’activité porcine. Initialement, 502 s'étaient inscrits pour participer, mais 72 ne remplissaient pas les conditions et 152 se sont retirés. 163 élevages ont déjà vidé les bâtiments, dont 21 ont été démolis. Au total, cela concerne 580 447 « droits de porcs », ce qui signifie également que seul un tiers de la réduction d'azote visée est atteint. Sur la base du nombre moyen de truies par exploitation ainsi que les observations de Topigs, la diminution (liée au rachat public) du nombre de truies aux Pays-Bas se situera à environ 75 000 truies.

Cette baisse de reproducteurs n'est pas encore visible en production au premier semestre 2021 : selon les chiffres provisoires, les abattages ont augmenté de 10 %. Cela est principalement dû à la division par 2 des exportations de porcs charcutier vers l'Allemagne et à la baisse des exportations de porcelets. L'effet se matérialisera dans la seconde partie de l'année.

Source : Ifip d’après Boerderij

Allemagne : Forte baisse des effectifs porcins (29 Juin 2021)

Le cheptel porcin allemand affiche une nouvelle baisse de 3 % au recensement de mai 2021.  Les effectifs tombent à 24,6 millions de porcs. La principale diminution concerne les truies ; près de 150 000 truies de moins en un an ! soit une baisse de 8 % pour tomber à 1,6 million de reproducteurs. Le nombre de porcelets a également fortement baissé, -7%, ce qui est le résultat de la baisse du nombre de truies et aussi en raison de la diminution des importations de porcelets vivants, en provenance du Danemark et des Pays-Bas.

Le nombre d'élevages porcins s’établit à 19 800, soit un recul de 700 fermes en un an.

 

Source : Ifip d’après Destatis

Australie : QAF passe sous le drapeau de JBS (10 Juin 2021)

Le Brésilien JBS poursuit ses investissements en Australie. La société a acquis la totalité des parts de QAF à Singapore Food Group. QAF est un intégrateur australien de la production et de l'abattage porcins. L’abattoir Rivalea abat environ 1,4 million de porcs par an, soit environ un quart de la production porcine australienne. L'acquisition comprend également Oxdale Dairy Enterprise. Le montant de la transaction est évalué à 111 millions d’euros.

En 2015, JBS avait déjà acheté Primo Group, l'un des plus gros fabricants de jambon, de bacon ainsi que divers produits transformés en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Avec cette acquisition, JBS obtient en plus d’une présence dominante sur les continents sud et nord-américain, le principal opérateur australien de la filière porcine australienne.

Source : Ifip d’après WATTpoultry, AsianAgribusiness

Allemagne : Une convention collective dans le secteur de la viande (09 Juin 2021)

Fin mai, après plusieurs sessions de négociations, les syndicats, les abattoirs et transformateurs de viande ont conclu une convention collective pour l'ensemble de l'industrie allemande de la viande, qui emploie environ 160 000 salariés. 

Le salaire horaire minimum est fixé à 10,80 euros. Ce minimum évoluera à 11,00 euros à compter du 1er janvier 2022, puis à 12,30 euros en décembre 2023. En outre, des réglementations minimales uniformes sont introduites, tels la durée de travail, les congés payés et les indemnités. La convention collective de travail court jusqu'au 30 novembre 2024. Les usines de découpe et de transformation de la viande peuvent temporairement et dans une mesure limitée faire appel à des employés à temps-partiel, comme le prévoit la loi sur les conditions de travail. L'accord est soumis au Ministère du travail au 1er juin 2021.

Source : Ifip d’après Fleischwirtschaft, presse allemande

Royaume-Uni : Brexit amplifie la pénurie en main d’œuvre (04 Juin 2021)

Le Brexit a accentué le problème de disponibilité de la main d’œuvre au Royaume-Uni et risque d’aggraver cette situation à partir de juillet. L'ensemble de l'industrie anglaise de la viande emploie environ 97 000 personnes, dont 62% est originaire des pays de l'UE, notamment d'Europe de l'Est, comme la Roumanie et la Pologne. Dans un certain nombre d'entreprises, ce pourcentage s'élève à 85 %. Les travailleurs qui n'ont pas demandé la résidence permanente depuis le 1er janvier 2021 (et avant fin juin) risquent d'être expulsés du pays. Ceci devrait conduire à un manque de 10 à 12% des besoins, avec pour conséquence la contrainte pour les abattoirs et les transformateurs de viande d'ajuster leurs capacités de production.

Partout en UE, il devient de plus en plus difficile de trouver du personnel pour l'industrie de la viande, en particulier du personnel qualifié. Ainsi, les salariés « expulsés » seront probablement accueillis à bras ouverts par les entreprises de l’UE.

 

 

 

Source : Ifip d’après bmpa, presse anglaise

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