Brèves économiques internationales

Cette veille économique est structurée par pays et par date, elle traite des actualités des entreprises, échanges, réglementation... et toute information influant la compétitivité des filières porcines.

Face à la concurrence, les opérateurs français ont besoin de connaître les évolutions qui touchent les pays producteurs de porc et d'en mesurer les conséquences.

Chine : subventions pour les grands producteurs de porcs (10 Septembre 2021)

L'industrie porcine chinoise est fortement subventionnée, en particulier les grandes entreprises. Depuis l'épidémie de FPA, le gouvernement chinois s’efforce de contrôler le niveau de production grâce à un nombre limité d’entreprises intégrées très dominantes. Plus les entreprises sont grandes, plus elles reçoivent de subventions ! Cela a clairement stimulé la reconstruction de la production porcine ces 2 dernières années. Pourtant, il reste difficile de brosser un tableau clair de la réalité du niveau de production.

La principale entreprise de production porcine de Chine, Muyuan Foods, a reçu plus de 130 millions de yuans (17 millions d'euros) au premier semestre 2021, malgré les énormes gains obtenus, grâce à un prix du porc élevé. L'entreprise de Wen’s a reçu 120 millions de yuans (15,6 millions d'euros) et New Hope 109 millions de yuans (14 millions d'euros). Dix autres sociétés de production porcine ont reçu conjointement un total de 500 millions de yuans (65 millions d'euros).

En raison de la forte baisse du prix de porc ces derniers mois et de l'augmentation des prix des matières premières, la rentabilité de l'élevage porcin est (dans de nombreux cas) devenue déficitaire. Les réserves pour résister ne peuvent être mesurées… d’autant plus qu’une grande partie des bénéfices a été convertie en investissements dans de nouveaux sites de production. Ainsi, la conjoncture actuelle de la filière porcine chinoise souligne un besoin accru en subventions…

Source : Ifip d’après Soozhu

Chine : subventions pour les grands producteurs de porcs (10 Septembre 2021)

L'industrie porcine chinoise est fortement subventionnée, en particulier les grandes entreprises. Depuis l'épidémie de FPA, le gouvernement chinois s’efforce de contrôler le niveau de production grâce à un nombre limité d’entreprises intégrées très dominantes. Plus les entreprises sont grandes, plus elles reçoivent de subventions ! Cela a clairement stimulé la reconstruction de la production porcine ces 2 dernières années. Pourtant, il reste difficile de brosser un tableau clair de la réalité du niveau de production.

La principale entreprise de production porcine de Chine, Muyuan Foods, a reçu plus de 130 millions de yuans (17 millions d'euros) au premier semestre 2021, malgré les énormes gains obtenus, grâce à un prix du porc élevé. L'entreprise de Wen’s a reçu 120 millions de yuans (15,6 millions d'euros) et New Hope 109 millions de yuans (14 millions d'euros). Dix autres sociétés de production porcine ont reçu conjointement un total de 500 millions de yuans (65 millions d'euros).

En raison de la forte baisse du prix de porc ces derniers mois et de l'augmentation des prix des matières premières, la rentabilité de l'élevage porcin est (dans de nombreux cas) devenue déficitaire. Les réserves pour résister ne peuvent être mesurées… d’autant plus qu’une grande partie des bénéfices a été convertie en investissements dans de nouveaux sites de production. Ainsi, la conjoncture actuelle de la filière porcine chinoise souligne un besoin accru en subventions…

Source : Ifip d’après Soozhu

Russie : Toennies cède son activité à CP Foods (08 Septembre 2021)

À partir de 2022, en Russie, CP foods reprend toutes les activités (APK Don) de Toennies Fleisch. L’ensemble des outils porte sur 12 complexes de production porcine regroupant 30 000 truies, une usine d’aliment ainsi que les unités d’Agro-Soyouz TSh et Myaso-Soyouz T., soit 7 établissements de transformation de viande. Le plus grand abatteur allemand se retire ainsi totalement de la Russie.

La société thaïlandaise CP Foods double ainsi son activité en Russie, qui approchera 250 000 de tonnes de produits de viande. Le montant de la transaction est d'environ 244 millions d'euros. CP Foods s’installe ainsi au milieu du top 10 des plus importantes entreprises de viande de porc en Russie.

