Brèves économiques internationales

Cette veille économique est structurée par pays et par date, elle traite des actualités des entreprises, échanges, réglementation... et toute information influant la compétitivité des filières porcines.

Face à la concurrence, les opérateurs français ont besoin de connaître les évolutions qui touchent les pays producteurs de porc et d'en mesurer les conséquences.

Allemagne : nouvelles règles de bien-être animal (07 Juillet 2020)

Le 3 juillet, les autorités allemandes ont adopté une nouvelle réglementation bien-être animal pour l'élevage des truies. Ceci met fin à une longue période d’incertitude pour les naisseurs. Après une période transitoire de huit ans, les truies ne pourront plus être en stalle individuelle, sauf en maternité. En moyenne, 5 m2 devraient être disponibles pour chaque truie en période d’insémination. Dans la période de 8 ans, le permis de construire doit être déposé et les investissements réalisés. Pour la maternité, la période transitoire reste de 15 ans, mais la contention des truies dans une stalle ne sera plus autorisée que pendant 5 jours. Les cases de mises bas devraient être de 6,5 m2 après la période de transition.

Les producteurs de truies qui abandonnent la production doivent soumettre une déclaration correspondante dans les trois ans. Après cela, ils seront autorisés à détenir les truies sous leur ancienne forme pendant encore deux ans.

L'Allemagne a dégagé un budget de 300 millions d'euros pour financer ces adaptations. A suivre…

Source : Ifip d’après TopAgrar

Pays-Bas : 4 sites d’abattage doivent interrompre les exportations vers la Chine (01 Juillet 2020)

La Covid-19 continue de jouer un rôle perturbateur sur le marché européen de la viande de porc. Depuis le dimanche 28 juin, la Chine a interdit à 4 abattoirs néerlandais d'exporter, 2 sites de Vion, l'abattoir de Van Rooi Meat et de Westfort. Une raison claire n'a pas été explicitement indiquée, mais  des infections Covid-19 ont été recensées parmi le personnel de ces abattoirs. La durée de l’interdiction est également inconnue. La Chine enquête sur les origines de la nouvelle vague d'infections dans le pays.

De plus, en Allemagne, la fermeture du plus grand outil d’abattage de l’UE, Toennies à Rheda, reste d’actualité et crée une tension sur le marché du porc. 

 

Source : Source : Ifip d’après Boerderij, Foodlog

Allemagne : Baisse des effectifs en Rhénanie et à Bade-Wurtemberg (22 Juin 2020)

Dans l’État fédéral allemand en Rhénanie du Nord-Westphalie (NRW), la population porcine a diminué de 4,3 % en mai 2020 par rapport à mai 2019 pour atteindre 6,64 millions d'animaux. NRW est la deuxième région de production porcine en Allemagne, derrière Niedersachsen. Le nombre de truies a diminué au même rythme (- 3,4%). Pour la quatrième année consécutive, le nombre d'éleveurs de porcs a baissé (- 6,4 %) et tombe à 6400.

Dans le Bade-Wurtemberg, le cheptel porcin était inférieur de 2 % en mai 2020 comparé à mai 2019. Le nombre de truies a diminué de 2,4%. D’autres  "lander" vont publier leurs effectifs porcins dans les semaines à venir.

Source : Ifip d’après Proplanta

Allemagne : Baisse des effectifs en Rhénanie et à Bade-Wurtemberg (22 Juin 2020)

Dans l’État fédéral allemand en Rhénanie du Nord-Westphalie (NRW), la population porcine a diminué de 4,3 % en mai 2020 par rapport à mai 2019 pour atteindre 6,64 millions d'animaux. NRW est la deuxième région de production porcine en Allemagne, derrière Niedersachsen. Le nombre de truies a diminué au même rythme (- 3,4%). Pour la quatrième année consécutive, le nombre d'éleveurs de porcs a baissé (- 6,4 %) et tombe à 6400.

Dans le Bade-Wurtemberg, le cheptel porcin était inférieur de 2 % en mai 2020 comparé à mai 2019. Le nombre de truies a diminué de 2,4%. D’autres  "lander" vont publier leurs effectifs porcins dans les semaines à venir.

