Brèves économiques internationales

Cette veille économique est structurée par pays et par date, elle traite des actualités des entreprises, échanges, réglementation... et toute information influant la compétitivité des filières porcines.

Face à la concurrence, les opérateurs français ont besoin de connaître les évolutions qui touchent les pays producteurs de porc et d'en mesurer les conséquences.

Australie : QAF passe sous le drapeau de JBS (10 Juin 2021)

Le Brésilien JBS poursuit ses investissements en Australie. La société a acquis la totalité des parts de QAF à Singapore Food Group. QAF est un intégrateur australien de la production et de l'abattage porcins. L’abattoir Rivalea abat environ 1,4 million de porcs par an, soit environ un quart de la production porcine australienne. L'acquisition comprend également Oxdale Dairy Enterprise. Le montant de la transaction est évalué à 111 millions d’euros.

En 2015, JBS avait déjà acheté Primo Group, l'un des plus gros fabricants de jambon, de bacon ainsi que divers produits transformés en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Avec cette acquisition, JBS obtient en plus d’une présence dominante sur les continents sud et nord-américain, le principal opérateur australien de la filière porcine australienne.

Source : Ifip d’après WATTpoultry, AsianAgribusiness

Allemagne : Une convention collective dans le secteur de la viande (09 Juin 2021)

Fin mai, après plusieurs sessions de négociations, les syndicats, les abattoirs et transformateurs de viande ont conclu une convention collective pour l'ensemble de l'industrie allemande de la viande, qui emploie environ 160 000 salariés. 

Le salaire horaire minimum est fixé à 10,80 euros. Ce minimum évoluera à 11,00 euros à compter du 1er janvier 2022, puis à 12,30 euros en décembre 2023. En outre, des réglementations minimales uniformes sont introduites, tels la durée de travail, les congés payés et les indemnités. La convention collective de travail court jusqu'au 30 novembre 2024. Les usines de découpe et de transformation de la viande peuvent temporairement et dans une mesure limitée faire appel à des employés à temps-partiel, comme le prévoit la loi sur les conditions de travail. L'accord est soumis au Ministère du travail au 1er juin 2021.

Source : Ifip d’après Fleischwirtschaft, presse allemande

Royaume-Uni : Brexit amplifie la pénurie en main d’œuvre (04 Juin 2021)

Le Brexit a accentué le problème de disponibilité de la main d’œuvre au Royaume-Uni et risque d’aggraver cette situation à partir de juillet. L'ensemble de l'industrie anglaise de la viande emploie environ 97 000 personnes, dont 62% est originaire des pays de l'UE, notamment d'Europe de l'Est, comme la Roumanie et la Pologne. Dans un certain nombre d'entreprises, ce pourcentage s'élève à 85 %. Les travailleurs qui n'ont pas demandé la résidence permanente depuis le 1er janvier 2021 (et avant fin juin) risquent d'être expulsés du pays. Ceci devrait conduire à un manque de 10 à 12% des besoins, avec pour conséquence la contrainte pour les abattoirs et les transformateurs de viande d'ajuster leurs capacités de production.

Partout en UE, il devient de plus en plus difficile de trouver du personnel pour l'industrie de la viande, en particulier du personnel qualifié. Ainsi, les salariés « expulsés » seront probablement accueillis à bras ouverts par les entreprises de l’UE.

 

 

 

Source : Ifip d’après bmpa, presse anglaise

Allemagne : les éleveurs signent des contrats avec les abatteurs (02 Juin 2021)

Les éleveurs de porcs allemands signent de plus en plus de contrats de livraison/commercialisation de porcs avec des abattoirs.

En raison de la crise Covid-19 et des perturbations ponctuelles des capacités d'abattage, de nombreux éleveurs de porcs n'ont pas pu livrer leurs animaux aux abattoirs, notamment au cours du second semestre 2020, conduisant à un important retard d’enlèvement. En concluant un contrat avec des négociants de porcs ou des abattoirs, une garantie de vente leur est offerte dans le futur. Les contrats d'approvisionnement ne sont pas nouveaux, mais ils ne couvraient qu'une petite partie de l'offre allemande. Cela est en train de changer rapidement.

