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Point de vue : Nouvelles recommandations nutritionnelles américaines, le retour en force des protéines animales
Face à une crise sanitaire marquée par l’explosion des maladies chroniques, les États‑Unis revoient en profondeur leurs recommandations nutritionnelles. Les nouvelles directives, centrées sur les protéines animales et les aliments non transformés, rompent avec des décennies d’orientations plus végétalisées et suscitent un vif débat entre experts, filières et acteurs publics.
Une crise sanitaire qui pousse les États-Unis à revoir leur politique nutritionnelle
En mai 2025, l’administration Trump publie le rapport Make America Healthy Again (MAHA), qui dresse un tableau préoccupant de la santé publique. Selon le CDC 1, 40 à 45 % des décès prématurés liés à l’obésité, au diabète ou à certains cancers sont associés à l’alimentation. La situation est particulièrement critique chez les jeunes, dont près de 40 % souffrent d’une maladie chronique. Malgré quelques progrès dans les milieux favorisés, l’ensemble de la population reste loin des recommandations nutritionnelles.
Une évolution rapide des habitudes alimentaires
Les habitudes alimentaires évoluent toutefois rapidement. Les régimes riches en protéines — méditerranéen, flexitarien ou orientés contre l’hypertension — gagnent du terrain. Le mouvement Food is Medicine (FIM) défend l’idée qu’un régime adapté peut prévenir des maladies coûteuses et réduire les dépenses de santé.
Nouvelles recommandations nutritionnelles américaines : ce qui change concrètement
Début janvier, le ministre de la Santé Robert Kennedy Jr présente de nouvelles directives sous le slogan “Mangez de vrais aliments”, visant à coordonner la lutte contre l’obésité et les maladies chroniques. Elles encouragent la consommation d’aliments entiers plutôt que de produits transformés, de graisses dites saines et d’un apport protéique accru, tout en limitant sucres ajoutés et