Source : Ifip d’après Proplanta

Allemagne : Tönnies ferme son abattoir à Rheda-Wiedenbrück (18 Juin 2020)

Après confirmation de nombreux employés testés positifs au Covid-19 (quatre sur cinq employés), Tönnies Fleisch à Rheda-Wiedenbrück a ​​été contraint de fermer son outil d'abattage le 17 juin. Tous les employés infectés et leurs contacts directs sont mis en quarantaine. Les autorités détermineront quand l'entreprise pourra reprendre ses activités.

Le groupe Tönnies abat environ 60 000 porcs par jour, dont près de la moitié à Rheda. En Allemagne, Tönnies représente plus de 20% de la capacité d'abattage.

Source : Ifip d’après Toennies Fleisch

Chine : construction d’élevages porcins proches des villes (15 Juin 2020)

Pour contrer le ravage de la FPA, le gouvernement chinois donne la permission aux grandes sociétés de production porcines de construire de grandes fermes proches des zones urbaines. Ainsi, le pays donne la priorité à la sécurité alimentaire plutôt qu'aux préoccupations environnementales, qui ont été particulièrement importantes ces dernières années. Pour accélérer les constructions, les grandes villes proposent des parcelles à destination de complexes de production, souvent sur plusieurs étages. Les problèmes d'odeur entraîneront des investissements supplémentaires. Proches d’autres activités économiques, la biosécurité sera également moins garantie, mais le transport d'animaux sur de longues distances sera réduit. Les coûts de production devraient augmenter en raison d'investissements plus lourds.

Source : Ifip d’après Reuters

Pays-Bas : 407 élevages validés pour arrêter la production porcine (12 Juin 2020)

Le gouvernement néerlandais a doublé le budget pour permettre la cessation d’activité des 407 élevages de porcs qui correspondent aux conditions des programmes d’assainissement des porcs (Cf Brève du 21 février 2020). Ainsi, le montant initial de 180 millions d'euros a été porté à 455 millions d'euros. 

Sur les 502 fermes initiales, 10 se sont retirées et 85 ne remplissaient pas les conditions requises, celles-ci seront contactées pour trouver une solution personnalisée afin de pouvoir arrêter la production porcine.

Au total, 910 645 droits de porc seront retirés du marché, dont 802 243 dans le sud des Pays-Bas. Sur le total de 407 élevages, 176 sont des engraisseurs, 133 des naisseurs et 80 des naisseurs-engraisseurs, le reste entre dans une catégorie « autres ».

En principe, dès réception de la validation, les producteurs participants auront 8 mois pour vider leur élevage et ensuite 6 mois pour effectuer la démolition des bâtiments.

Source : Ifip d’après Varkens.nlp

Allemagne : Hausse du potentiel d’exportation vers la Chine (10 Juin 2020)

Selon Toennies Fleisch, les entreprises allemandes d’abattage peuvent dès maintenant (mai 2020) exporter de la viande de porc vers la Chine provenant des porcelets et porcs charcutiers nés au Danemark ou aux Pays-Bas. Chaque année, l'Allemagne importe plus de 11 millions de porcelets et 2 à 3 millions de porcs charcutiers. Cet assouplissement des autorités chinoises augmente considérablement les disponibilités de viandes exportables au départ de l'Allemagne, dont les plus modestes abattoirs notamment, peuvent tirer profit.

Indirectement, les naisseurs danois et néerlandais bénéficient également de cette évolution, car les porcs engraissés en Allemagne peuvent être mieux commercialisés sur les marchés internationaux.

Source : Ifip d’après Boerderij

Pays-Bas : L'abattoir Van Rooi Meat fermé jusqu’au 17 juin (05 Juin 2020)

La situation dans le secteur néerlandais de l'abattage reste alarmante. En raison de la contamination des employés par le virus Covid-19, il a finalement été décidé le 4 juin de fermer l'abattoir Van Rooi Meat jusqu'au 17 juin. L'abattoir traite entre 50 et 55 000 porcs chaque semaine.

A l’abattoir de Vion à Boxtel, le plus grand site des Pays-Bas, des employés ont également été testés positifs. L'entreprise peut continuer de fonctionner pour le moment. L'abattoir de Vion à Groenlo a repris ses activités le 4 juin.