Les 3 plus grands groupes d’abattage allemands dominent 58% des abattages nationaux de porcs. Toennies Fleisch, premier abatteur de l’Allemagne avec 31% de l’activité nationale, s'approvisionne désormais pour environ les deux tiers de son besoin sur la base d'un contrat d'approvisionnement et d'achat, principalement des contrats annuels.

En raison de la baisse de la production allemande et également de la forte diminution des importations de porcelets et de porcs charcutiers, les abattoirs exercent une pression supplémentaire sur les éleveurs de porcs pour qu'ils signent un contrat de livraison.

Le démarrage de la 3ème phase de programmation de la réglementation sur le bien-être animal (Initiative Tierwohl - ITW) leur offre une opportunité de pression supplémentaire. En effet, à partir du 1er juillet 2021, les abatteurs verseront une « prime ITW » de 5,28 euros par porc directement à l'éleveur, souvent sous condition d’avoir signé un contrat. Du point de vue des transformateurs de viande et de la distribution, seul un approvisionnement contractuel apportera une fiabilité suffisante dans la chaîne d'approvisionnement.

Les termes de contrats sur le paiement, la durée et les volumes, la renégociation… ne sont pas connus. Cependant, selon ISN, plus de contrats de livraison/commercialisation signifient que les prix du marché habituels perdent leur représentativité.

Source : Ifip d’après AgrarHeute, ISN

Danemark : Hausse des effectifs en mars (12 Mai 2021)

Au Danemark, le cheptel porcin continue de croître. Le dernier sondage des effectifs a été effectué en mars 2021, montrant que le total comptait 13,15 millions de porcs, soit une augmentation de plus de 3% par rapport à mars 2020. Toutes les catégories d'animaux sont en augmentation. L'offre immédiate va augmenter de près de 9%, ce qui se traduit par une croissance nette des abattages dans le pays. En effet, au lieu d'exporter des porcelets, plusieurs élevages engraissent plus de porcs. Cela s’explique par une diminution de la demande de porcelets en Allemagne, depuis qu’elle est touchée par la FPA.

Le nombre de truies a augmenté de 1,1% en un an, pour atteindre 1,285 million d'animaux, près du niveau le plus élevé des 10 dernières années. Le nombre de truies saillies se stabilise au niveau de l'année dernière.

Ainsi, on peut supposer que le nombre d'abattages au Danemark augmentera considérablement en 2021.

Source : Ifip d’après LF

Pologne : Arrêt massif des producteurs de porcs (10 Mai 2021)

La Pologne semble avoir entamé une restructuration radicale de l'élevage porcin. Environ 23 000 éleveurs de porcs, dont principalement des éleveurs de basse-cour, ont abandonné leur production ces derniers mois. On estime que ce mouvement d’arrêt représente une diminution d'environ 20% du cheptel porcin. La poursuite de la propagation de la fièvre porcine africaine (FPA) en Pologne et la faible rentabilité de la production en raison de coûts élevés de l’aliment, malgré la récente reprise des prix de porcs, en sont à l'origine.

 

Source : Ifip d’après TopAgar

Pays-Bas : baisse des exportations de porcs charcutiers vers l’Allemagne (27 Avril 2021)

Au cours des 15 premières semaines de 2021 (1er janvier au 16 avril), les exportations néerlandaises de porcs charcutiers ont chuté de près de moitié à 230 000 animaux en raison de la forte baisse des flux vers les abattoirs en Allemagne, qui représentent environ 90% du total. Il n'y a pas de compensation vers d'autres destinations.

Sur la même période, les exportations de porcelets restent au niveau de 2020 soit près de 2 millions de porcelets. La moitié est envoyée en Allemagne, ce qui représente une baisse de 14% au cours des 15 premières semaines de 2021. La Belgique, l'Italie et la Pologne achètent également moins de porcelets. La diminution vers ces destinations a été compensée par l'Espagne, qui a importé 200 000 porcelets supplémentaires en provenance des Pays-Bas, pour un total de 523 000 têtes. D'autres destinations gagnent en importance comme la Roumanie et l'Autriche.