Source : Ifip d’après Fleischwirtschaft

Royaume-Uni : 100 000 porcs en attente d’enlèvement (06 Septembre 2021)

Les difficultés de disponibilités en main d’œuvre au Royaume-Uni (cf brève du vendredi dernier, 3 septembre), se confirment aussi pour la filière porcine anglaise. Selon DailyMail, le nombre de porcs en attente d’enlèvement dans les élevages atteint 100 000 porcs, faute de capacité d’abattage. Ce nombre augmente de 15 000 porcs chaque semaine. Le poids de carcasse augmente en moyenne. Evidemment, le déséquilibre de marché exerce une pression sur les prix du porc. Comme ailleurs, les coûts ont fortement augmenté avec la hausse des matières premières.

Source : Ifip d’après DailyMail

Royaume-Uni : la pénurie alimentaire s’accentue (03 Septembre 2021)

Les pénuries alimentaires sont à leur plus haut niveau. Le commerce de détail doit réduire considérablement la gamme de certains produits. La rupture d'approvisionnement est liée au Brexit et aux problèmes causés par la pandémie de Covid. En effet, le secteur des transports a été particulièrement touché par le non-retour de milliers de chauffeurs de camions européens. Aussi, des pénuries de main-d'œuvre se produisent également dans l'industrie de la viande, qui ne peut pas traiter l'approvisionnement en animaux, qui à son tour conduit à une insuffisance de produits pour le commerce de détail. Les grandes chaînes de restauration rapide, dont Subway et McDonald's, sont également victimes de faibles livraisons. La chaîne de restaurants Nando a dû se résoudre à fermer 50 restaurants fin août en raison d'un manque d'approvisionnement en poulet.

Source : Ifip d’après dpar

UE : les abattoirs déréférencés vers la Chine (26 Août 2021)

Dès aujourd'hui, 26 août 2021, l'abattoir des Crêts du groupe Carrel est inscrit sur la liste chinoise des outils déréférencés pour l’accès au marché. Dans le courant du mois d’août, 5 entreprises espagnoles ont perdu l'accès au marché chinois, dont Jorge (uniquement le site d’abattage The Pink Pig), Carnes Selectas de Campofrio, l'abattoir de la coopérative Guissona, l'entreprise Mafresa et un abattoir à Basella. D'autres sites pourraient subir la même sort… Un abattoir en Autriche est aussi depuis peu présent sur la liste des déréférencements.

Depuis février 2021, la société néerlandaise Van Rooi Meat a aussi perdu son agrément pour exporter vers ce marché asiatique. Pour rappel, les pays touchés par la fièvre porcine africaine (dont l’Allemagne) ne peuvent plus exporter vers la Chine.

Source : Ifip d’après service douane chinois

Etats-Unis : la réduction de la vitesse de chaîne d’abattage risque de perturber le marché ponctuellement (30 Juillet 2021)

Depuis le 29 juin 2021, une nouvelle Directive impose le retour à un maximum de 1 106 porcs abattus/heure dans les abattoirs aux Etats-Unis, alors que l'Administration Trump avait aboli cette contrainte. Le Syndicat « Union des travailleurs unis de l'alimentation et du commerce » a gagné sa contestation, arguant que la vitesse plus rapide de la chaîne d'abattage compromettait la sécurité des travailleurs. Les analystes du marché de l'Iowa State University et des National Hog Farmers estiment que la réintroduction de cette limite de cadence réduira la capacité d'abattage nationale de 2,5% à 3% par semaine. Dans six grands abattoirs, la capacité pourrait diminuer jusqu'à 25% pour retrouver la vitesse de chaîne réglementaire. Intervient alors une difficulté sur les équilibres de marché et sur l’évolution des cours du porc. En effet, si les capacités d’abattages deviennent, pendant quelques semaines par an, insuffisantes, elles conduisent à des retards d’enlèvements des porcs, puis à une volatilité accrue du prix de porc. Au quatrième trimestre 2021, l’offre attendue sera proche de la capacité théorique des abattoirs et la dépassera probablement en décembre.