Source : Ifip d’après Fleischwirtschaft

Brésil : le secteur de la viande fortement touché par le Covid-19 (04 Juin 2020)

Selon le ministère de la Santé brésilien, plus d'un quart des contaminations au Covid-19 ont lieu dans l'industrie de la viande, dans l'État de Rio Grande do Sul. Cette région emploie au total 50 000 personnes dans ce secteur. Les employés infectés ont été détectés dans 24 abattoirs de la région. Plusieurs entreprises ont dû interrompre temporairement leurs activités. Selon le ministère de l'Agriculture, le pays compte 446 abattoirs-découpeurs, dont 194 de bœuf, 148 de volaille, 90 de porcs et 14 (autres viandes). Les 2 plus grandes sociétés sont JBS SA et BRF SA. Le Brésil compte plus de 500 000 cas de Covid-19 et près de 30 000 décès.

 

Source : Source : Ifip d’après Reuters

Allemagne : Hausse du potentiel d’exportation vers la Chine (29 Mai 2020)

Selon Toennies Fleisch, les entreprises allemandes d’abattage peuvent dès maintenant (mai 2020) exporter de la viande de porc vers la Chine provenant des porcelets et porcs charcutiers nés au Danemark ou aux Pays-Bas. Chaque année, l'Allemagne importe plus de 11 millions de porcelets et 2 à 3 millions de porcs charcutiers. Cet assouplissement des autorités chinoises augmente considérablement les disponibilités de viande exportables au départ de l'Allemagne, dont les plus modestes abattoirs notamment peuvent tirer profit. Indirectement, les naisseurs danois et néerlandais bénéficient également de cette évolution, car les porcs engraissés en Allemagne peuvent être mieux commercialisés sur les marchés internationaux.
Source : Ifip d’après Boerderij

Pays-Bas : Abattoir Van Rooij Meat fermé jusqu’au 3 juin (29 Mai 2020)

L'abattoir Van Rooij aux Pays-Bas ferme ses portes  le vendredi 29 mai et pourrait reprendre ses activités le mercredi 3 juin : de nombreux employés (1 sur 6) ont été testés positifs au Covid-19. Les employés infectés sont mis en quarantaine pendant 14 jours. Selon Van Rooij, les règles prescrites par le RIVM sont respectées depuis mars et des recherches devront être menées sur la relation entre les températures dans les abattoirs et la propagation de Covid-19. Van Rooij abat environ 10000 porcs par jour.

Source : Ifip d’après radio Brabant

Pays-Bas : Vion a ré-ouvert son outil d'abattage à Apeldoorn (28 Mai 2020)

L'abattoir de Vion à Apeldoorn a repris les abattages. Tôt ce matin, le personnel est arrivé avec des masques et dans des autocars permettant la distanciation sociale. L'outil fonctionne à sa cadence habituelle.

Hier, les autorités sanitaires (VWA) ont imposé l’arrêt de fonctionnement de l’outil, suite au non-respect des règles (Cf brève du 27 mai).

Source : Ifip d’après DS (de stentor)

Pays-Bas : Fermeture de l’abattoir Vion à Apeldoorn (27 Mai 2020)

Vion a fermé son outil d'abattage à Apeldoorn ce mercredi. Selon l’autorité néerlandaise de la sécurité des aliments (VWA), les employés étaient transportés dans des mini-bus sans respecter les mesures de distanciation sociale, la sécurité du personnel n'étant donc plus garantie. La durée de la fermeture est encore inconnue.

Tout comme l'Allemagne, la majorité des employés de l’industrie néerlandaise de la viande sont d’origine polonaise et roumaine.

Apeldoorn abat 8 % de l’offre de porcs néerlandaise. Vion ne semble pas avoir d'alternative pour l'abattage des porcs sur d’autres sites aux Pays-Bas, étant donné que l’abattoir de Groenlo, un autre site de Vion est fermé depuis le vendredi 22 mai. 

 

Source : Ifip d’après NU.nl

Allemagne : Fin des contrats d’intérim dès 2021 dans le secteur de la viande (25 Mai 2020)

Le secteur de la viande allemande a été soumis à rude épreuve ces dernières semaines en raison de multiples contaminations de Covid-19 dans les outils d’abattage. Les critiques politiques et de l’opinion publique pointent sur l’absence des contrats de travail, les conditions de travail déplorables et les mauvaises situations de logement. Le gouvernement allemand a décidé d'intervenir avec de nouvelles règles plus strictes qui seront contrôlées à l'avenir.

