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Matières premières : des marchés principalement guidés par les conditions météorologiques
En mai, les tensions géopolitiques ont été reléguées au second plan. A quelques semaines du début des récoltes dans l’hémisphère nord, les opérateurs concentrent désormais leur attention sur l’évolution des conditions de cultures et sur les perspectives de production chez les principaux producteurs et exportateurs.
Les perspectives 2026 maintiennent une certaine fermeté sur les prix des céréales
En mai, les prix des céréales ont principalement été guidés par les premières publications pour la récolte 2026. Sur le marché européen, le prix du blé a fortement réagi aux prévisions de l’USDA qui anticipent un recul de 24,8 Mt de la production mondiale, principalement sous l’effet de la baisse attendue aux États-Unis (42,5 Mt contre 54,0 Mt en 2025). Les conditions des blés d’hiver américains se sont encore dégradées, avec seulement 27 % des surfaces jugées « bonnes à excellentes », au plus bas depuis 1996. Côté européen, la production est elle aussi attendue en repli par rapport à 2025 (-6,1% / 2025) mais au-dessus de la moyenne quinquennale (128,8 Mt en 2026 contre 126,0 Mt en moyenne 5 ans). Sur Euronext, le blé s’est ainsi échangé à 207,8 €/t contre 196,0 €/t en avril.
Concernant le maïs, la baisse de production consécutive à la hausse du prix des intrants avait déjà été anticipée par les opérateurs, limitant la progression des cours de 209,5 €/t en avril à 219,4 €/t en mai. Aux États-Unis, l’USDA prévoit une récolte 2026 en baisse à 406,3 Mt (432,3 Mt en 2026) et un