L'USDA, conscient du problème, a réservé un budget de 500 millions d’euros, avec pour but principal d’améliorer la compétitivité de petites unités d’abattage locales, toutes espèces. La création de capacités d’abattage supplémentaires permettrait d’absorber le surplus ponctuel de l’offre de porcs.
Source : Ifip d’après National Hog Farmers, USDA

Pays-Bas : Gosschalk fermé depuis presque un mois (27 Juillet 2021)

Depuis le 3 juillet 2021, l'abattoir néerlandais Gosschalk a dû interrompre ses activités suite à la circulation de films de cruauté envers les animaux dans l'entreprise. L’outil a une capacité maximale de 5000 porcs par jour et environ 500 à 600 bovins. Les deux plans d'amélioration que l'entreprise a présentés à l'Autorité de sécurité des aliments et des produits de consommation (NVWA) sont considérés insuffisants pour permettre la réouverture. Quelques clients d’importance, tels que McDonald's, Boni et Albert Heijn, ont annulé leur collaboration avec l'entreprise familiale. Ainsi, depuis près d'un mois, les grands abattoirs néerlandais Vion, Westfort, Van Rooi, Compaxo et le Groupe PALI se partagent les abattages de Gosschalk, qui pour le moment, n'a aucune perspective de reprise des activités…
Source : Ifip d’après Gelderlander

Pays-Bas : DeHeus reprend Coppens (21 Juillet 2021)

En raison de l'absence d'un successeur interne approprié, la famille Coppens a récemment approché des candidats potentiels à sa reprise. La capacité de production de Coppens est estimée à 400 000 tonnes d'aliments pour porcs et volailles.

La capacité de production de l’entreprise familiale DeHeus est estimée à environ 1,3 million de tonnes d'aliments pour animaux (toutes espèces), ce qui en fait le troisième acteur du marché néerlandais, après ForFarmers et Agrifirm. Même après le rachat, DeHeus conservera la troisième position (1,7 million de tonnes), mais creusera l’écart avec les concurrents  Fransen Gerrits, AgrunieRijnvallei et VoergroepZuid.

L'intégration effective de DeHeus-Coppens aura lieu en 2022. L’entreprise disposera ainsi de 10 usines d’aliment aux Pays-Bas, avec des activités internationales.

Source : Ifip d’après PigBusiness

Chine : pertes chez les grands producteurs de porcs au 1er semestre 2021 (19 Juillet 2021)

Les forts bénéfices en 2020 laissent place à des pertes dans l'industrie porcine chinoise au premier semestre 2021. New Hope, l'une des plus grandes intégrations de l'élevage porcin chinois, a annoncé le 15 juillet que les pertes au premier semestre 2021 seraient comprises entre 400 et 450 millions d'euros. Les pertes sont dues à la forte baisse des prix du porc (environ 60 % au premier semestre 2021) et à la hausse des coûts de production, notamment des prix des aliments pour animaux, et des problèmes de santé animale, dont la résurgence de la FPA.

Source : Ifip d’après Soozhu

Allemagne : FPA dans 2 élevages de porcs biologiques (16 Juillet 2021)

Près de la frontière polonaise, dans le « land » Brandebourg, la FPA a été détectée dans 2 élevages de porcs biologiques. Les quelques 200 animaux seront abattus. Des zones de protection et de surveillance sont désormais établies autour des exploitations concernées. Le fait qu'il s'agisse d’élevages pourrait conduire à des restrictions supplémentaires sur les échanges de l’Allemagne avec les pays tiers. Depuis septembre 2020, l'Allemagne lutte contre la maladie, qui jusqu'à présent était découverte uniquement chez les sangliers. Au total, 1 561 infections ont été détectées ces derniers mois.

Source : Ifip d’après TopAgrar

Brésil : Négociations de rachat de Toennies Fleisch en cours (15 Juillet 2021)

Après plusieurs rumeurs ces derniers mois, la presse internationale informe que l'entreprise de viande brésilienne JBS est à un stade avancé de négociations pour reprendre la plus grande entreprise d'abattage de porcs allemande Toennies Fleisch. Le montant de l'acquisition serait compris entre 3,7 et 4 milliards d'euros. La décision finale pourrait être prise cet été.

