APPLIS IFIP
Image for Matières premières et aliment : un mois de décembre calme

Le mois de décembre est, avec la traditionnelle trêve des affaires pendant les fêtes, un moment de répit pour les marchés des matières premières. Le renforcement de l’euro face au dollar pénalise l’attractivité des origines européennes et amorce une conjoncture plutôt baissière.

Céréales

Blé : l’hémisphère nord en dormance

Dans l’hémisphère nord, les semis se sont terminés en décembre dans des conditions favorables. Les blés sont entrés en dormance et le retour du printemps permettra d’émettre les premières estimations. Dans l’hémisphère sud, les situations de l’Argentine et de l’Australie s’opposent. La première avait récolté presque 90 % de ses surfaces en décembre et les premiers rendements sont catastrophiques avec une chute de 10 Mt de la production nationale par rapport à la campagne précédente. En Australie, la production serait record à 36,6 Mt avec en plus, une très bonne qualité.

Maïs : nouvelle politique Covid en Chine

En décembre, la Chine a mis fin à la politique zéro Covid. Même si, à court terme, les cas de Covid sont importants, cette levée des restrictions pourrait permettre une reprise économique plus franche dans le pays et une augmentation significative des importations, notamment de maïs. Le Brésil enregistre des exportations record, confirmant les estimations de l’USDA lors des derniers mois. En France, le maïs a regagné en compétitivité par rapport au blé et son incorporation chez les fabricants d’aliment du bétail est en hausse.

Matières azotées

Soja : stabilité des prix

Les cours des tourteaux sont liés à la de-mande en huile de soja. L’EPA (Agence de Protection de l’Environnement Américaine) a revu les règles en matière de biocarburants avec l’approbation de l’huile de canola comme matière première faisant ainsi baisser la demande en huile de soja. Comme pour le maïs, l’assouplissement des contraintes zéro Covid en Chine pourrait rehausser la demande d’importation chinoise et soutenir les prix du tourteau de soja en ce début d’année.

Colza : conjoncture baissière

La demande s’est tarie fin 2022. Le prix de l’énergie toujours élevé malgré une légère baisse en fin d’année et le ralentissement général des activités pendant les fêtes de Noël sont les causes de cette baisse de demande. Pour la campagne 2022/2023, Stratégie Grains prévoit à la hausse la production européenne de colza, soutenue par une bonne rémunération de la graine. En tournesol, la future campagne pourrait aussi être en hausse, les producteurs français soutiennent la demande en semences.

Prix mensuels

Décembre 2022Moyenne (€/t)% en 1 mois
Blé Eure et Loir290,6– 6,0
Blé Ille et Vilaine305,7– 5,6
Orge Eure-et-Loir268,6– 4,7
Maïs Eure-et-Loir285,5– 9,5
Maïs Ille et Vilaine302,8– 9,5
Pois Eure-et-Loir381,4– 3,6
T. Soja Montoir562,6+ 2,5
T. Colza Montoir378,5– 1,6
T. Tournesol Lorient377,0– 4,6
Graine colza 569,6– 7,7
Son fin région Paris235,0– 3,5
Aliment tous porcs1417+ 0,2
Aliment IFIP1394+ 0,3
Céréales : Majorations mensuelles comprises.
T. de Soja et T. de Colza : rapproché, Tournesol : rapproché, Aliment tous animaux dans les élevages NE estimé par la GTE
1 Données du mois précédent

Indicateur de marge brute

Les prix des matières premières se stabilisent, influançant directement celui des aliments. C’est donc sans surprise que les indicateurs du prix de l’aliment porc charcutier et de l’aliment tous animaux affichent la même tendance : une très légère hausse de 1€/t en novembre. , impactant directement celui des aliments.

La marge sur coût alimentaire et renouvellement des naisseurs-engraisseurs poursuit sa baisse depuis 3 mois et atteint 1 214€/truie présente/an, en dessous de la moyenne de l’année 2022 qui se situe à 1 454€. 

La marge des post-sevreurs engraisseurs est de 7,7 € par porcelet entré en décembre.  

Indicateur de marge brute de l’élevage (€/truie)
Source : Ifip
Ce site utilise des cookies afin d’améliorer votre expérience utilisateur et de réaliser des statistiques d’audience.
J'accepteJe refuseEn savoir plus