Source : Ifip d’après RVO

Vietnam : La FPA domine toujours (23 Avril 2021)

Depuis deux ans maintenant, le Vietnam est infecté par la FPA. De nouvelles contaminations se produisent encore régulièrement, en particulier dans les fermes avec une faible biosécurité et les fermes de basse-cour.

En raison des prix élevés des porcelets, de nombreux engraisseurs ont démarré le naissage, mais en raison d'un manque de connaissances, la productivité est faible et les pertes sont élevées, et en plus, financièrement beaucoup plus dévastatrices lors d’une nouvelle infection. La rentabilité des élevages familiaux est faible : des taux de réinfection élevés, des coûts de prévention élevés (investissement dans la biosécurité), des coûts élevés de l'aliment. Ces éléments retardent la reconstruction de la production.

De grandes entreprises telles que De Heus, Japfa et Mavin développent l'élevage dans les zones reculées. En raison d'une bonne biosécurité et d'une nutrition professionnelle, ces fermes deviendront les principaux fournisseurs de porcelets.

La perte de production entraîne une augmentation des importations de viande de porc. En 2020, le volume total est passé à 200 000 tonnes, dont plus de la moitié sont des viandes de porc congelés et un quart des abats et co-produits. Les 2 premiers mois de 2021 montrent une augmentation des importations de 46%.

Source : Ifip d’après AsianbAgribiz

Brésil : JBS reprend Vivera aux Pays Bas (21 Avril 2021)

L’entreprise néerlandaise Vivera, 3e entreprise européenne de production de substitut de la viande, sera reprise par le Brésilien JBS, sous condition de la validation de son Conseil d'Administration et des autorités de la concurrence. JBS est déjà présent au Brésil (Seara Incrível) et aux Etats-Unis (Planterra OZO) dans la production de produits alternatifs à la viande. Aux États-Unis, JBS est leader sur le marché des hamburgers végétaux.

Vivera commercialise plus de 50 produits de substitut de viande à base végétale, vendus dans 25 pays de l’UE. L’entreprise compte trois usines, un laboratoire et un centre de développement aux Pays-Bas. Elle emploie presque 400 personnes. Le montant de l’acquisition s’élève à 341 millions d’euros.

Source : Ifip d’après Vivera

Pays-Bas : l’alimentation porcine mise sur la circularité (19 Avril 2021)

Selon l’Organisation des Producteurs de Porcs Néerlandais (POV) et Nevedi (Association néerlandaise de l’industrie de l’alimentation animale), 65 % de l'alimentation des porcs est déjà constituée de coproduits issus de l’industrie de l’alimentation humaine. En effet, aux Pays-Bas, les coproduits de pommes de terre (épluchures), de céréales de brasserie ou bien les pertes de boulangeries et biscuiteries ont toujours été des matières premières valorisées en alimentation porcine.

Afin de diminuer son empreinte carbone et avec le développement de l’offre de coproduits, le secteur néerlandais de l’alimentation porcine souhaite accentuer l’économie circulaire en portant la part des coproduits jusqu’à 90-95 % de l’alimentation. En effet, l’empreinte carbone de ces matières premières est jusqu'à dix fois inférieure à celle du blé ou du maïs. Certaines entreprises néerlandaises proposent déjà des gammes d’aliments porcins issus à 100 % de l’économie circulaire. Le plus grand défi est d’obtenir une teneur en protéines correcte dans l'aliment. L’autorisation en cours par la Commission européenne de l’utilisation des protéines animales transformées (PAT) de volailles dans l’alimentation des porcs a été identifiée comme piste intéressante.

