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Matières premières : Regain de volatilité et de fermeté sur les marchés des matières premières
Céréales : la hausse reste contenue par des disponibilités de fin de campagne conséquentes
Porté par l’escalade des tensions au Moyen-Orient, le prix du blé sur le marché européen est repassé pour la première fois depuis juillet 2025 au-dessus des 200 €/t, et s’établit à 203,5 €/t en mars (+5,5% en un mois). Le maïs a progressé plus fortement, atteignant 208,1 €/t en moyenne sur le mois.
Cette reprise des cours résulte d’une combinaison de plusieurs facteurs liés aux tensions au niveau de deux zones stratégiques : le détroit d’Ormuz et le Golfe persique. D’abord, la hausse brutale du prix du pétrole (+34% en un mois), a entrainé dans son sillage les cours des céréales et oléagineux. Ensuite, le prix du gaz naturel s’est accru à la suite des attaques visant les infrastructures énergétiques du golfe. Enfin, le prix des engrais a été tiré à la hausse par le blocage du détroit et la flambée du prix du gaz, facteur clé de leur coût de production.
Les hausses enregistrées des prix des céréales restent pour l’instant contenues par des disponibilités encore élevées chez les principaux exportateurs mondiaux. L’attention des opérateurs est désormais davantage tournée vers l’évolution des conditions de culture à travers le globe, déterminantes en cette période de l’année. À ce stade, les conditions de culture dans l’hémisphère Nord demeurent rassurantes.
Matières azotées : de multiples facteurs de soutien
Le complexe