Toennies possède des sites industriels en Allemagne, au Danemark, au Royaume-Uni, en France, en Pologne et en Espagne.

JBS, est le plus grand abatteur de bœuf au monde, principalement en raison de ses activités au Brésil. Dans la filière porcine, JBS est moins importante au Brésil, mais est l'un des plus gros producteurs et abatteurs des Etats-Unis. En 2019, Tulip Ltd au Royaume-Uni a été rachetée par Pilgrims, une filiale américaine de JBS, ce qui en fait le premier producteur de porcs du Royaume-Uni. Ces derniers mois, l'acquisition de Rivalea lui donne aussi une position dominante en Australie (part de marché d'environ 30 %). Avec l'acquisition de Toennies Fleisch, JBS deviendrait donc également le plus important opérateur de porcs de l'UE.

Source : Ifip d’après Bloomberg

Etats-Unis : Prop 12 s’impose en Californie à partir de 2022 (06 Juillet 2021)

La Cour suprême des États-Unis a rejeté une révision de la Prop 12. californienne. La proposition 12 établit de nouvelles normes pour le logement des animaux, y compris des exigences minimales d’espace pour les veaux de boucherie, les reproducteurs et les poules pondeuses. Les fournisseurs américains qui « exportent » vers la Californie, environ 15 % du marché américain du porc, doivent se conformer aux réglementations en matière de bien-être de la Californie d'ici janvier 2022. Les États producteurs de porcs continuent de s'opposer et l’absence de clarté retarde les investissements nécessaires. Cela pourrait entraîner une pénurie de porc en Californie l'année prochaine. De plus, les investissements dans le bien-être vont conduire à une hausse du coût de revient américain, et donc à une perte de compétitivité internationale.

 

Source : Ifip d’après AGDaily

Pays-Bas : Forte baisse des effectifs porcins (01 Juillet 2021)

Seuls 278 éleveurs de porcs néerlandais ont participé au programme subventionné de cessation d’activité porcine. Initialement, 502 s'étaient inscrits pour participer, mais 72 ne remplissaient pas les conditions et 152 se sont retirés. 163 élevages ont déjà vidé les bâtiments, dont 21 ont été démolis. Au total, cela concerne 580 447 « droits de porcs », ce qui signifie également que seul un tiers de la réduction d'azote visée est atteint. Sur la base du nombre moyen de truies par exploitation ainsi que les observations de Topigs, la diminution (liée au rachat public) du nombre de truies aux Pays-Bas se situera à environ 75 000 truies.

Cette baisse de reproducteurs n'est pas encore visible en production au premier semestre 2021 : selon les chiffres provisoires, les abattages ont augmenté de 10 %. Cela est principalement dû à la division par 2 des exportations de porcs charcutier vers l'Allemagne et à la baisse des exportations de porcelets. L'effet se matérialisera dans la seconde partie de l'année.

Source : Ifip d’après Boerderij

Allemagne : Forte baisse des effectifs porcins (29 Juin 2021)

Le cheptel porcin allemand affiche une nouvelle baisse de 3 % au recensement de mai 2021.  Les effectifs tombent à 24,6 millions de porcs. La principale diminution concerne les truies ; près de 150 000 truies de moins en un an ! soit une baisse de 8 % pour tomber à 1,6 million de reproducteurs. Le nombre de porcelets a également fortement baissé, -7%, ce qui est le résultat de la baisse du nombre de truies et aussi en raison de la diminution des importations de porcelets vivants, en provenance du Danemark et des Pays-Bas.

Le nombre d'élevages porcins s’établit à 19 800, soit un recul de 700 fermes en un an.

 

Source : Ifip d’après Destatis

Australie : QAF passe sous le drapeau de JBS (10 Juin 2021)

Le Brésilien JBS poursuit ses investissements en Australie. La société a acquis la totalité des parts de QAF à Singapore Food Group. QAF est un intégrateur australien de la production et de l'abattage porcins. L’abattoir Rivalea abat environ 1,4 million de porcs par an, soit environ un quart de la production porcine australienne. L'acquisition comprend également Oxdale Dairy Enterprise. Le montant de la transaction est évalué à 111 millions d’euros.

