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Matières premières : Le calme avant la tempête

Céréales
Face aux nombreux doutes qui pèsent sur l’avenir des accords commerciaux et des débouchés pour les matières premières américaines, les opérateurs se sont massivement positionnés à la vente, entrainant les cours des céréales à la baisse.
Cette déprime sur le marché américain s’est propagée sur le marché européen, faisant reculer les prix des céréales sur le mois de mars. La récente hausse de la parité euro/dollar – qui évoluait depuis plusieurs semaines à un niveau exceptionnellement bas – a aussi pesé sur les cours, rendant les origines européennes moins compétitives. Autre facteur de baisse, l’avancée des négociations entre la Russie et les Etats-Unis sur la situation en mer Noire qui rassurent les opérateurs, bien que les conditions pour un cessez-le-feu ne soient pas encore complétement réunies, la Russie exigeant toujours la levée des sanctions sur son commerce de céréales et d’engrais.
Sur Euronext, le blé a ainsi reculé de 8,4 €/t pour s’établir à 221,3 €/t. Le maïs a quant à lui perdu 3,8€/t pour atteindre en moyenne 212,4 €/t en mars. Cette baisse des cours en Europe ne suffit pas pour relancer l’export, notamment vers les pays-tiers, avec des volumes estimés à 3,2 Mt révisés à la baisse par FranceAgriMer (-5,9 %) par rapport à février, et en retrait de 68,7 % par rapport à la campagne 2023/24.
Matières azotées
Sur Euronext, les cours du colza ont d’abord suivi les prix du canola canadien et de ses dérivés, qui ont chuté en début de mois avec l’annonce de la fermeture