Source : Ifip d’après Boerderij

Allemagne : Six mois de Fièvre Porcine Africaine (12 Avril 2021)

La Fièvre Porcine Africaine est désormais présente depuis plus de 6 mois en Allemagne de l'Est, dans les länder de Brandebourg et de Saxe. Le nombre d'infections de sangliers s’élève à 958 cas. Ces dernières semaines, les nouveaux cas sont tous survenus dans les zones centrales, ne nécessitant pas une extension de la zone de surveillance. Aucun élevage de porc n'a été contaminé à ce jour.

La construction d'une clôture permanente le long de la frontière entre le Brandebourg, la région la plus touchée et la Pologne, est en voie d'achèvement. De plus, une zone blanche de quelques kilomètres de large dans laquelle tous les sangliers sont chassés, doit être introduite. Cela nécessite la levée de quelques problèmes techniques et juridiques, sur lesquels la Commission doit également s’exprimer.

En Pologne, de nombreuses nouvelles contaminations restent d’actualité.

Source : Ifip d’après ISN

Allemagne : Toennies enregistre une baisse de son chiffre d’affaires en 2020 (07 Avril 2021)

Tönnies Fleisch, le plus grand abattoir européen (20,8 millions de porcs en 2020), a atteint un chiffre d'affaires annuel de 7,05 milliards d'euros en 2020, soit une baisse de 3% par rapport à 2019. Ceci est principalement dû à la baisse du prix du porc. De plus, l'abattoir, comme beaucoup d'autres entreprises dans l’UE, a été confronté aux réductions de capacités en raison des contaminations et les règles autour de la Covid-19.

Ainsi, en Allemagne, l'activité d'abattage de Tönnies a baissé de 2% à 16,3 millions de porcs. Dans les autres pays de l'UE, le groupe a abattu 4,5 millions de porcs.

Tönnies dispose de 29 sites de production, dont 19 en Allemagne, 2 au Danemark, 3 en Pologne, 1 en France, 1 en Espagne et 3 au Royaume-Uni.

Les investissements se poursuivent. En Espagne (Aragon), Toennies souhaite construire un abattoir. En Chine, la construction d'un abattoir a démarré en partenariat avec le groupe chinois Dekon.

Source : Ifip d’après Tönnies Fleisch

Pays-Bas : Vion double son résultat en 2020 (01 Avril 2021)

Au cours de l'exercice 2020, le plus grand abattoir néerlandais, qui occupe également la deuxième position en Allemagne, a réalisé un chiffre d'affaires total de 4,9 milliards d’euros, en baisse de -3,1% par rapport à 2019. Ce recul s'explique par la baisse des prix du porc et du bœuf au cours de l’année passée, alors que les volumes vendus ont augmenté de 1%. Le résultat avant intérêts, impôts et amortissements (EBITDA) est passé de 113,2 millions d'euros en 2019 à 122,3 millions d'euros en 2020. En conséquence, le bénéfice annuel a presque doublé en un an et s'élève désormais à 52,9 millions d'euros. L’ouverture d’un crédit potentiel n’a pas été utilisée, au contraire le groupe dispose fin 2020 d’une liquidité d'environ 49 millions d'euros. Ce résultat permet la distribution de dividendes à hauteur de 17,5 millions d'euros sur l’exercice 2020.

 

Source : Ifip d’après Vion Food Group

Etats-Unis : Reproducteurs en baisse de 2,5 % (30 Mars 2021)

Le cheptel porcin américain affiche une baisse plus forte que prévu par les analystes. En mars 2021, le cheptel porcin a diminué de 1,8 % pour tomber en dessous de 75 millions de têtes. Le nombre de truies a reculé de 2,5 % à 6,2 millions. Ainsi, le nombre de reproducteurs diminue pour le 4e trimestre consécutif, après une période de croissance assez longue qui a débuté en 2014. L'augmentation du nombre de truies s'est accompagnée de meilleures performances, se traduisant par une augmentation supplémentaire du nombre de porcs.

Les problèmes de la Covid-19 en 2020 ont clairement accentué le déclin et accélère l’orientation vers une consolidation plus poussée de la filière.