A partir de janvier 2021, les travailleurs temporaires (intérimaires sous contrat d’un employeur intermédiaire) ne seront plus autorisés dans l'industrie de la viande allemande. Cela signifie que les employés devront tous avoir un contrat de travail avec l'abattoir quelle que soit leur nationalité.

Les enregistrements de temps de travail seraient rendus obligatoires et les contrôles renforcés. L’amende pour non-respect du temps de travail pourrait atteindre 30 000 euros. Selon la Fédération des Industries de la Viande (VDF), les abattoirs verraient leurs coûts d’exploitation augmenter et l'une des conséquences éventuelles seraient  la migration de certaines activités vers l'Europe de l'Est.

 

Source : Ifip d’après TopAgrar, BMEL

Allemagne : Fin des contrats d’intérim dès 2021 dans le secteur de la viande (25 Mai 2020)

Le secteur de la viande allemande a été soumis à rude épreuve ces dernières semaines en raison de multiples contaminations de Covid-19 dans les outils d’abattage. Les critiques politiques et de l’opinion publique pointent sur l’absence des contrats de travail, les conditions de travail déplorables et les mauvaises situations de logement. Le gouvernement allemand a décidé d'intervenir avec de nouvelles règles plus strictes qui seront contrôlées à l'avenir.

A partir de janvier 2021, les travailleurs temporaires (intérimaires sous contrat d’un employeur intermédiaire) ne seront plus autorisés dans l'industrie de la viande allemande. Cela signifie que les employés devront tous avoir un contrat de travail avec l'abattoir quelle que soit leur nationalité.

Les enregistrements de temps de travail seraient rendus obligatoires et les contrôles renforcés. L’amende pour non-respect du temps de travail pourrait atteindre 30 000 euros. Selon la Fédération des Industries de la Viande (VDF), les abattoirs verraient leurs coûts d’exploitation augmenter et l'une des conséquences éventuelles seraient  la migration de certaines activités vers l'Europe de l'Est.

 

Source : Ifip d’après TopAgrar, BMEL

Etats-Unis (13 Mai 2020)

Selon le NPPC, l'Organisation des Eleveurs de Porcs aux États-Unis, la capacité d'abattage au cours de la première semaine de mai tournait autour de 68 % seulement. En effet, plusieurs abattoirs ont été fermés suite à la contamination au Covid-19. Chaque jour, 170 000 porcs ne peuvent être abattus. L’organisation estime qu'environ 10 millions de porcs devront être euthanasiés d’ici septembre, ce qui provoquera un lourd impact émotionnel et financier vis-à-vis des éleveurs de porcs. Le NPPC demande une compensation financière à l’USDA de presque 1,2 milliard de dollars pour soutenir les producteurs. Selon ce scénario, en 2020, au lieu d'une augmentation de 5 % de la production américaine, elle baisserait d'environ 2 % par rapport à 2019.

Source : Ifip d’après Nationalhogfarmer

Allemagne : Westfleisch suspend l’abattage à Coesfeld dû au Covid-19 (11 Mai 2020)

L'abattoir de Westfleisch à Coesfeld est fermé depuis le vendredi 8 mai car plus de 250 employés sur un total de 1200 ont été testés positifs au Covid-19. D’autres entreprises telles que Mueller Fleisch et Vion doivent faire face à la réduction d'activité. Plusieurs cantons allemands (en Rhénanie du Nord-Westphalie et en Schleswig-Holstein)  viennent de ré-introduire le Lockdown. Les tests sont effectués auprès du personnel dans plusieurs outils d’abattage, qui comptent une partie prépondérante d’employés de l’Europe centrale.

Ainsi, l’offre de porcs dépasse ponctuellement la demande des abatteurs. L’incertitude accroît la pression sur le marché porcin et sur les prix...

Source : Ifip d’après AdHocNews

Chine : Création d’un marché à terme (07 Mai 2020)

Un marché à terme pour les porcs va être lancé en Chine. Le marché est géré depuis Dalian Commodity Exchange (DCE). Dalian accueille également d'autres « future markets » pour des produits tels que le soja, le maïs, le riz et les œufs.

L'objectif est d'aider les grandes exploitations/intégrations porcines (dont le chiffre d'affaires dépasse 1 milliard CNY (130 milliards d'euros)) à mieux gérer les risques de marché, tout en favorisant le développement du secteur. De plus, il doit conduire à moins de transport d’animaux sur de longues distances, limitant ainsi la propagation de la FPA et autres maladies. Les prix devraient être moins volatiles.