En 2015, JBS avait déjà acheté Primo Group, l'un des plus gros fabricants de jambon, de bacon ainsi que divers produits transformés en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Avec cette acquisition, JBS obtient en plus d’une présence dominante sur les continents sud et nord-américain, le principal opérateur australien de la filière porcine australienne.

Source : Ifip d’après WATTpoultry, AsianAgribusiness

Allemagne : Une convention collective dans le secteur de la viande (09 Juin 2021)

Fin mai, après plusieurs sessions de négociations, les syndicats, les abattoirs et transformateurs de viande ont conclu une convention collective pour l'ensemble de l'industrie allemande de la viande, qui emploie environ 160 000 salariés. 

Le salaire horaire minimum est fixé à 10,80 euros. Ce minimum évoluera à 11,00 euros à compter du 1er janvier 2022, puis à 12,30 euros en décembre 2023. En outre, des réglementations minimales uniformes sont introduites, tels la durée de travail, les congés payés et les indemnités. La convention collective de travail court jusqu'au 30 novembre 2024. Les usines de découpe et de transformation de la viande peuvent temporairement et dans une mesure limitée faire appel à des employés à temps-partiel, comme le prévoit la loi sur les conditions de travail. L'accord est soumis au Ministère du travail au 1er juin 2021.

Source : Ifip d’après Fleischwirtschaft, presse allemande

Royaume-Uni : Brexit amplifie la pénurie en main d’œuvre (04 Juin 2021)

Le Brexit a accentué le problème de disponibilité de la main d’œuvre au Royaume-Uni et risque d’aggraver cette situation à partir de juillet. L'ensemble de l'industrie anglaise de la viande emploie environ 97 000 personnes, dont 62% est originaire des pays de l'UE, notamment d'Europe de l'Est, comme la Roumanie et la Pologne. Dans un certain nombre d'entreprises, ce pourcentage s'élève à 85 %. Les travailleurs qui n'ont pas demandé la résidence permanente depuis le 1er janvier 2021 (et avant fin juin) risquent d'être expulsés du pays. Ceci devrait conduire à un manque de 10 à 12% des besoins, avec pour conséquence la contrainte pour les abattoirs et les transformateurs de viande d'ajuster leurs capacités de production.

Partout en UE, il devient de plus en plus difficile de trouver du personnel pour l'industrie de la viande, en particulier du personnel qualifié. Ainsi, les salariés « expulsés » seront probablement accueillis à bras ouverts par les entreprises de l’UE.

 

 

 

Source : Ifip d’après bmpa, presse anglaise

Allemagne : les éleveurs signent des contrats avec les abatteurs (02 Juin 2021)

Les éleveurs de porcs allemands signent de plus en plus de contrats de livraison/commercialisation de porcs avec des abattoirs.

En raison de la crise Covid-19 et des perturbations ponctuelles des capacités d'abattage, de nombreux éleveurs de porcs n'ont pas pu livrer leurs animaux aux abattoirs, notamment au cours du second semestre 2020, conduisant à un important retard d’enlèvement. En concluant un contrat avec des négociants de porcs ou des abattoirs, une garantie de vente leur est offerte dans le futur. Les contrats d'approvisionnement ne sont pas nouveaux, mais ils ne couvraient qu'une petite partie de l'offre allemande. Cela est en train de changer rapidement.

Les 3 plus grands groupes d’abattage allemands dominent 58% des abattages nationaux de porcs. Toennies Fleisch, premier abatteur de l’Allemagne avec 31% de l’activité nationale, s'approvisionne désormais pour environ les deux tiers de son besoin sur la base d'un contrat d'approvisionnement et d'achat, principalement des contrats annuels.

En raison de la baisse de la production allemande et également de la forte diminution des importations de porcelets et de porcs charcutiers, les abattoirs exercent une pression supplémentaire sur les éleveurs de porcs pour qu'ils signent un contrat de livraison.