La baisse pourrait se poursuivre. A titre d'illustration, l'intégrateur Maxwell Foods, qui comptait encore 100 000 truies en 2019, n'a revendu des installations que pour 45 000 truies à Clemens Food Group. Les capacités de production des 54 000 truies restantes seront définitivement arrêtées d’ici mi-2021, dont 30 000 en Caroline du Nord.

 

Source : Ifip d’après ERS-USDA

Allemagne : Toennies Fleisch serait à vendre ! (19 Mars 2021)

La presse allemande rapporte que la société Toennies Fleisch cherche à vendre le tout pour un total de 4 milliards d’euros. Selon Bloomberg, des pourparlers pourraient être entamés avec des acheteurs potentiels dans les semaines à venir, tels que l'américain Tyson Foods, le brésilien JBS ou le chinois WH Group / Smithfield.

Toennies occupe la première place du podium des abatteurs de l’UE, avec une activité d’abattage de près de 20 millions de porcs, principalement en Allemagne et au Danemark. Le groupe détient également la principale entreprise de transformation ZurMuhlen. L'entreprise Toennies Fleisch est détenue par Clemens Tönnies à hauteur de 45%, par son neveu Robert Toennies 50% et par le fils de Clemens, Maximilian avec 5%.

 

Source : Ifip d’après AgrarHeute (10h)

Pologne : acquisition de Mecom Group par Smithfield Foods (17 Mars 2021)

Le principal groupe d’abattage et de transformation de viande de porc en Pologne Smithfield Foods, propriétaire de l’entreprise Animex, vient d’acquérir le groupe Mecom qui appartenait à Carnibona. La maison mère de Smithfield Foods est l’entreprise chinoise WH-group. Les autorités d’anti-concurrence doivent encore valider cette reprise.

Mecom Group produit chaque année 60 000 tonnes de produits transformés,  il est réparti sur deux sites de transformation (Lucenec et Humenné) en Slovaquie. La reprise inclut également deux petites usines de salami en Hongrie. Au total, Mecom emploie 1400 collaborateurs.

Les activités de Smithfield Foods se développent régulièrement en Europe centrale et orientale. Outre la Pologne, où Animex a repris l'abattoir de Pini en 2019, l'entreprise dispose également de capacités d'abattage en Roumanie ainsi que plusieurs usines de transformation de viande (Comtim, Elit). Maintenant, le groupe Mecom (Slovaquie et Hongrie) s’ajoute également à cela.

Source : Ifip d’après Smithfield Foods

Russie : grands propriétaires terriens et producteurs de porcs (11 Mars 2021)

En Russie, Agrocomplex, propriété de la famille de l'ancien ministre de l'Agriculture Tkachev, est l'un des principaux producteurs de porcs du pays. À la 10e place, l'entreprise a produit plus d'un million de porcs soit 114 000 tonnes de viande en 2020. Selon le magazine Forbes, l'entreprise possède 660 000 hectares de terres agricoles dans les régions de Krasnodar, Stavropol et Rostov, dont la valeur dépasse 1 milliard d'euros.

Miratorg, le principal producteur de porcs (environ 5 millions de porcs) possède plus d'un million d'hectares dont la valeur est estimée à 556 millions d'euros. RusAgro (environ 3 millions de porcs produits en 2020) est également l'un des grands propriétaires terriens avec 607 000 ha et une valeur estimée à près de 500 millions d'euros.

 

 

Source : Ifip d’après Forbes

Allemagne : reprise des exportations vers le Vietnam grâce à la régionalisation (08 Mars 2021)

Le Vietnam et Singapour reconnaissent la régionalisation de l'Allemagne. Les régions indemnes de FPA peuvent donc préparer la reprise des exportations vers ces pays. Le ministère de l'Agriculture (BMEL) va maintenant entamer la réouverture officielle des marchés. La Thaïlande n'a pas prolongé son interdiction de 3 mois, ce qui signifie que ce pays fait à nouveau partie des destinations allemandes. Aussi, les exportations de produits transformés vers le Brésil, l'Argentine, l'Afrique du Sud et la Corée du Sud sont désormais autorisées.

