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Marché du porc : une offre européenne toujours dynamique, des prix sous pression
En mai, le marché porcin européen reste marqué par une offre abondante et des cours sous pression. À l’international, le Brésil gagne en compétitivité tandis que la Chine poursuit la réduction de son cheptel.
Après plusieurs semaines de stabilité, le marché porcin européen reste marqué par une offre abondante, portée notamment par la hausse des abattages en Espagne et au Danemark. Dans ce contexte, les cours peinent à se redresser.
France : des carcasses plus lourdes renforcent l’offre
Au sein de la zone Uniporc, les poids de carcasse se sont légèrement redressés entre avril et mai (+270 g), en lien avec les nombreux jours fériés du mois de mai. Les carcasses restent par ailleurs nettement plus lourdes qu’en 2025, avec un écart moyen de +970 g sur les cinq premiers mois de 2026/25. Cet alourdissement contribue à renforcer l’offre de viande sur le marché français. Le nombre de porcs abattus en France progresse également : +1,0 % entre janvier et avril 2026/25, une tendance confirmée en mai avec une hausse de +0,7 % cumulée à fin mai en zone Uniporc. Côté prix, la cotation du MPF demeure inchangée à 1,434 €/kg.
Union européenne : une offre dynamique, des cours sous pression
Le marché porcin européen reste marqué par une offre abondante, portée notamment par la hausse des abattages au Danemark (+6,9 % sur les cinq premiers mois de 2026/25) et en Espagne (+3,4 %), tandis que l’offre demeure stable en Allemagne. Dans ce contexte, les cours peinent à se redresser.
En Allemagne, les abatteurs accentuent la pression sur les prix en réduisant les activités d’abattage. Les cours ont fortement décroché, avec une baisse de 10 centimes chez Tönnies en une semaine, une évolution inhabituelle à cette période de l’année où la demande est généralement soutenue par les grillades estivales. Le prix payé aux éleveurs allemands recule ainsi de 4,8 % entre avril et mai, de manière largement déconnectée des autres marchés européens. Aux Pays-Bas, les abatteurs ont suivi le mouvement allemand : les prix proposés ont chuté d’une dizaine de centimes début mai avant de se stabiliser.
À l’inverse, en Espagne, la cotation de Mercolleida est finalement sortie de sa longue phase de stabilité, enregistrant une légère remontée fin mai, prolongée début juin. Sur un mois, le prix moyen payé aux producteurs espagnols reste toutefois stable.
Au Danemark, le prix de Danish Crown demeure inchangé depuis sept semaines, après une remontée fin avril. En un mois, le prix moyen perçu par les éleveurs affiche une légère hausse mensuelle (+1,2 %).