Les Cahiers de l'IFIP, 11(1), 1-12 - La revue R&D de la filière porcine française.
L’accroissement rapide de la prolificité des truies au cours des trente dernières années a profondément transformé les pratiques alimentaires à chaque phase du cycle de reproduction. L’augmentation du poids de portée à la naissance, du poids à maturité de la truie et la dilution énergétique des formules par des sources de fibres, conduisent à distribuer davantage d’aliment sur toute la gestation. Une gestion fine des apports nutritionnels est indispensable pour faciliter les mises-bas et favoriser une production de lait élevée, deux facteurs qui améliorent la survie des porcelets. En raisonnant la ration quotidienne sur plusieurs phases successives, cela permet à la fois de piloter l’état des réserves corporelles de la truie à la mise-bas et d’accompagner l’augmentation progressive des besoins nutritionnels pour la croissance foetale, particulièrement pendant les dernières semaines in utero. La quantité totale d’aliment distribuée pendant la gestation doit être adaptée selon les caractéristiques des truies à l’insémination et l’état corporel escompté à la mise-bas. Le plan d’alimentation débute au sevrage jusqu’à la sortie d’attente-saillie (phases 1 et 2) avec une ration permettant la poursuite de la croissance ou la récupération des réserves mobilisées pendant la lactation précédente. Pendant l’élevage en groupe, il est essentiel de prévenir une sous-nutrition susceptible d’altérer le développement placentaire. A la fin de la gestation, l’utilisation d’un aliment spécifique du péri-partum est à envisager, dont la composition est intermédiaire entre ceux de gestation et de lactation pour des objectifs nutritionnels et fonctionnels.
Raisonner l’alimentation des truies actuelles pour maximiser leurs performances à la mise-bas et leur longévité
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Auteur :
Quiniou N
Fiche technique
Titre :
Raisonner l’alimentation des truies actuelles pour maximiser leurs performances à la mise-bas et leur longévité
Date sortie / parution :
2026
Référence :
Les Cahiers de l’IFIP, 11 (1), 1-12