 

Source : Ifip d’après Top Agrar

Russie : la FPA est loin d'être « sous contrôle » (05 Mars 2021)

Pendant cet hiver 2020/21, près d'un demi-million de porcs ont été abattus en Russie afin d’éviter la propagation de la FPA (fièvre/peste porcine africaine). Dans les régions de Tver (au nord-ouest de Moscou) et de Koursk (dans la région de forte concentration de production porcine au sud de Moscou, proche de Belgorod), au moins 10 grands complexes porcins de chacun environ 50 000 porcs, ont été contaminés. Surtout le groupe Coral a été durement touché. Sergey Yushin, Président de l'organisation russe de l’industrie de la viande, estime que cela concerne plus de 2% des effectifs porcins du pays. L'enregistrement des foyers de FPA serait insuffisant et certains ne sont pas déclarés ce qui explique que le virus de la FPA est régulièrement détecté dans les produits russes à base de viande de porc.

Source : Ifip d’après PigProgress

Allemagne : Toennies développe sa production de produits substituts à la viande (04 Mars 2021)

Tönnies Fleisch élargira sa gamme de 'viandes' végétariennes et de produits alimentaires végétariens au travers du groupe Zur Mühlen à Böklund, sa division de transformation de viande. L’usine « Vevia 4 You », en fonctionnement depuis seulement un an, a réalisé un chiffre d'affaires de 273 millions d'euros l'an dernier. Elle complète un éventail de produits déjà très large. Les investissements en cours conduisent à un doublement de la capacité de production de produits de substitution de la viande. L’ouverture est prévue en juin 2021. Le chiffre d'affaires annuel de Zur Muhlen est d'environ 40 milliards d’euros.

Source : Ifip d’après Frankfurter Allgemeine Zeitung

Canada : croissance financière de Sollio Groupe Coopératif (02 Mars 2021)

Le principal groupe d’abattage canadien, Sollio Groupe Coopératif (anciennement Coop Fédérée, dont l’entreprise Olymel) a réalisé un Chiffre d’Affaire de 5,36 milliards d’euros sur l’exercice 2019-2020. L’excédent avant ristournes et impôts a atteint 132,14 millions d’euros. Les résultats permettent à Sollio Groupe Coopératif de reverser 26,3 millions d’euros en ristourne et dividende à ses membres. Cette performance positive est principalement attribuable à sa Division alimentation (Olymel s.e.c.). Les exportations, en particulier vers la Chine, ont également été un élément clé dans cette réussite.

Source : Ifip d’après Sollio Groupe Coopératif

France : Baisse des effectifs de truies de 0,8% à 1,4% fin 2020 par rapport à fin 2019 (26 Février 2021)

Au 4e trimestre 2020, le SSP a réalisé une mise à jour de la situation des cheptels porcins français. Ces dernières données sont basées sur les résultats du recensement agricole 2020. Pour l'instant, elles sont provisoires, seulement 77% des questionnaire ont été remontés aux services statistiques. Cet exercice de recensement agricole est réalisé tous les 10 ans. Entre ces deux recensements, le SSP modélise l'évolution des cheptels à partir d'un échantillon d'élevages.

Selon SSP, les résultats du recensement sont une bonne représentation de la population porcine réelle en France en 2020. Cependant, le changement de méthode crée une rupture de série et les évolutions entre 2019 et 2020 ne sont pas comparables.

Pour cette raison, nous avons recueilli les situations auprès des principales organisations de producteurs afin d’estimer au plus près l’évolution du nombre de reproducteurs fin 2020. Les réponses compilées couvrent près de 80% des effectifs de truies.

Ainsi, le nombre de truies en France en fin d'année 2020 s'élève à 1,048 million de têtes, en baisse de -0,8% à-1,4% par rapport à 2019.

