Stratégie de sélection pour diminuer la concentration d’androsténone dans les populations porcines françaises
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Auteurs :
Taussat S, Mercat MJ, Banville M
Depuis janvier 2022, la France a interdit la castration chirurgicale des porcelets mâles sans anesthésie ni prise en charge de la douleur. Cependant, prévenir l’apparition d’odeur de verrat dans la viande reste un enjeu majeur pour la production de mâles entiers. L’androsténone qui s’accumule dans les tissus adipeux est l’un des principaux composés responsables de ce défaut : son dosage nécessite un échantillon de gras, généralement prélevé sur la carcasse.
Le projet NoCast (2018-2021) visait à étudier la faisabilité
d’une sélection génétique contre les odeurs de verrats dans la race Landrace, incluant l’analyse des performances de reproduction des truies apparentées aux verrats. Il a notamment mis en évidence une héritabilité très élevée de l’androsténone (h²=0,83), indiquant un fort potentiel de réduction du risque d’odeur par sélection génétique. Les travaux ont également montré que la concentration d’estradiol mesurée dans le plasma était fortement corrélée à celle de l’androsténone (corrélation génétique rg=0,87). Son dosage constitue ainsi une méthode de phénotypage simple, peu coûteuse et applicable aux candidats à la sélection, pour réduire indirectement les niveaux d’androsténone et le risque d’odeur de verrat.
L’objectif de cette étude, menée en partenariat avec l’UMR GenPhySE (INRAE), était donc de poursuivre les travaux sur l’estimation des paramètres génétiques des composés associés à l’odeur de verrat en explorant leurs relations avec les caractères de production et de reproduction. La réponse à la sélection sur ces critères a aussi été étudiée au travers de simulations de schémas de sélection.
Fiche technique
Titre :
Stratégie de sélection pour diminuer la concentration d’androsténone dans les populations porcines françaises
Date sortie / parution :
2026
Référence :
Bilan d'activité 2025, éditions IFIP, mai 2026, p. 107