Le démarrage de la 3ème phase de programmation de la réglementation sur le bien-être animal (Initiative Tierwohl - ITW) leur offre une opportunité de pression supplémentaire. En effet, à partir du 1er juillet 2021, les abatteurs verseront une « prime ITW » de 5,28 euros par porc directement à l'éleveur, souvent sous condition d’avoir signé un contrat. Du point de vue des transformateurs de viande et de la distribution, seul un approvisionnement contractuel apportera une fiabilité suffisante dans la chaîne d'approvisionnement.

Les termes de contrats sur le paiement, la durée et les volumes, la renégociation… ne sont pas connus. Cependant, selon ISN, plus de contrats de livraison/commercialisation signifient que les prix du marché habituels perdent leur représentativité.

Source : Ifip d’après AgrarHeute, ISN

Danemark : Hausse des effectifs en mars (12 Mai 2021)

Au Danemark, le cheptel porcin continue de croître. Le dernier sondage des effectifs a été effectué en mars 2021, montrant que le total comptait 13,15 millions de porcs, soit une augmentation de plus de 3% par rapport à mars 2020. Toutes les catégories d'animaux sont en augmentation. L'offre immédiate va augmenter de près de 9%, ce qui se traduit par une croissance nette des abattages dans le pays. En effet, au lieu d'exporter des porcelets, plusieurs élevages engraissent plus de porcs. Cela s’explique par une diminution de la demande de porcelets en Allemagne, depuis qu’elle est touchée par la FPA.

Le nombre de truies a augmenté de 1,1% en un an, pour atteindre 1,285 million d'animaux, près du niveau le plus élevé des 10 dernières années. Le nombre de truies saillies se stabilise au niveau de l'année dernière.

Ainsi, on peut supposer que le nombre d'abattages au Danemark augmentera considérablement en 2021.

Source : Ifip d’après LF

Pologne : Arrêt massif des producteurs de porcs (10 Mai 2021)

La Pologne semble avoir entamé une restructuration radicale de l'élevage porcin. Environ 23 000 éleveurs de porcs, dont principalement des éleveurs de basse-cour, ont abandonné leur production ces derniers mois. On estime que ce mouvement d’arrêt représente une diminution d'environ 20% du cheptel porcin. La poursuite de la propagation de la fièvre porcine africaine (FPA) en Pologne et la faible rentabilité de la production en raison de coûts élevés de l’aliment, malgré la récente reprise des prix de porcs, en sont à l'origine.

 

Source : Ifip d’après TopAgar

Pays-Bas : baisse des exportations de porcs charcutiers vers l’Allemagne (27 Avril 2021)

Au cours des 15 premières semaines de 2021 (1er janvier au 16 avril), les exportations néerlandaises de porcs charcutiers ont chuté de près de moitié à 230 000 animaux en raison de la forte baisse des flux vers les abattoirs en Allemagne, qui représentent environ 90% du total. Il n'y a pas de compensation vers d'autres destinations.

Sur la même période, les exportations de porcelets restent au niveau de 2020 soit près de 2 millions de porcelets. La moitié est envoyée en Allemagne, ce qui représente une baisse de 14% au cours des 15 premières semaines de 2021. La Belgique, l'Italie et la Pologne achètent également moins de porcelets. La diminution vers ces destinations a été compensée par l'Espagne, qui a importé 200 000 porcelets supplémentaires en provenance des Pays-Bas, pour un total de 523 000 têtes. D'autres destinations gagnent en importance comme la Roumanie et l'Autriche.

Source : Ifip d’après RVO

Vietnam : La FPA domine toujours (23 Avril 2021)

Depuis deux ans maintenant, le Vietnam est infecté par la FPA. De nouvelles contaminations se produisent encore régulièrement, en particulier dans les fermes avec une faible biosécurité et les fermes de basse-cour.

En raison des prix élevés des porcelets, de nombreux engraisseurs ont démarré le naissage, mais en raison d'un manque de connaissances, la productivité est faible et les pertes sont élevées, et en plus, financièrement beaucoup plus dévastatrices lors d’une nouvelle infection. La rentabilité des élevages familiaux est faible : des taux de réinfection élevés, des coûts de prévention élevés (investissement dans la biosécurité), des coûts élevés de l'aliment. Ces éléments retardent la reconstruction de la production.