Source : Ifip d'après SSP

Belgique : Belgian Pork Group (BPG) lance un nouveau plan d'investissement (22 Février 2021)

Au cours des 5 prochaines années, BPG investira 112 millions d'euros sur les différents sites de production : il s'agit de la modernisation des ateliers de découpe, l'optimisation des chambres froides, l'extension des installations de refroidissement/congélation rapide. Une partie des investissements est directement liée au prochain redémarrage des exportations vers l'Asie (Chine), après que la Belgique a retrouvé son statut « indemne FPA ».

De plus, une attention particulière est portée à la durabilité. D'ici 2025, la consommation d'eau devrait être réduite de moitié.

En 2020, l'entreprise a mis en service un parc de panneaux solaires de 6000 m². En 2017, un nouvel abattoir « State of Art » à Westrozebeke a été mis en service. Au cours des 4 années passées, 80 millions d'euros ont été utilisés pour mettre en œuvre de nouvelles adaptations en termes de qualité et d’automatisation.

Source : Source Ifip d’après BPG

Espagne : un projet collectif vers la durabilité et la digitalisation (19 Février 2021)

A l'initiative des organisations professionnelles des filières viandes espagnoles, un projet collectif est lancé visant à rendre la production plus durable (respect du Pacte «environnement», réduction d’utilisation du plastique, stimulation de l'énergie verte, réduction de l'empreinte CO2) et plus numérique (robotisation, gestion des données et intelligence artificielle, utilisation de la technologie Blockchain pour la vente et l'exportation). Déjà 21 entreprises ont confirmé leur intention de participer, dont Vall Companys, Grupo Fuertes, Campofrío, Grupo Jorge, Olot Meat, Faccsa, Coren… Des entreprises technologiques (Hispasat et Telefónica) comptent également parmi les participants.

Un budget chiffré s’élève à 3,5 milliards d'euros, dont le financement est apporté pour 50% par les entreprises participantes et l’autre moitié par un financement public.

L'organisation souhaite présenter le projet au gouvernement espagnol en avril 2021, dans le cadre du plan de relance du pays qui lui à son tour, après approbation, solliciterait les fonds Européens « Next Generation ».

Source : Ifip d’après interempresas, murciadiario, heraldo

Russie : fort développement des grandes entreprises russes (16 Février 2021)

Les 20 principales entreprises d'intégration porcine ont produit 3,48 millions de tonnes de viande de porc (poids vif) en 2020, ce qui représente une augmentation de 480 000 tonnes par rapport à 2019, soit +16% en un an. Ces 20 entreprises concentrent 71% de la production russe. Avec un poids vif moyen de 105 kg, selon nos calculs, le nombre national d'abattages s'élève à 46,5 millions de porcs. Les 10 premières cumulent plus de la moitié de l’activité d’abattage russe. Miratorg est de loin la plus importante, réalisant presque 5 millions de porcs par an. Les trois sociétés suivantes, Velikoluksky, RusAgro et Cherkizovo ont chacune une activité de près de 3 millions de porcs. NSS s'attend à ce que la production de porc continue sa croissance, pour atteindre 6 millions de tonnes ou 70 millions de porcs produits en 2025.

Source : Ifip d’après NSS

Allemagne : Toennies Fleisch développe son activité immobilière (11 Février 2021)

Pendant l'été 2020, la contamination des employés par la Covid-19 dans les abattoirs en Allemagne a révélé des logements inadéquats pour les travailleurs étrangers. Les contrats intérimaires rendraient impossibles pour les employés d'avoir un logement permanent. A partir de janvier 2021, les contrats de travail à courte durée avec du personnel (étranger) ne sont plus autorisés dans le secteur de la viande en Allemagne. Les employés doivent être logés convenablement.

Cette nouvelle réglementation a incité la société Toennies Fleisch à développer ses activités en dehors du secteur Agro-Alimentaire, avec des sociétés de construction, de rénovation et de location de logements, hébergées dans la société Tönnies Immobilien Services Verwaltungs GmbH. La société immobilière de l'entreprise de viande gère désormais 500 logements. La construction de logements supplémentaires est en cours. De nombreux appartements sont meublés pour les employés.

