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Matières premières : Les fondamentaux pèsent sur les marchés
En juin, malgré la dégradation des conditions de culture en Europe sous l’effet de la canicule à la fin du mois, l’impact sur les cours est resté limité jusqu’à présent. Les disponibilités mondiales sont encore confortables et la concurrence à l’export est forte, notamment en provenance de la mer Noire.
Céréales : Des perspectives de production rassurantes
Sur le marché européen, le blé a reculé de 2,1 % en juin pour s’établir à 203,4 €/t. Les perspectives publiées par l’USDA pour la récolte 2026 demeurent rassurantes, avec une production mondiale attendue à 820,1 Mt, soit un niveau supérieur de 2,4 % par rapport à la moyenne quinquennale. En mer Noire, la Russie et l’Ukraine devraient retrouver des volumes proches de ceux de l’an dernier, avec respectivement 88,0 Mt et 23,5 Mt. Dans l’Union européenne, la récolte se replierait de 7,5 Mt par rapport à l’excellente campagne 2025, tout en restant supérieure à la moyenne quinquennale.
Sur le marché américain, les cours du maïs se sont repliés de 8,2 % en un mois, grâce à des conditions météorologiques très favorables au niveau de la Corn Belt et sous la pression exercée par les récoltes sudaméricaines. La baisse des surfaces semées aux États-Unis apparaît finalement modérée, à -1,5 Mha, et la récolte 2026 est attendue au-dessus de 406,0 Mt. En Europe, le maïs résiste davantage, avec une baisse limitée à 2,1 % sur un mois, à 217,6 €/t. Si la production européenne devrait légèrement dépasser celle de 2025, à 57,5 Mt contre 56,8 Mt, elle resterait inférieure à la moyenne quinquennale, principalement en