Chaque participant au marché à terme doit disposer d’une autorisation.

Source : Ifip d’après TopAgrar

Union européenne : Vers l’application du Nutri-Score en Europe ? (06 Mai 2020)

Fin avril, une quarantaine de signataires parmi lesquels des groupes agroalimentaires (Fleury Michon, Nestlé), des associations de consommateurs, des distributeurs, des universitaires et des députés ont adressé à la commission européenne une demande afin de rendre obligatoire le Nutri-Score. La crise sanitaire a mis en avant l’importance de la santé alors qu’un adulte sur deux est obèse ou en surpoids en Europe. Selon les signataires, le caractère actuellement facultatif de cet étiquetage ne permet pas d’en exploiter toutes les potentialités. Pourtant, les recherches conduites dans plusieurs pays en montrent les effets positifs pour « aider les consommateurs à comparer la qualité nutritionnelle des aliments dans une gamme de produits déterminés et à faire des choix plus sains au supermarché ».

Source : Ifip d’après la presse française

Allemagne : Malgré le COVID-19, Müller Fleisch poursuit sa production (29 Avril 2020)

En Allemagne, Müller Fleisch a été gravement touché par le coronavirus. Environ 300 employés (dont plus de 200 Roumains) ont été testés positifs au Covid-19. Au total, l'entreprise compte 1100 employés dont 500 Roumains.

Malgré la maladie, l'entreprise continue de respecter ses obligations, tant pour l'approvisionnement des porcs que pour les livraisons des clients.

Müller Fleisch occupe le 5ème rang dans le Top 10 des abatteurs allemands avec une activité de plus de 2 millions de porcs par an.

 

Source : Ifip d’après Schwarzwälder-Bote

Etats-Unis : le COVID-19 sature le secteur d’abattage (16 Avril 2020)

Deux grands abattoirs de porcs ont été fermés aux États-Unis cette semaine (pour une durée de plusieurs semaines), les entreprises traitent ensemble 30 000 porcs par jour. Cette fermeture génère des problèmes car la capacité d'abattage était déjà utilisée à plein régime. Les prix des porcs ont chuté rapidement de 35 %. Les éleveurs de porcs sont confrontés à une décision difficile ; livrer maintenant (mais où? et à bas prix) ou suspendre les livraisons. De nombreux producteurs mettent désormais les porcs à un régime alimentaire lent, avec moins de protéines, pour limiter leur croissance. Pourtant ... les élevages se remplissent car l’approvisionnement en porcelets continue.

Même si les abattoirs ré-ouvrent dans une à deux semaines, il faudra encore un certain temps pour résorber l’offre. Fin avril, il y aura un « bouchon » d’approvisionnement d’au moins un demi-million de porcs ! Du côté de la demande, les exportations restent "très bonnes", notamment vers la Chine.

 

Source : Ifip d’après National Hog Farmer

Etats-Unis : le COVID-19 sature le secteur d’abattage (16 Avril 2020)

Deux grands abattoirs de porcs ont été fermés aux États-Unis cette semaine (pour une durée de plusieurs semaines), les entreprises traitent ensemble 30 000 porcs par jour. Cette fermeture génère des problèmes car la capacité d'abattage était déjà utilisée à plein régime. Les prix des porcs ont chuté rapidement de 35 %. Les éleveurs de porcs sont confrontés à une décision difficile ; livrer maintenant (mais où? et à bas prix) ou suspendre les livraisons. De nombreux producteurs mettent désormais les porcs à un régime alimentaire lent, avec moins de protéines, pour limiter leur croissance. Pourtant ... les élevages se remplissent car l’approvisionnement en porcelets continue.

Même si les abattoirs ré-ouvrent dans une à deux semaines, il faudra encore un certain temps pour résorber l’offre. Fin avril, il y aura un « bouchon » d’approvisionnement d’au moins un demi-million de porcs ! Du côté de la demande, les exportations restent "très bonnes", notamment vers la Chine.