Source : Ifip d’après AgrarZeitung, Toennies Fleisch

Etats-Unis : « Prop 12 » refait surface (10 Février 2021)

L'État de Californie veut introduire des règles de bien-être animal pour l'élevage de porcs. Le projet de loi « Prop 12 » exige que toutes les truies produisant de la viande de porc pour le marché californien soient élevées conformément aux normes de production réglementaires de l’Etat. Il s'applique à la viande fraîche et congelée vendue dans l'État, qu'elle ait été produite ou non en Californie. Prop 12, initialement adopté en 2018, mais bloqué par la Cour d'Appel, entrera en vigueur le 1er janvier 2022, à moins qu'elle ne soit annulée après le procès ce printemps… En effet, les organisations NPPC (National Pork Producers Council), NAMI (North American Meat Institut), et AFBF (American Farm Bureau Federation) contestent sa mise en application. La décision est d'une grande importance car plus de 99% de la viande de porc consommée en Californie est « importée » en provenance d'autres États. Cela signifie que des investissements importants doivent être réalisés dans les élevages porcins et que, selon le NPPC et l'AFBF, les résultats techniques vont baisser. Cela pourrait aussi affecter la position concurrentielle américaine sur les marchés mondiaux…

Source : Ifip d’après Porkbusiness, Farmprogress

Pologne : plus de porcs dans moins d'exploitations (09 Février 2021)

Le cheptel porcin polonais comptait 11,7 millions de porcs en décembre 2020, soit une augmentation de 4,6% par rapport à décembre 2019. Le troupeau de truies a connu une augmentation de plus de 7% pour atteindre 830 000 animaux. La croissance était la plus forte au premier semestre de l'année dernière.

Les porcs sont répartis dans 103 659 fermes. Par rapport à 2010, le nombre d'élevages porcins a été divisé par 4. La baisse du nombre de producteurs s'est intensifiée ces trois dernières années. Ainsi, la concentration augmente rapidement mais la taille moyenne dépasse tout juste 100 porcs par site, avec des classes de taille très variables (très loin derrière les pays de l’ouest de l’UE). Ainsi, seulement 2% des élevages détiennent près de la moitié du cheptel porcin. Les élevages de plus de 100 porcs (au total 13% des fermes) détiennent près de 36% des porcs. Les petites exploitations jusqu'à 10 porcs représentent encore près de 37% du total, mais ne représentent que 1,6% du cheptel national.

Source : Ifip d’après GUS, ARiMR

Pays-Bas : Van Rooi Meat contraint de suspendre les exports vers la Chine (04 Février 2021)

Selon le service des douanes chinois, la licence d'exportation de Van Rooi Meat (NL-028-EG) a été retirée à compter du 3 février 2021. La société Van Rooi a été surprise par cette décision et s'interroge sur les motifs. Cette décision chinoise réduit davantage la capacité d'exportation de l'UE vers la Chine, surtout parce que l'entreprise dispose d'une installation de froid/congélation relativement importante. Rappelons que les exportateurs Allemands ne peuvent pas exporter vers plusieurs pays tiers depuis que le pays est confronté à la crise sanitaire FPA.

Après Vion Foodgroup, Van Rooi Meat est le deuxième abattoir des Pays-Bas, avec environ 18% de l'activité d’abattage national.

Source : Ifip d’après douane chinoise, Boerderij

Mexique : Topigs-Norsvin développe la multiplication (01 Février 2021)

Au Mexique, l’entreprise Agropecuaria Industrial démarre, en collaboration avec Topigs-Norsvin, un nouveau site de multiplication de 24 000 cochettes pour la production de truies TN70. La production, basée dans l'État de Sinaloa, est destinée au marché intérieur.

Le Mexique est déficitaire en production porcine, qui ne représente que de 72% de la demande nationale. Les importations approchent 900 000 tonnes en 2020, dont les Etats-Unis sont de loin les principaux fournisseurs.

Source : Ifip d’après USDA, Pigbusiness

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