De grandes entreprises telles que De Heus, Japfa et Mavin développent l'élevage dans les zones reculées. En raison d'une bonne biosécurité et d'une nutrition professionnelle, ces fermes deviendront les principaux fournisseurs de porcelets.

La perte de production entraîne une augmentation des importations de viande de porc. En 2020, le volume total est passé à 200 000 tonnes, dont plus de la moitié sont des viandes de porc congelés et un quart des abats et co-produits. Les 2 premiers mois de 2021 montrent une augmentation des importations de 46%.

Source : Ifip d’après AsianbAgribiz

Brésil : JBS reprend Vivera aux Pays Bas (21 Avril 2021)

L’entreprise néerlandaise Vivera, 3e entreprise européenne de production de substitut de la viande, sera reprise par le Brésilien JBS, sous condition de la validation de son Conseil d'Administration et des autorités de la concurrence. JBS est déjà présent au Brésil (Seara Incrível) et aux Etats-Unis (Planterra OZO) dans la production de produits alternatifs à la viande. Aux États-Unis, JBS est leader sur le marché des hamburgers végétaux.

Vivera commercialise plus de 50 produits de substitut de viande à base végétale, vendus dans 25 pays de l’UE. L’entreprise compte trois usines, un laboratoire et un centre de développement aux Pays-Bas. Elle emploie presque 400 personnes. Le montant de l’acquisition s’élève à 341 millions d’euros.

Source : Ifip d’après Vivera

Pays-Bas : l’alimentation porcine mise sur la circularité (19 Avril 2021)

Selon l’Organisation des Producteurs de Porcs Néerlandais (POV) et Nevedi (Association néerlandaise de l’industrie de l’alimentation animale), 65 % de l'alimentation des porcs est déjà constituée de coproduits issus de l’industrie de l’alimentation humaine. En effet, aux Pays-Bas, les coproduits de pommes de terre (épluchures), de céréales de brasserie ou bien les pertes de boulangeries et biscuiteries ont toujours été des matières premières valorisées en alimentation porcine.

Afin de diminuer son empreinte carbone et avec le développement de l’offre de coproduits, le secteur néerlandais de l’alimentation porcine souhaite accentuer l’économie circulaire en portant la part des coproduits jusqu’à 90-95 % de l’alimentation. En effet, l’empreinte carbone de ces matières premières est jusqu'à dix fois inférieure à celle du blé ou du maïs. Certaines entreprises néerlandaises proposent déjà des gammes d’aliments porcins issus à 100 % de l’économie circulaire. Le plus grand défi est d’obtenir une teneur en protéines correcte dans l'aliment. L’autorisation en cours par la Commission européenne de l’utilisation des protéines animales transformées (PAT) de volailles dans l’alimentation des porcs a été identifiée comme piste intéressante.

Source : Ifip d’après Boerderij

Allemagne : Six mois de Fièvre Porcine Africaine (12 Avril 2021)

La Fièvre Porcine Africaine est désormais présente depuis plus de 6 mois en Allemagne de l'Est, dans les länder de Brandebourg et de Saxe. Le nombre d'infections de sangliers s’élève à 958 cas. Ces dernières semaines, les nouveaux cas sont tous survenus dans les zones centrales, ne nécessitant pas une extension de la zone de surveillance. Aucun élevage de porc n'a été contaminé à ce jour.

La construction d'une clôture permanente le long de la frontière entre le Brandebourg, la région la plus touchée et la Pologne, est en voie d'achèvement. De plus, une zone blanche de quelques kilomètres de large dans laquelle tous les sangliers sont chassés, doit être introduite. Cela nécessite la levée de quelques problèmes techniques et juridiques, sur lesquels la Commission doit également s’exprimer.

En Pologne, de nombreuses nouvelles contaminations restent d’actualité.

Source : Ifip d’après ISN

Allemagne : Toennies enregistre une baisse de son chiffre d’affaires en 2020 (07 Avril 2021)

Tönnies Fleisch, le plus grand abattoir européen (20,8 millions de porcs en 2020), a atteint un chiffre d'affaires annuel de 7,05 milliards d'euros en 2020, soit une baisse de 3% par rapport à 2019. Ceci est principalement dû à la baisse du prix du porc. De plus, l'abattoir, comme beaucoup d'autres entreprises dans l’UE, a été confronté aux réductions de capacités en raison des contaminations et les règles autour de la Covid-19.