 

Source : Ifip d’après National Hog Farmer

Pays-Bas : baisse de l’offre compensée par l’alourdissement des carcasses (14 Avril 2020)

D'après les derniers chiffres du RVO, les abattages de porcs aux Pays-Bas ont augmenté de 0,6 % (+23 000 porcs) au premier trimestre 2020 par rapport à la même période de 2019, pour atteindre un peu plus de 4 millions de porcs. Cependant, l'offre totale diminue, car les exportations de porcs charcutiers ont diminué de plus de 100 000 animaux. Le poids d’abattage a augmenté en moyenne de plus de 1 kg au cours de la même période et dépasse ainsi 100 kg.

Source : Ifip d'après RVO

Pologne : une nouvelle contamination FPA proche de Poznan (08 Avril 2020)

Deux semaines après un foyer de FPA dans l'ouest de la Pologne (24 000 porcs, dont 8 000 truies ; voir brève 25 mars), un site d’engraissement de 10 000 porcs est désormais touché. Les porcelets achetés provenaient de la ferme précédemment affectée. Cette fois, l'exploitation se trouve au milieu de la zone de concentration de production, proche de Poznan. Cela pourrait avoir un impact sur les échanges polonais avec les pays de l'UE.

Source : Ifip d’après TopAgrar

Etats-Unis : Tyson ferme un abattoir pour une semaine (07 Avril 2020)

Tyson, l'un des principaux abattoirs de porcs des États-Unis, a dû fermer son abattoir de Columbus Jonction (dès le 6 avril 2020) après le diagnostic de plus de 25 employés contaminés par le Covid 19. Les porcs sont repris par d'autres abattoirs du groupe, mais les éleveurs de porcs sont préoccupés par les ventes. L'offre de porcs est très élevée et la capacité d'abattage devient insuffisante. Selon Reuters, le prix du porc a baissé de 27 % en une semaine. La demande nationale a fortement chuté en raison de la fermeture des restaurants et du « lockdown ».

Source : Ifip d’après Farm journal’s Pork, Reuters

Canada : Olymel ferme un abattoir pour 14 jours (06 Avril 2020)

L’abatteur Canadien Olymel, appartenant au groupe Sollio (anciennement La Coop Fédérée), a dû fermer, depuis le 29 mars, son outil de Yamachiche, au Québec, après que neuf employés soient contaminés par le COVID-19. La fermeture temporaire affecte environ 1000 employés. En conséquence, l’entreprise souhaite réduire provisoirement son approvisionnement de porcs provenant d’Ontario, la province voisine. Une « clause de force majeure » permettrait de rompre le contrat avec les éleveurs. A suivre…

Source : Ifip d’après RealAgriculture News

Allemagne : LFD-holding passe dans les mains d’un investisseur Suisse (27 Mars 2020)

En Allemagne, la LFD holding (Landwirtschaftliche Ferkelzucht Deutschland – anciennement Straathof) a été vendue à un investisseur suisse. La plus grande ferme de naissage d'Allemagne compte environ 55 000 truies. L'entreprise dispose de également de 250 000 places de porcelets et 15 000 places d’engraissement. L’excédent de porcelets est vendu en Allemagne et en Pologne. Le groupe dispose également de 10 stations de biogaz, d'une puissance de 7 mégawatts. Les entreprises sont situées dans le nord et l'est de l'Allemagne. L'entreprise compte environ 400 employés.

Source : Source Ifip d’après TopAgrar

Pologne : Fièvre Porcine Africaine (25 Mars 2020)

Une grande exploitation porcine comptant environ 8 000 truies a été affectée par la FPA dans l'ouest de la Pologne, à moins de 70 km de la frontière allemande. La ferme compte au total 24 000 porcs.

Source : Ifip d’après TopAgrar

UE : L'origine des viandes en restauration hors domicile rendue obligatoire (20 Mars 2020)

Lancée par le gouvernement mi-octobre 2019, la concertation sur un projet de décret visant à rendre obligatoire l'étiquetage de l'origine de la viande servie en restauration hors foyer a fait l’objet début mars d’un accord de principe de la Commission européenne. Cet accord intervient au moment où le Sénat vient d’adopter ;la proposition de loi sur l’information sur les produits agricoles et alimentaires. Actuellement en restauration, seule la viande bovine est actuellement concernée par l’obligation d’affichage de l’origine. Il s’agit donc d’une extension de la disposition aux viandes porcines, ovines et de volaille. Ce décret devrait, après un dernier passage à l’Assemblée Nationale le 8 avril, entrer en vigueur au début de l’été alors qu’une mise en place était attendue dès le 1er avril.
Source : Les Marchés

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