L’édito de juin : En mai, un marché sans véritable élan
Le mois de mai confirme un marché du porc encore hésitant. En Europe, l’offre reste bien présente, portée par des abattages dynamiques dans plusieurs pays et par des poids de carcasse toujours élevés en France. Dans ce contexte, les cours peinent à trouver un réel soutien, malgré une demande qui aurait pu être davantage stimulée par le retour des beaux jours.
Le contraste est toutefois marqué selon les pays. En Allemagne, la pression exercée par les abatteurs a pesé sur les cours du porc vivant et s’est partiellement répercutée sur le marché des pièces. Aux Pays-Bas, les prix ont suivi la même orientation. À l’inverse, l’Espagne conserve une relative stabilité, malgré les perturbations liées à la FPA.
En France, la cotation du porc reste stable, mais cette stabilité ne signifie pas absence de tensions. Les carcasses plus lourdes renforcent l’offre disponible, tandis que les coûts matière des transformateurs demeurent élevés sur certaines pièces. Côté élevage, les marges se stabilisent en mai, les hausses limitées du prix du porc et de l’aliment se compensant.
À l’international, les signaux restent contrastés : le Brésil poursuit sa progression à l’export dans un contexte de prix en baisse, la Chine réduit encore son cheptel et les États-Unis affichent une situation plus stable. Dans le même temps, les marchés des céréales et des oléagineux se raffermissent à l’approche des récoltes.
Le mois de mai laisse ainsi l’image d’un marché en équilibre fragile : beaucoup d’offre, peu de relais nets de croissance, et des coûts qui pourraient de nouveau peser sur les prochains mois .