Ainsi, en Allemagne, l'activité d'abattage de Tönnies a baissé de 2% à 16,3 millions de porcs. Dans les autres pays de l'UE, le groupe a abattu 4,5 millions de porcs.

Tönnies dispose de 29 sites de production, dont 19 en Allemagne, 2 au Danemark, 3 en Pologne, 1 en France, 1 en Espagne et 3 au Royaume-Uni.

Les investissements se poursuivent. En Espagne (Aragon), Toennies souhaite construire un abattoir. En Chine, la construction d'un abattoir a démarré en partenariat avec le groupe chinois Dekon.

Source : Ifip d’après Tönnies Fleisch

Pays-Bas : Vion double son résultat en 2020 (01 Avril 2021)

Au cours de l'exercice 2020, le plus grand abattoir néerlandais, qui occupe également la deuxième position en Allemagne, a réalisé un chiffre d'affaires total de 4,9 milliards d’euros, en baisse de -3,1% par rapport à 2019. Ce recul s'explique par la baisse des prix du porc et du bœuf au cours de l’année passée, alors que les volumes vendus ont augmenté de 1%. Le résultat avant intérêts, impôts et amortissements (EBITDA) est passé de 113,2 millions d'euros en 2019 à 122,3 millions d'euros en 2020. En conséquence, le bénéfice annuel a presque doublé en un an et s'élève désormais à 52,9 millions d'euros. L’ouverture d’un crédit potentiel n’a pas été utilisée, au contraire le groupe dispose fin 2020 d’une liquidité d'environ 49 millions d'euros. Ce résultat permet la distribution de dividendes à hauteur de 17,5 millions d'euros sur l’exercice 2020.

 

Source : Ifip d’après Vion Food Group

Etats-Unis : Reproducteurs en baisse de 2,5 % (30 Mars 2021)

Le cheptel porcin américain affiche une baisse plus forte que prévu par les analystes. En mars 2021, le cheptel porcin a diminué de 1,8 % pour tomber en dessous de 75 millions de têtes. Le nombre de truies a reculé de 2,5 % à 6,2 millions. Ainsi, le nombre de reproducteurs diminue pour le 4e trimestre consécutif, après une période de croissance assez longue qui a débuté en 2014. L'augmentation du nombre de truies s'est accompagnée de meilleures performances, se traduisant par une augmentation supplémentaire du nombre de porcs.

Les problèmes de la Covid-19 en 2020 ont clairement accentué le déclin et accélère l’orientation vers une consolidation plus poussée de la filière.

La baisse pourrait se poursuivre. A titre d'illustration, l'intégrateur Maxwell Foods, qui comptait encore 100 000 truies en 2019, n'a revendu des installations que pour 45 000 truies à Clemens Food Group. Les capacités de production des 54 000 truies restantes seront définitivement arrêtées d’ici mi-2021, dont 30 000 en Caroline du Nord.

 

Source : Ifip d’après ERS-USDA

Allemagne : Toennies Fleisch serait à vendre ! (19 Mars 2021)

La presse allemande rapporte que la société Toennies Fleisch cherche à vendre le tout pour un total de 4 milliards d’euros. Selon Bloomberg, des pourparlers pourraient être entamés avec des acheteurs potentiels dans les semaines à venir, tels que l'américain Tyson Foods, le brésilien JBS ou le chinois WH Group / Smithfield.

Toennies occupe la première place du podium des abatteurs de l’UE, avec une activité d’abattage de près de 20 millions de porcs, principalement en Allemagne et au Danemark. Le groupe détient également la principale entreprise de transformation ZurMuhlen. L'entreprise Toennies Fleisch est détenue par Clemens Tönnies à hauteur de 45%, par son neveu Robert Toennies 50% et par le fils de Clemens, Maximilian avec 5%.

 

Source : Ifip d’après AgrarHeute (10h)

Pages