L’édito de février
Le début d’année confirme une phase de transition pour les marchés porcins, marquée par un net affaiblissement des prix en Europe et des signaux plus contrastés à l’échelle mondiale. Le repli saisonnier des cours se prolonge, amplifié par un contexte sanitaire toujours pesant, tandis que la pression sur les marges reste forte pour les éleveurs, malgré une détente progressive des coûts de l’alimentation animale.
Du côté de l’offre, les volumes abattus se sont repliés sous l’effet des aléas météorologiques, mais l’équilibre sur le marché devrait se reformer peu à peu. À l’aval, le marché des pièces de découpe reste relativement stable malgré quelques ajustements en début de mois. La demande en viande fraîche demeure dynamique.
À l’international, les trajectoires divergent. Certains grands pays producteurs bénéficient d’un redressement des cours, porté par des fondamentaux plus favorables, tandis que d’autres connaissent des ajustements plus saisonniers. Dans ce paysage mouvant, les marchés européens restent sous tension, mais les signaux de consommation et de demande suggèrent des capacités de résistance qu’il conviendra de suivre attentivement dans les prochains mois.